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Lettre a mon cheval par Adeline Cancre

La relation cheval cavalier

 

Lettre ouverte à notre ami, le Cheval !

 

Cette newsletter est une Tribune ouverte à tous, et sur tous les sujets,
pour l’intérêt du Cheval et de ses passionnés.

 

 

 

Génial (++) - Bien (+) - Pédagogie (-/+) - Bof (-) - Oups (- -)

 

DERNIERE MINUTE

L’actualité du mois est riche et enchevêtrée, je souhaite qu’elle aboutisse  pour les passionnés. J’ai hâte de suivre l’avenir, car aucune de mes expériences passées ne m’ont préparée à entrevoir des résultats positifs, pour l’intérêt collectif, avec les moyens développés actuellement. Je poursuivrai donc ma démarche de démêler les sujets argumentés. Si vous êtes passionnés par la filière, peu des sujets qui suivent sont à écarter de votre lecture, car tout se tient comme je m’évertue à l’écrire depuis novembre 2011…

 

2. CoupS de cœur (++)

3. Flop (-) … Top (+)

4. Dons (++)

5. Ecole Du Débutant & Cours collectif (-/+)

6. La FFE s’interroge sur la baisse des licenciés (+/-)

7. « Lamotte, creusé de champions » (-/+)

7 Bis . Serge Lecomte donne des leçons ! (--)

7 Ter. Enfin la fin du BLUP (++)

8. Aidez-nous à comprendre la SHF (-/+)

10. Aide pédagogique (++)

11. Le savez-vous ? (++)

12. Sélection sur la performance (++)

13. Des émotions plein les yeux (++)

14. Stages & Formateurs BPJEPS (++)

14. Résultats du PMU (-/+)

15. Courses & Sports équestres : 3

16. Zoom sur Thierry Jarnet & Trêves (++)

17. Influence du père de mère & Placenta (++)

 

 

 

2. CoupS de cœur (++)

par Adeline Cancre (Tout public)

 

1. Mon premier coup de cœur de novembre concerne le trot attelé qui se démocratise, peu surprenant à l’observation de la dynamique du Trot français. Si la FFE l’a reconnue en 2008 comme 33ème discipline fédérale, l’organisation se structure maintenant autour de quelques clubs dont j’ai eu l’occasion de visiter le plus proche de Paris aux Molières, village limitrophe aux départements du 78 et du 91 : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=110
Une antenne se trouve à deux pas de Deauville – Trouville.

Cette petite enquête menée sur les hippodromes Deauvillais  en août montre l’importance d’associer la promotion des disciplines auprès d’un large public passionné du cheval : http://www.larelationchevalcavalier.com/File/enquete_hippodromes.pdf

 

2. Second coup de cœur, voltige en France et polo à l’international
Parlons voltige dans une ambiance familiale et dynamique, la discipline se développe depuis une année autour de Pirate et d’Aurélie : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=14,
Voltige tour de chauffe pour tous : http://youtu.be/9W5xGjT5z6I
Des plus jeunes : http://youtu.be/6kiGdm659js
Au galop : http://youtu.be/NJuZTDa4kOk

Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la voltige avec ses différents ateliers est aussi l’actualité du Centre Equestre de Compiègne :
Pour les jeunes : http://youtu.be/lV8Luk3Izd4
Et les plus expérimentés : http://youtu.be/j3Ow1vkWlbo

 

L’équitation aurait beaucoup à gagner sur la qualité de l’enseignement des débutants pour ainsi développer des adresses plus spécialisées… Une amie, fan de polo m’a communiqué ce mail : « Voilà pourquoi ils sont meilleurs, les X minis jouent au polo et ils ont moins de 7 ans :
http://www.aapolo.com/blog/menores-en-martindale-2013 »
C’est sûr qu’à 7 ans en France, actuellement, les mains sont plutôt au niveau de la poitrine, les épaules vers la queue et les pieds au niveau des épaules du shet, comment entrevoir la tenue d’un maillet ! Pourtant, il serait si facile de leur généraliser une position de pro en 10 leçons (à partir de 4/5 ans)…
 

3. J’ai passé 20 jours en Picardie et visité 14 établissements équestres, depuis de petites entités à de plus importantes structures, 90 % restent à l’affût des petits plus pour simplifier la vie de leurs cavaliers. Deux avaient seulement vu mon passage en 2012. Tous ont été concernés pour apporter une meilleure approche aux débutants même si certains à la vue de la qualité de leurs Galops 1 sont proches de la perfection. Bonne nouvelle, ils n’ont rien inventés, mais ont su assimiler le meilleur de l’animation. Ils font de la résistance face à la concurrence, le changement est attendu !
Je vais ensuite prendre la direction du sud, car ces neuf prochains mois doivent me permettre d’approcher véritablement les régions de Nice à Bordeaux, mais déjà plus de 50 nouvelles adresses m’ont été communiquées pour l’année prochaine qui  se cantonnera plus cette fois-ci à la moitié nord de la France. Merci de m’avoir ouvert vos portes et félicitations à tous.

En 12 mois, j’ai visité plus de 140 établissements équestres des plus petites aux plus grandes structures, d’inégales valeurs pédagogiques, la taille ne certifiant de rien. Avec simplement quelques astuces et une méthode du débutant collective et individuelle, il serait facile d’élever le niveau français s’y largement décrié. L’approche doit se faire à l’intérieur des établissements. En effet, c’est au pied du mur qu’on voit le maçon et dans ces conditions de terrain, l’aide est véritablement efficace et rapide. Cette approche devrait bien sûr être gratuite, la FFE a les moyens et c’est un devoir, car on ne peut pas confier des enfants sans contrôle de l’enseignement, c’est le rôle d’une fédération.

 

4. Proche de la région Ile de France, la dernière adresse visitée en Picardie a comme spécialité adressée aux petits : l’équifun dont Mathilde Vantroys attend de la FFE deux niveaux évolutifs (refusés car les enfants doivent passer au CSO !), le hunter, le dressage, le CCE, la voltige, le TREC voire l’endurance (hors saison CCE), mais ne veut pas entendre parler du CSO « en vrac » ! Nous applaudissons aussi la formule « 2 heures » proposant « soins aux écuries + équitation », hors jeunes enfants : 1 h. La structure propose aussi un superbe cross sur 5 ha (Club Elite – Am1 – As2), le tout nouveau manège (60 x 20) et un élevage de Dartmoor (dont les premiers sujets ont été importés en 1946 par sa grand mère). Les moniteurs doivent donner l’exemple, ne pas fumer, boire… au contact des enfants : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=127

 

 

3. Flop (-) … Top (+)

par Adeline Cancre  (Tout public)


COURSE SANS GAGNANT !
http://www.equidiavideo.fr/Courses/1EREARMEE2

 

FLOP TOP

La complexité où se trouve la filière rend indispensable l’offre distinctive des bons rapports qualité/prix… Cependant, il est sûr que rien n’aide à y réussir car la recherche de personnels qualifiés est devenue extrêmement complexe, et quelque soit le profil ! En tout cas, je reste admirative de ces Pros qui se battent pour soutenir l’approche qualitative pour l’intérêt collectif. La rareté de l’offre va revaloriser les salaires, et donc grâce à cet effet positif, les travailleurs passionnés vont voir l’intérêt de faire « différemment » en se rapprochant des bonnes structures.

 

Je sais que beaucoup de président de CRE cherchent à sortir discrètement la filière de la médiocrité orchestrée par la FFE ! Il me semble que vous devriez mettre en place un statut de stagiaire où les BPJEPS - qui apprécient leur métier - mais qui se sentent pauvres devant les résultats qualitatifs obtenus, pourraient être formés gratuitement par de véritables bons tuteurs pendant 2 mois, car ils présentent  d’excellents cours de débutants*. Deux voire même un mois, c’est suffisant pour copier, puis, les stagiaires redonneraient deux ou un mois de leur temps pour la qualification enfin acquise… Par la suite, ils seraient mieux payés , car mon expérience me fait penser qu’un centre équestre a tout à gagner de faire des cours simples et structurés.

*Pour apprendre à faire de bons cours de débutants, il suffit d’observer de bons cours de débutants et d’échanger avec des personnes qui savent les structurer et les rendre évolutifs, elles sont rares et c’est le mal de la filière ! La suite n’est que la conséquence…

 

 

FLOP

J’ai assisté à la préparation d’un étalon de 3 ans pour la finale de St Lô, déjà présenté à 2 ans. Les débuts de la séance commencent top. Le cheval se détend aux deux mains, présente des allures souples, déliés, bonne tête…

Réflexion : A-t-il le sang, la niac, de ce que réserve l’avenir d’un performeur qui mériterait de rester étalon ? A l’obstacle, je me réjouis car le cheval se dynamise. La séance est parfaitement menée, en tout cas j’aurais fait la même chose.
Observation : L’élévation du garrot ne s’effectue pas, le garrot se fige sur un petit oxer large, le cheval ne tire pas ses antérieurs et leurs passages se font en accélérés ! Les barres se verticalisent et montent, le cheval ne prend aucun recul et se casse dans le planer. Il stabilise ses foulées sur un oxer plus gros, mais se contorsionne car l’étirement des antérieurs est impossible.
Réflexion : Il se fait peur et mal, je vais baisser les barres.

J’imagine, l’objectif de St Lô en tête, le Pro monte les barres. Le cheval pile deux fois pourtant dans le bon abord et la stabilisation de l’allure, l’attitude d’attendre un super saut. Le pro baisse d’un trou et fait franchir l’obstacle, la chambrière aux fesses.

La suite, je ne sais pas car j’ai détourné mon attention ayant compris les raisons du comportement de ce cheval. Je confirme le mal qu’engendre ces préparations d’étalons, contestées. J’ai aussi compris pourquoi ce pauvre kiki prenait du stress en sautant avec un style jamais observé à ce jour !
Je reconnaîtrai ce cheval entre mille, si jamais je devais le revoir, je vous promets de vous informer de son évolution sous la selle... En tout cas, ce chic cheval cadencé castré et préservé montrerait beaucoup d’intérêt à la commercialisation.
 

TOP... FLOP

Echangeant avec une direction d’un centre équestre qui a investi dans une structure complète, associant la fabrication allemande (aménagements extérieurs) et la fabrication française (aménagements intérieurs), la différence est significative. D’un côté, les travaux se sont déroulés à l’exactitude des prévisions et le chantier livré en 15 jours. De l’autre, dès le début, la livraison du faux sur mesure, l’attente de la fabrication sur mesure, les emplois temporaires non aguerris au travail… dur dur la France !

 

TOP
Open Tour de Picardie, la préparation au CSO par le hunter, un engagement deux parcours, un challenge hivernal pensé par Marie-Christine de St Vaast: http://www.equi-picardie.com/

 

FLOP : Habillez l’un en déshabillant l’autre, quel fichu comportement français
JDG 15/10/2013 par Mayeul Caire :

LE MAIRE, LE RAPPORT ET LES DEUX HIPPODROMES

Après avoir auditionné le sénateur Ambroise Dupont (auteur du rapport éponyme sur l’avenir des courses) à l’Assemblée nationale, le député de Maisons-Laffitte Jacques Myard a publié un communiqué. Dans sa première partie, le texte est plutôt convenu : France Galop peut faire des économies, mais pas à Maisons-Laffitte. Un peu plus loin, il change de ton : « [Les membres du Groupe Cheval] ne sauraient cautionner un projet de prestige qui, au-delà d’un coût exorbitant et déraisonnable à un moment où il faut faire des économies, va mettre en

péril toute la filière du Galop. Il est urgent de reconsidérer le projet de Longchamp et de s’en tenir à des travaux de réhabilitation compatibles avec la situation économique. Les termes de ce communiqué ont été approuvés par la quasi-totalité des membres du groupe Cheval. Le groupe Cheval de l’Assemblée nationale comprend 65 députés. » Si l’on résume ce paragraphe en une seule formule, en associant les dernières phrases entre elles, on arrive à la conclusion suivante : environ 60 députés (la quasi-totalité des 65) s’opposent au nouveau Longchamp car la filière n’a pas les moyens de le financer. Habile construction syntaxique, car en réalité, seuls trois députés (dont Jacques Myard) ont auditionné le sénateur Dupont. Trois sur soixante-cinq… Le problème pour Jacques Myard, c’est que cette information sur le nombre réel de députés présents s’est rapidement ébruitée. Du coup, alors que dans le

premier communiqué envoyé ce week-end, il était question de la « quasi-totalité des membres du groupe Cheval », un second communiqué envoyé ce lundi fait état d’une « dizaine de députés ayant participé ou ayant été représentés » (ce qui ne contredit en rien le chiffre de trois, lequel correspond bien au nombre de députés présents en personne) et d’une « trentaine ayant donné leur accord au texte diffusé »… (sic) Une trentaine (c’est-à-dire plus ou moins trente), cela ne semble pas mathématiquement être la « quasi-totalité des membres du groupe Cheval » soit 65 personnes !

Dans cette même veine assez éloignée de la réalité, le groupe Cheval fait une description du projet de Longchamp tout à fait orientée. Que l’on soit pour ou contre, personne ne peut dire

que la construction d’un nouvel écrin dans le bois de Boulognese résume à un « projet de prestige ». Sinon, pourquoi la Fédération française de tennis dépenserait-elle 340 millions pour agrandir Roland Garros (qui ne sert pourtant qu’une  fois par an) ? Les tennismen sont-ils si avides de "prestige" ? Non : ils ont simplement intégré l’idée que l’impitoyable

concurrence en matière de loisirs exige une enclave digne de ce nom.

Enfin, le texte affirme que le coût du Nouveau Longchamp « va mettre en péril toute la filière du Galop », alors que le projet est financé en grande partie par des réserves spécialement constituées par France Galop. Myard menace même, dans son second communiqué, de prendre à témoin le peuple de France. Pas très fair play de la part d’un partenaire de longue date de l’Institution… Jacques Myard veut sauver Maisons-Laffitte, ce qui n’est pas critiquable en soi. Mais on n’habillera pas un hippodrome en déshabillant l’autre… et on ne rendra pas service à notre sport en hypothéquant une partie de son avenir. Personnellement, je ne suis ni pour ni contre le projet dessiné par le cabinet Perrault. Je pense simplement trois choses. La première, c’est que Longchamp date de 1965, ce qui en fait le "grand stade" le plus vétuste de France. La seconde, c’est que les autorisations ont été difficiles à gagner du côté de la Mairie de Paris et que si l’on change le projet, il faudra redemander des feux verts… qui risquent d’être encore plus difficiles à obtenir sur fond de guerres prémunicipales. Enfin je préfère que le Nouveau Longchamp se décide à France Galop plutôt que dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Je ne vous oblige pas à partager mon point de vue, mais les entrepreneurs me rassurent plus que les législateurs.

 

 

TOP

L’aspiration du fumier : http://youtu.be/n-qD-1bzrfI

 

 

TOP
La distribution du foin et de la paille grâce à un chariot électrique : http://youtu.be/t4lIMNuQhqI

 

 

FLOP FLOP… FFE 

Certaines formations, au moins une du nord de la France, valide le Galop 7 à l’élève BPJEPS au début de sa formation : 

AC : « Mademoiselle, vous trouvez vous du niveau d’un Galop 7 ? »
- « Non » !

 

Machiavélique système… et son organisateur veut se voir convier à la table sélective des courses (Cf. point 7 bis) !!!

 

TOP

ANIMALPUREAIR

JDG : une technologie de purification d’air appliquée aux chevaux, qui a déjà fait ses preuves

chez les humains : le tennisman Rafael Nadal et les footballeurs du Real Madrid l’utilisent déjà au quotidien.

En deux mots, animalpureair est un système de filtrage de l’air pour optimiser la récupération physique et la performance sportive. En mettant à la disposition du cheval un air de la plus grande qualité, cela l'aide à développer toute sa puissance génétique et sportive. Animalpureair facilite la récupération après l’effort, améliore la performance sportive et contribue à un état de santé optimal. De même que pour les hommes, l’air que respirent nos animaux est chargé de particules nocives pour la santé qui entravent la performance et la récupération sportive.

Le système innovateur d’animalpureair, grâce à sa conception et à sa technologie exclusive développée par Zonair3D, alimente le box en air propre, un air sans particules, sans pollution chimique et sans agents pathogènes. Il associe le filtrage total en trois étapes, un débit d’air contrôlé qui garantit le renouvellement optimal et une conception de distribution de l’air qui facilite sa circulation à l’intérieur du box.

Les études réalisées chez les vétérinaires ont mis en évidence que l’utilisation d’air purifié sur les animaux a des effets très positifs sur la prévention des maladies aérogènes, le rendement et la récupération sportive : diminution de l’acide lactique, diminution de la glycémie, amélioration de

l’inflammation des voies aériennes, de l’obstruction des bronches et des rhinites, amélioration des symptômes dyspnéiques et des palpitations, amélioration des états de fatigue,

faiblesse, douleur musculaire et épuisement, ainsi que prévention du risque de contagion des maladies aérogènes dans l’espace filtré.

L’application est simple. Il suffit de mettre le système animalpureair dans le box ou dans le transport, sans masque ni appareil supplémentaire et gênant pour le cheval. On peut l’appliquer aussi bien avant, qu’après l’exercice ou même pendant des périodes prolongées. En fonction de

l’utilisation, sportive ou thérapeutique et préventive, la règle peut varier, mais c’est aussi simple que de mettre le cheval dans le box. Plus d’informations en cliquant ici :

http://animalpureair.com/

 

TOP

Le restaurant gastronomique « A Gouyette » (menus à partir de 35 euros) à St Germain les Morins (77) : commencez par le champagne à la rose, Le Baccarat…. Finissez par le moelleux à la pistache. La réservation est conseillée car les 35 couverts sont rapidement attribués. Amandine et Christophe Chapel : 01 60 43 87 12.

 

TOP

France Galop invite tous les propriétaires, ayant présentés un partant dans une course d’obstacle au cours de la saison, samedi 2 novembre lors d’un grand déjeuner à l’occasion des 48h de l’obstacle à Auteuil… 600 avaient répondu présent en 2012. Belle initiative orchestrée depuis 2005.

 

PAS TOP

Un Foyer de Gourme confirmé dans la Vienne

 Pour plus de renseignements et consulter toutes les alertes, connectez-vous sur le site du RESPE : http://www.respe.net/alertestoutes

 

 

4. Dons (++) 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Si vous payez des impôts, c’est le moment de faire un don. Il sera attribué à un centre équestre reconnu par l’Association, à proximité de votre lieu de vie, afin de faire découvrir l’équitation à un enfant défavorisé et/ou en difficulté scolaire, plutôt garçon, de 9 à 10 ans, dans l’intention de relancer l’ascenseur social dans la filière. La motivation est une qualité qui se développe jeune auprès de personnes passionnées et compétentes :

http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Accueil/qq_explication_don

 

 

 

5. Ecole Du Débutant & Cours collectif (-/+)

parAdeline Cancre  (Tout public)

 

le 13 septembre, j’ai repris la route pour un nouveau tour de France des centres équestres et poney-clubs en France. En 2012, j’en profitais pour présenter une méthode Ecole du Débutant à la longe en alternative aux cours collectifs. En 2013 - 2014, la méthode Ecole Du Débutant – Cours collectif est l’actualité. Elle ne sera disponible qu’en 2014, car un résumé sous forme de BD y sera associé. Cela prend encore plus de temps de créer cette animation que de poser des mots sur le papier :

http://www.larelationchevalcavalier.com/File/EDD_collectif.pdf

 

 

 

6. La FFE s’interroge sur la baisse des licenciés (+/-) 

par Adeline Cancre  (Tout public)

 

« La FFE s’interroge sur la baisse des licenciés. L’afflux spontané de nouveaux cavaliers ralentit, la crise… Les pistes à explorer vont dans deux directions : mieux s’adresser aux cavaliers potentiels et mieux fidéliser les entrants. La première idée est de prospecter les publics que nous n’avons pas en masse. La seconde est de travailler la fidélisation par la diversité des activités de manière à toucher davantage de cavaliers [en rendant l’équitation plus accessible aux personnes de plus de 15 ans, amateur de cheval].»

 

L’objectif pourrait être de faire mieux plus rapidement c’est à dire à moindre coût ? Dans ces nouvelles dispositions, nous pourrions espérer que la qualité de l’enseignement soit revue à la hausse car j’imagine que la FFE ne va pas demander de baisser le prix des cours avec la hausse de la TVA en entourloupant plus le passionné ? Pas sûr, vu la suggestion du programme des six cours...

 

Pour l’instant, l’offre nationale promotionnelle « Equitation pour Tous » me laisse sur ma faim car l’objectif serait de rendre l’équitation moins physique à appréhender. Mais, comme le développement des cours est à la charge des structures, je ne sais pas comment le résultat peut être différent avec un savoir faire qui a précédemment créé la problématique, l’évincement de la clientèle adulte ?  Comme j’ai souvent rapporté, vous voyez la qualité d’un établissement équestre en regardant l’équilibre des clientèles enfant et adulte…

Par ailleurs, paraît-il, la promotion est réservée aux clubs labellisés FFE où beaucoup de bons enseignements sont écartés… A suivre !

 

 

 

7. « Lamotte, creusé de champions » (-/+)

par Adeline Cancre (Tout public)

Je me suis sentie assez concernée par l’émission Equi Vox « Nouveaux galops, nouveaux monos… ». J’ai observé l’équipe du « creusé de champions » sous la coupe de Lecomte et le « creuset de champions » de la Coupe d’une équipe France.

Histoire drôle : j’étais sur les terres où j’ai appris toute la technique, simple, conviviale et hautement pédagogique*, qu’aujourd’hui je revendique comme accessible à tous la transmission des notions élémentaires : ajustement des étriers et des rênes, équilibre sur les pieds/couloir des rênes, contact/propulsion, rectitude/cadence/équilibre du cheval.
* Si aucune personne ne m’a formée à l’enseignement, j’ai toujours été à proximité de grandes compétences, puis aguerrie au marketing et au management.

La seconde équipe, l’équipe connue, m’a fait plaisir à écouter. Bien sûr, mon expérience du terrain confirme plutôt plus que moins ce qu’ils ont soutenus. Quant à la seconde équipe, si leurs nez s’étaient allongés à chaque bobard, nous aurions au moins pu rigoler de bon cœur…

Donc, bien évidemment si la filière est à ce point déstabilisée par sa base, la faute revient à la FFE (malgré le travail de structuration réalisé). Ce job est fait, retour aux compétences pédagogiques et sportives, démocratisons enfin l’équitation. Créons une méthode pour rendre l’équitation à la portée de tous sur une ou deux années (à partir de 5 ans et en fonction de la maturité physique. Pour les baby cavaliers, la méthode Rabouan existe et enthousiasme ses utilisateurs). Le développement de toutes les disciplines explosera car d’une certaine manière, elles souffrent de candidats progressivement éduqués. La passion oblige la transmission culturelle… Les bases seront contrôlées dans la joie et la bonne humeur de toutes les parties. L’objection de prix est TOUJOURS une objection d’insatisfaction… Dernièrement, j’entendais en cours débutants « feu vert…. Tchou tchou tchou… feu rouge… les crocodiles qui vont manger les poneys… », les cours d’équitation font aujourd’hui la promo de l’automobile*, du zoo et de la SNCF (des enfants avaient 7/8 ans et démontraient une position à poney déplorable, alors qu’à cet âge en 2 leçons, ils peuvent montrer l’image de petits anglais) ?! Le minimum serait au moins de concevoir des paroles autour de la culture du cheval, de l’équitation…

* Au sujet des formations BPJEPS, j’ai passé 24 h avec un de mes anciens employeurs, technicien pilote essayeur free lance, journaliste, la crème de la crème dans la technique automobile de voiture de rallye (liaison au sol) : « La formation BPJEPS automobile vient d’être stoppée car elle a trop produit de diplômés sans véritable débouché. Par ailleurs, l’expérience démontre que ces jeunes n’ont pas reçu la formation requise, soit pour organiser un événement au sol, soit pour promulguer des conseils de pilotage. Ils se pensent pilotes et percutent les rails de sécurité… La formation était au prix de 15 à 18000 euros versés par les candidats. Sans aucune expérience technique, les élèves sont devenus des victimes du système. ».
Le contenu des programmes conçu à la base par une école de pilotage, ont été repris et modifié par la fédération. Le récalcitrant s’est vu attribuer un territoire à la formation de BPJEPS et hop, le commerce s’est développé sur la médiocrité. Cependant, une voiture, qui va dans le décor, a un système d’acquisition de données intégré, la boite noire, qui permet d’attribuer les responsabilités… au contraire du poney ou du cheval. J’étais bien loin de penser qu’ à l’occasion de ces retrouvailles , nous parlerions de formation BPJEPS !!!
L’escrime a subi un nouvel échec aux dernières échéances internationales, cette fois-ci total. Depuis des générations, cette discipline était la plus grande pourvoyeuse de médailles françaises à chaque rendez-vous international ! Un « coup d’état » avait changé la présidence à l’occasion du changement des formations… L’ancien état d’esprit a repris le flambeau : « Tout est à reconstruire. » ! Ce n’est pas le cas de notre FFE, qui est maintenant structurée, mais c’est sûr qu’il est grand temps de simplifier et de hiérarchiser les programmes pour éduquer simplement les candidats actuels afin qu’ils puissent vivre de leur passion et être fiers de leur situation… En 2010, on m’avait parlé du tennis, c’était guère mieux !

 

7 Bis . Serge Lecomte donne des leçons ! (--)

AC : Au delà de l’intention portée au Sport qui pourrait paraître bonne de la part d’un président de la FFE, il est impressionnant de constater l’opportunisme à critiquer le travail des autres institutionnels lorsque l’on connaît sa responsabilité dans l’état actuel de la filière du Cheval. La politique fédérale « fabrique les nouveaux cavaliers » au taux astronomique de 55 % d’abandonnistes, la première année - moyenne nationale – dont l’ensemble de la filière porte les conséquences ! C’est quand même l’Homme qui fait le Cheval et les Plans de Formation du Cavalier et des BPJEPS sont aussi du ressort de SL. Le moins que je puisse conclure, c’est qu’il ne manque pas de joute verbale… « sa devise » !

 

Etienne Robert : « A la faveur du rapport du Comité stratégique des courses rendu dernièrement au Premier ministre (et à sa demande), Serge Lecomte, président de la FFE écrit (lui aussi) au ministre de l’Agriculture pour lui faire part de son point de vue sur le Fonds EPERON et son utilisation. Il met le doigt sur l’inefficacité d’un saupoudrage maintes fois dénoncé mais toujours d’actualité et donne du coup sa vision du fonctionnement de la filière, de toute la filière, de l’élevage à sa finalité, la compétition. Le discours est nouveau et ne manque ni de lucidité, ni de pertinence. Certains de ses points de vue se recoupent avec ceux exprimés par Luc Tavernier dans sa tribune.
Après la publication de ce courrier, au cours d’un entretien publié ci-dessous,  Serge Lecomte revient sur sa vision du monde du cheval. Transformer le piéton en cavalier, c’est sa devise. Il le répète dans une de ses réponses « fabriquer de nouveaux cavaliers qui sont potentiellement des acheteurs ». Oui mais... à condition de les former à la compétition. C’est là aussi que réside une des racines du marasme économique, une spécificité bien française puisqu’ailleurs, en Allemagne notamment, le marché ne se porte pas mal.
Une chose est certaine, le modèle économique de la maison cheval est fragilisé, dans les courses comme dans le sport. La progression du nombre de licenciés marque le pas. Des bouleversements sont à venir. »

 

« La compétition est un levier majeur, toutes les aides disponibles doivent y être consacrées »
C’est la première fois qu’on vous entend aussi clairement parler d’élevage et de valorisation. Considérez-vous que ce soit à  la Fédé de jouer le rôle de société-mère du cheval de sport ?
« Il n’existe de « société mère du cheval de sport » que la forme.
Une mère, ça donne du lait. Dans le monde du cheval de sport, ce n’est hélas pas le cas. Vouloir faire comme les sociétés de courses relève de l’utopie.
Les courses vivent par l’industrie du jeu, alors que les sports équestres relèvent du sport qui tient sa crédibilité de ses bienfaits en matière de santé publique ».

 

Vous parlez d’invendus, conséquence d’un saupoudrage d’aides à fin d’animation. Est-ce là la raison du malaise que traverse le commerce actuellement ?
« Depuis 50 ans qu’est pratiquée cette politique, les logiques anciennes de saupoudrage devraient produire des résultats positifs. Or le marché des chevaux de sport connaît des difficultés.
Force est de constater que toutes les formes de valorisations existantes fonctionnent souvent en circuit fermé entre les éleveurs, les cavaliers professionnels et quelques marchands de chevaux.
C’est plutôt un circuit d’animation du monde de l’élevage qui a créé une succession d’intermédiaires commerciaux qui veulent tous prendre leur part.
Cela fait baisser les prix en amont et les augmente en aval.
C’est le bon moyen pour dissuader la grande majorité des acheteurs potentiels. 
Si ce schéma peut se justifier pour les meilleurs produits, il est contre-productif pour tous les autres ».

 

Quelles sont les alternatives auxquelles vous pensez ?
« La commercialisation tient moins aux épreuves dites de valorisation, qu’à fabriquer de nouveaux cavaliers et passionnés du cheval qui sont potentiellement les acheteurs de demain.
De plus en plus de jeunes chevaux sont engagés sur les circuits FFE dans les Divisions Club et Amateur. Ces jeunes chevaux sont achetés par des cavaliers en dehors des circuits de compétition marchands. Il y a une forte demande de leur part pour un classement de ces jeunes chevaux entre eux. Cela démontre que la demande de développer des animations spécifiques pour les jeunes chevaux est une réalité et qu’un jeune cheval peut passer très tôt de l’élevage vers son utilisation, sans s’égarer dans les méandres marchands ». 

 

La SHF a-t-elle raison quand elle fait, dans le contexte actuel, de la commercialisation une de ses missions prioritaires ?
« La SHF s’emploie à trouver des initiatives pour dynamiser le marché du cheval. C’est compliqué à réussir, surtout que ceux-là mêmes qui lui demandent des actions, n’hésitent pas à les contourner à la première occasion. On ne peut pas décider à la place de l’acheteur qui doit d’abord y trouver son compte et qui a le dernier mot.
Les opérations de vente sont bonnes quand elles satisfont vendeurs et acheteurs. Elles ne doivent pas être plus
coûteuses qu’elles ne rapportent, elles doivent être en phase avec la réalité économique sans les artifices des bonnes intentions ». 

 

Quels sont les leviers qui pourraient fonctionner ?
« La demande doit tirer l’offre, et cette demande existe par le développement du nombre de cavaliers, d’une part, et en proposant des activités d’animation de toute nature, d’autre part. La compétition est un levier majeur, toutes les aides disponibles doivent y être consacrées. Seule la compétition apporte une vraie plus-value au marché du cheval de selle. C’est en encourageant l’utilisation du cheval sous toutes ses formes et en encourageant la compétition et ceux qui gagnent que les producteurs trouveront davantage de débouchés pour leur élevage ».

 

Comment la filière doit-elle être aidée ?
« Ce sont les résultats dans les compétitions sportives qui produisent de la valeur. Soutenir les meilleurs couplesles aide à réussir et à donner de la valeur aux chevaux. L’ensemble de la filière s’en trouve gagnant, depuis l’éleveur jusqu’au propriétaire et l’écurie. C’est exactement ce que fait le monde des courses hippiques : Ils récompensent les gagnants ! 
Soutenir les organisateurs, les cavaliers et les propriétaires, voilà la cible et la meilleure façon de choisir les destinataires des aides. Il faut soutenir ceux qui réussissent dans les épreuves et les circuits identifiés comme significatifs ». 

 

La Fédé prépare-t-elle une OPA sur la filière ?
« Les administrateurs de la fédération sont tous des observateurs et souvent des acteurs éclairés de tout ce qui concerne le cheval. Nos observations et nos constats sont une simple expression guidée par le bon sens en sachant bien qu’il est plus aisé de dire que faire ».

 

Comment voyez-vous l’évolution des institutions de la filière ?
« Après avoir cherché les bonnes solutions d’existence, le secteur élevage est toujours dépendant financièrement et se retrouve de fait avec un avenir compliqué. Il doit s’engager vers d’autres voies, d’une part, se regrouper dans une vraie « filière professionnelle » qui vit par ses adhérents et conforme aux textes réglementaires de l’agriculture, et, d’autre part, rassembler tout ce qui concerne la préparation et l’animation sportive des cavaliers et des chevaux sous un seul organisme.
Pendant plus d’une décennie les pouvoirs publics se sont obstinés pour unifier les différentes composantes de l’équitation au sein de la fédération, ils ont rassemblé dans un même établissement public les Haras Nationaux et l’Ecole National d’Equitation. 
En ce qui concerne l’élevage, le travail n’est visiblement pas terminé ! » Propos recueillis par Etienne Robert

 

 

Lettre du président de la FFE à Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture

Monsieur le Ministre,
La Fédération Française d’Equitation a eu connaissance du rapport du Comité stratégique des courses hippiques intitulé « filière hippique: réformer pour pérenniser un modèle d’excellence » .
Ce rapport concerne les courses hippiques mais également les sports équestres, notamment à travers le Fonds EPERON.
Nous sommes à ce titre surpris de ne pas avoir été associé aux points concernant le domaine sportif, alors qu’il concerne en premier lieu la FFE placée sous tutelle de votre ministère et du ministère des sports.
Le contexte économique actuel impose une concentration des moyens vers des actions génératrices de compétitivité [LOL]. Dans le domaine des chevaux de sport, c’est indéniablement l’organisation des compétitions et les cavaliers qui y participent qui créent la seule plus-value possible pour l’élevage français .
La compétition est en effet le seul moteur qui permette aux éleveurs d’inscrire leur production dans une véritable logique économique.
La réussite sportive d’un cheval valorise son naisseur, son éleveur, son cavalier, son stud-book, son pays. Cette valorisation rejaillit sur ses ascendants, descendants, et collatéraux. Elle permet à la filière cheval de vivre, à la
France d’exporter l’excellence de sa production et à notre élevage de se maintenir parmi les plus performants du monde.
Si votre ministère souhaite soutenir l’élevage des chevaux de sport en France, c’est au niveau des organisateurs d’événements sportifs et des cavaliers de compétition équestres et en particulier les compétitions internationales que son intervention sera efficace.
Une aide financière saupoudrée à des fins d’animation de la filière à un cheptel hors cible ne peut générer qu’une production d’invendus qui décourage ses acteurs. Cela reviendrait à subventionner l’élevage de chevaux de courses en ne consacrant aucun gain aux propriétaires et jockeys des gagnants.
J’ai l’honneur par la présente de vous solliciter pour orienter clairement le fonds EPERON vers les organisateurs, cavaliers et propriétaires de chevaux de compétitions équestres afin d’obtenir le maximum d’effet d’entraînement et d’efficience des aides consacrées au cheval. Cela aurait une véritable cohérence de solidarité entre le monde des courses et celui des sports équestres.
Je me tiens à votre entière disposition pour développer ces questions avec votre cabinet et avec vous-même. »

 

AC : La filière des courses est dans la panade principalement à cause du manque de petits propriétaires, qui venaient depuis des générations du flux ascendant créé par la filière des sports équestres, et le rémunéré veut se joindre à la table du rémunérateur. Après avoir joué la carte unique des centres équestres pour le maintien de la baisse de la TVA… le Sport a encore bon dos ! JDG du 31/10/12 : « La Cour de justice européenne a condamné quatre pays dont l’Irlande pour avoir appliqué illégalement le taux réduit (trois autres Pays ont abandonné ce taux avant d’être condamnés). Or la dite Cour dit le droit, sans aucun égard pour d’éventuelles considérations économiques et c’est sur ce seul fondement qu’elle a contraint tous les pays européens visés à recourir au taux normal. Quant à soutenir que les sociétés-mères et les syndicats professionnels n’ont pas su sensibiliser nos gouvernants, c’est tellement faux qu’aujourd’hui Bercy s’est engagé à prendre des mesures compensatoires en faveur des non assujettis à laT. V.A. qui subissent l a hausse de son taux sans possibilité de récupération. »

Si je perçois la volonté de Serge Lecomte de jouer d’une plus large influence, je ne perçois pas encore celle d’assainir les missions dont il a la responsabilité, et qui a créé la situation que la filière doit supporter aujourd’hui. D’ailleurs, la fumée n’est jamais loin du feu :

 

Communiqué de presse:
"Hausse de la TVA sur les centres équestres à compter du 1er janvier 2014


Les représentants des professionnels bientôt reçus par Bercy, le ministère de l’Agriculture et le ministère des Sports

Afin d’éviter une nouvelle condamnation par la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE), le Gouvernement a été contraint de mettre fin, à partir du 1er janvier 2014, au taux réduit de TVA pour les activités des centres équestres, taux qui passera de 7 % à 20 %.
Une première condamnation en date du 8 mars 2012 avait contraint la France à faire passer au taux plein de TVA, dès le 1er janvier 2013, la plupart des prestations et transactions dans la filière équine.
Toutefois, contestant l’interprétation par la Commission européenne de ce premier jugement de la Cour, la France avait décidé de conserver un taux réduit pour les activités des centres équestres.
L’annonce de la saisine imminente par la Commission de la CJUE pour « manquement sur manquement », assortie d’une amende de plusieurs dizaines de millions d’euros et de lourdes astreintes journalières a conduit le Gouvernement à se mettre en conformité dans les meilleurs délais.
Les Cabinets de Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Valérie FOURNEYRON, Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Education populaire et de la Vie associative et Bernard CAZENEUVE, Ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances, chargé du Budget, recevront lundi 28 octobre la Fédération française d’équitation et des professionnels des centres équestres."

 

AC : Rappelons que le GHN puis la FFE ont développé le Plan de Formation du Cavalier ainsi qu’une masse de diplômés au rabais grâce à la  baisse de la TVA en dépit de la loi européenne. Pour survivre, les jours prochains, les établissements équestres « vont bouger »… 
L’augmentation est un premier point, car le statut sans TVA des associations va être privilégié…

A cette époque, plutôt que de copier des pays « délinquants », n’aurait-il pas déjà préféré la requalification professionnelle ? Aujourd’hui, ces actions de défense n’auraient pas besoin d’être réfléchies, ses entreprises  n’auraient pas subi une telle concurrence  de médiocrité pour affronter la crise, et tout le monde serait à ses affaires de proposer de meilleurs services. Il serait peut être temps que cet homme, Serge Lecomte, soit enfin placé face à ses responsabilités. D’autre part, comment un gouvernement  peut-il prendre des décisions justes devant de telles argumentations ?

C’est sûr que le Cheval fait partie du monde agricole, mais révisons, créons déjà son statut et plaçons le enfin dans les clous… L’encadrement de son commerce est aussi complètement inadapté, un cheval n’est pas une maison ! En tant que Sport & Loisir, au sujet de la formation, il pourrait aussi être considéré  comme un sport d’environnement spécifique (ski et plongée), il semble que le partenaire équidé, l’offre à plus d’un titre !

 

 

7 Ter. Enfin la fin du BLUP (++)

SEC – Le savez-vous ? 27/10/13

AC : Je n’ai plus le temps de commenter point par point les propos qui suivent, argumentés par Luc Tavernier au sujet du BLUP, quoique si vous êtes un lecteur régulier de cette newsletter, vous ne serez pas étonnés de mon plus grand soutien donné, cette fois-ci, à Bernard Le Courtois.

Si Bernard Le Courtois fait disparaître le BLUP, ce sera la décision la plus constructive qu’un Président du Stud-Book SF puisse prendre. Le BLUP a été le lobby installé par les Haras Nationaux pour garder la main sur l’élevage du Cheval de Sport dans le but de pérenniser leur avenir face au succès de l’étalonnage privé et de faire croire que leurs étalons indicés allaient devenir des chefs de race. Citez-moi un chef de race des HN depuis le lancement du BLUP, ce n’est pas faute que les étalons les plus indicés aient inondé la France de sujets de loisirs divers et variés !!!! Bien sûr, des étalonniers ont suivi les HN en soutenant leur choix (car les HN ne faisaient que des achats BLUP), mais par un malheureux hasard leurs élevages ne se sont que rarement distingués à l’international… Par contre, ils étaient champion national du BLUP lorsque d’autres étaient champion international du WBFSH !

 

La sélection, c’est la performance qui l’organise dans le Sport, car tous les critères qui font un croisement ne pourront JAMAIS s’exprimer dans ce type d’indice restrictif : http://www.larelationchevalcavalier.com/File/CARACTERISATION.pdf
(Fiche de caractérisation réalisée avec l’aide de Fernand Leredde).C’est avoir fait croire le contraire aux nouveaux éleveurs des années 90 qui a développé « une vision erronée » de l’élevage du Cheval de Sport en France. Bernard le Courtois n’est pas le premier à se confronter au lobbying de Mr Tavernier. Dans les années 2000, Fernand Leredde s’est élevé pour la nième fois pour remplacer ce fichu indice, dans la catégorie des chevaux d’âge, par un système de Groupes similaire aux courses… qui fait aujourd’hui la grandeur de l’élevage des PS et des AQPS français dans le monde entier malgré tous les désavantages fiscaux ! Rappelons que les Courses ont refusé les indices d’’Anne Ricard, promus par Luc Tavernier, les Pur-Sangs de manière définitive et Le Trotteurs Français après un  essai des plus brefs ! Les justifications de Mr Tavernier dans le courrier qui suit, sont aussi nulles qu’hilarantes. D’ailleurs, le BLUP est aussi confus que son argumentation…

 

Le BLUP a fait perdre toute la culture française de l’élevage, l’expertise du modèle, des allures et du caractère, l’importance de la sélection de la mère, l’obligation de découvrir le futur géniteur de sa poulinière sur pied*… Il a participé comme les programmes des 7 Galops et de la formation BPJEPS à faire « prendre des vessies pour des lanternes » aux « nouveaux » passionnés du Cheval. * Il ne fallait pas en promettre tant aux pays commerçants du Benelux pour saisir l’opportunité de faire, grâce à l’IAC, la promotion de leurs champions de toutes sortes (non confirmés par leurs productions). Certains étalonniers français ont suivis… au contraire de Bernard le Courtois, dont bien sûr les résultats sont jalousés (comme ce fût le cas de FL).


Un bon éleveur, c’est comme un bon étalon, c’est le ratio - gagnant à l’international/nombre de produits - qui le nomme. En 2013, tout me laisse croire que Bernard Le Courtois a pris la place de Fernand Leredde. Qu’on cherche à le confondre de propos injustes (sur le BLUP), c’est le sort de la France qui s’écroule mais qui défend encore sa stratégie ! Rendez-vous en décembre pour une critique point par point de ce tissu de bêtises qui pourtant ne fait que prouver les conséquences des effets du BLUP sur 30 ou 40 années ! En inversant les propos, le titre de l’article suivant pourrait être « L’autopsie des Haras Nationaux » par Luc Tavernier. La phrase choc est :« Toutes ces différences amènent à penser que faire évoluer le marché du cheval de sport sur le modèle « pur sang » c’est le condamner à être déficitaire. ». Comment insuffler du sang neuf avec la politique qui a créé la situation !!! Malgré des résultats affligeants, Luc Tavernier utilise la technique argumentaire identique de Serge Lecomte pour continuer de s’imposer. C’est une technique verbale pour confondre et déstabiliser l’adversaire mais dans le texte, elle démontre l’idiotie d’y faire référence !

J’ai échangé deux fois dans ma vie avec BLC où l’écho du terrain me permet d’affirmer, l’homme n’est pas parfait ; comme pas mal d’entre nous d’ailleurs ! Mais en tant qu’étalonnier et éleveur, j’apprécierai que quelqu’un me rappelle les étalons qui ont été lancés par ses soins, en améliorant son élevage et les autres, dont les fruits de ses lancements ont été récolté par ses poursuivants :

 

"Autopsie d'un élevage à l'agonie par Luc Tavernier, conseiller technique du S.E.C

L’élevage de chevaux de sport français agonise. Du moins il meurt dans ses racines agricoles, dans l’ancrage rural profond qui avait fait sa spécificité et sa qualité. Le processus n’est pas récent, il puise son origine dans un mélange d’erreurs techniques, dans une vision erronée des mécanismes économiques qui président au marché des chevaux de selle, et dans le renoncement des pouvoirs publics à rééquilibrer le lobby des courtiers de semences en favorisant l’émergence d’un contre pouvoir aux mains des éleveurs.

Mais ne nous inquiétons pas, l’ANSF a trouvé la solution au marasme que vit actuellement l’élevage des chevaux de sport. L’actuel président de l’ANSF renouvelle une demande exprimée à l’automne 2012 par son prédécesseur auprès des pouvoirs publics : la suppression de la publication des Indices génétiques, autrement dit des BLUP ! Le motif invoqué est double : tout d’abord les indices donneraient une fausse idée de la valeur génétique des animaux, gênant ainsi le commerce des chevaux et de la semence et par ailleurs l’IFCE ne serait pas autorisé à publier des informations à partir de données appartenant à l’ANSF.

Que la plupart des grands pays d’élevage calculent cet indice et le mette à disposition des éleveurs ne trouble nullement l’équipe dirigeante du « Stud-Book Selle Français ». Il est quand même paradoxal que la France ait été le premier pays à calculer cet indicateur, que celui-ci ait été adapté par nos concurrents en fonction de leur spécificités et qu’il soit inutile voir nuisible de s’en servir. Quant à la soit disant propriété de l’ANSF sur ces indices, il faut rappeler que le BLUP n’est pas un indice racial mais un indice par discipline. Notons que cette demande confirme les difficultés de l’équipe dirigeante à savoir ce qui lui appartient ou pas. Que l’ANSF ait essayé de monnayer la vente du site d’engagement en concours de modèle et allures alors que celui-ci est une copropriété d’autres associations de race montre l’amateurisme de sa gestion, mais qu’elle pense que les indices mis au point par
l’INRA, utilisant les résultats en compétition enregistrés par la Fédération Française d’Equitation, et des généalogies certifiées par le SIRE (dont c’est la mission),puissent lui appartenir et qu’il lui revienne d’autoriser ou non leur publication laisse rêveur.

Obscurantisme et clientélisme

 L’équipe dirigeante de l’ANSF mène l’élevage de sport français dans le mur parce que ses valeurs sont archaïques. Ce sont celles de l’obscurantisme et du clientélisme. Le clientélisme parce que le bureau de l’ANSF est en grande partie constitué d’étalonniers dont il serait naïf de penser qu’ils ne servent que les intérêts des éleveurs avant de défendre les leurs. Il y a en effet une grande différence d’intérêt entre les éleveurs sélectionneurs qui visent la production d’étalons et la commercialisation de semence et ceux qui importent la semence d’étalons étrangers. Les premiers ont intérêt à ce que le Selle Français s’améliore pour développer leurs ventes, les seconds s’accommodent bien d’une stagnation de la race puisque leur business repose sur un différentiel de qualité entre races étrangères et françaises.

L’obscurantisme parce qu’elle fait croire aux éleveurs que le progrès scientifique est nuisible à l’évolution de leur production. Pour s’opposer à la publication d’indices,
certains n’hésitent pas à faire la comparaison avec le pur sang où ces indicateurs ne sont pas calculés. C’est oublier que le Pur Sang de plat correspond à un modèle économique et une logique génétique radicalement différente.

Premièrement, le Stud-book du Pur sang est un Stud-book international où les grands opérateurs jouent la mondialisation à fond. C’est également un Stud-book où par construction, tout mâle Pur Sang est agréé. Ce sont donc les éleveurs qui sont directement en concurrence les uns avec les autres et non les stud-books comme dans le cheval de sport. Dans ce modèle il n’y a pas de plan de sélection, seulement un programme de course et des opérateurs individuels qui sont en concurrence. Le progrès génétique n’est pas au cœur du sujet et d’ailleurs les temps de course sur les classiques ne progressent pas, contrairement à ce que l’on observe en trotteur par exemple (où des indices sont publiés).

Deuxièmement la filière course est gérée au plan national par une société mère qui comprend non seulement l’élevage mais également le débouché de la production, à savoir les courses. Dans le cheval de sport, la maison mère comprend l’élevage et l’exploitation des jeunes chevaux et pas la structure qui représente l’utilisation : la Fédération Française d’équitation. Une telle structuration est évidemment source de problème car elle interdit la mutualisation entre jeunes et vieux chevaux et coupe les éleveurs de l’évolution du marché des utilisateurs.

Troisièmement en course, les dotations des épreuves sont soutenues par le PMU, ce qui permet une rentabilité possible donc une professionnalisation des entraîneurs et des jockeys, ainsi qu’un retour financier vers les éleveurs.


Quatrièmement, les deux filières diffèrent par le mode de commercialisation : pour les chevaux de plat de haut niveau, l’exploitation en course, ne sert qu’à donner de la valeur aux reproducteurs vendus eux-mêmes jeunes, très majoritairement lors de ventes aux enchères. Il est clair que dans ce contexte les outils génétiques comme le BLUP sont inutiles car le type de distribution statistique découlant de l’usage des BLUP est antinomique avec celui indispensable pour générer de gros écart de prix entre des animaux qui peuvent être très proches au plan génétique. Ce modèle de vente est largement minoritaire pour les chevaux de sport qui sont vendu parfois débourré, mais le plus souvent déjà exploités en compétition.

Un ancrage paysan

Toutes ces différences amènent à penser que faire évoluer le marché du cheval de sport sur le modèle « pur sang » c’est le condamner à être déficitaire. C’est une erreur d’analyse qui a des conséquences économiques et sociales désastreuses. Cela élimine entre autre de la production les agriculteurs-éleveurs qui sont à l’origine de l’élevage du cheval de sport. La production des chevaux de selle et de sport doit rester ancrée dans la production paysanne si l’on souhaite qu’elle reste porteuse de valeur ajoutée pour l’agriculture et ne finisse pas uniquement concentrée entre les mains de quelques passionnés fortunés. Mais cela suppose qu’elle soit rentable et donc concurrentielle.

Ce modèle de type agricole a fonctionné en France pendant de longues années, car il ne faut pas oublier que la France exportait de la génétique dans l’Europe entière
jusque dans les années 90.

Pour que l’élevage français retrouve sa compétitivité sur le plan international, cela passe comme pour l’industrie, par la valorisation des acquis de la recherche. Sans politique d’amélioration génétique efficace, il n’y aura pas d’issue économiquement viable pour nos éleveurs. Celle-ci ne peut reposer que sur l’utilisation des outils modernes de sélection, dont les agriculteurs connaissent bien l’efficacité dans d’autres filières animales. Qui peut sérieusement soutenir que la théorie du BLUP, qui s’est imposée comme la méthode de référence de l’évaluation génétique des reproducteurs dans le monde entier depuis les années 90 fonctionne partout… sauf chez les chevaux de sport ?

A contre-courant…

Le retour à ce qui a fait la force de l’élevage de sport français ne peut certes pas se décréter. Mais il ne faut pas non plus en empêcher le renouveau. L’élevage de sport est sclérosé par le monopole de l’ANSF et par l’empilement d’associations auxquelles l’Etat attribue des missions qu’il peine à financer. Structurer la filière, ce n’est pas créer un organigramme, c’est mettre en place des outils permettant aux operateurs économiques de développer leurs entreprises et d’en vivre, de prendre des décisions pertinentes au plan individuel et collectif. Pour que le marché vive il faut qu’il soit concurrentiel et que les éleveurs disposent d’outils leurs permettant de faire leurs choix techniques. A cet égard, notons que selon les textes européens en vigueur, pour bénéficier d’un soutien de l’Etat, l’ANSF devrait prouver « sa capacité à rendre disponibles les données nécessaires à la réalisation du programme d’amélioration, de sélection ou de conservation de la race ». Alors qu’elle s’apprête à faire tout le contraire.


Il est aberrant de constater par exemple que l’actuel président de la SHF s’est opposé pendant tout son mandat de président de l’ANSF à la production d’indices morphologiques, et qu’il poursuive obstinément dans cette voie maintenant qu’il préside aux destinées de la SHF. Comment peut-on imaginer que caractériser la morphologie de la descendance d’un étalon puisse être d’une quelconque manière défavorable aux éleveurs ?

L’orientation des fonds publics conduite à la demande de l’ANSF et de la SHF est néfaste aux éleveurs. Les aides de l’Etat ne sont pas là pour soutenir telle ou telle race sauf quand cela relève du maintien de la diversité génétique. En revanche ces subsides doivent favoriser l’émergence d’outils de développement. L’acquisition de données et leur transformation en information utiles à l’ensemble des éleveurs relève de cette logique. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours soutenu la participation des chevaux étrangers aux cycles classiques qui sont organisés par la Société Hippique Française et non par tel ou tel stud-book et que l’actuelle distorsion des gains en défaveur de ces chevaux en cycle classique me semble non fondée.

Les chevaux n’appartiennent pas aux stud-books mais aux éleveurs. Arrêtons de leur dire ce qui est bon ou pas pour eux, laissons-les choisir les structures d’élevages qui leur proposent les services les plus adaptés, les outils les plus pertinents. Laissons-les faire leur choix en diffusant l’information et non en la biaisant.


Pour l’ensemble de ces raisons je soutiens la création du stud-book Anglo-Normand qui introduira une concurrence entre projet d’élevage et je continue de penser que l’arrêt de la publication des indices génétiques par l’IFCE serait une erreur stratégique majeure néfaste à la compétitivité et la rentabilité des nos élevages".

Luc Tavernier

 

 

8. Aidez-nous à comprendre la SHF (-/+)

par Adeline Cancre (Public intéressé par la valorisation du jeune cheval… )


On m’a plus félicitée de la pertinence des questions que donné de réponses constructives donc, je dirai que ce sont les problématiques des cavaliers et des propriétaires et quelles seront traitées sur les terrains. Quoique les couloirs des ministères me semblent plus probables par la capacité des acteurs du jeune cheval à agir sur leur destin. Mais il est aussi vrai que ses métiers sont des activités « tendues » et que les meilleurs auraient, peut être, dans un premier plus à perdre qu’à gagner… quoique !

 

Comme en 2004, la question suivante reçoit toujours un avis favorable :
Que pensez-vous de l’idée que la Grande Semaine deviennent le théâtre d’épreuves différenciées de jeunes chevaux (4, 5 et 6 ans) faciles, valorisés par des pros (ou des amateurs) selon une approche un peu hunter, pour justement aider cette clientèle amateur à trouver des chevaux disponibles (moyens : 1m 20/1m 30), et d’autre part d’épreuves pour des chevaux plus puissants pour les professionnels (Force/Sang/Trajectoire : 1m 35 et plus) ?

 

Dans ces questions, j’avais oublié de reparler du déséquilibre des primes dans le grand ouest de la France par rapport aux autres régions. Il semble facile d’attribuer les budgets des marchés SHF peu enthousiasmants (l’idée organisée dans les années 90 aurait été excellente) à l’augmentation des dotations de ces régions :

 

SEC 09/10/2013

Sous la houlette du Président de la commission de commercialisation de la S.H.F., a été organisée, les 28 et 29 septembre, au Mans, une vente de jeunes chevaux performers.

Les riches promoteurs de cette manifestation sont : Le Fonds Eperon, les Pays de la Loire, l'ANAA, la S.H.F., la C.S.C.C.F. et l'UNIC.
Donc, beaucoup d'organisateurs présents et beaucoup d'argent dépensé par les organisateurs et les propriétaires de chevaux pour une vente très bien organisée, mais dont les résultats se sont avérés décevants :

Vendus samedi : 1
Vendus dimanche : 14
Chevaux attendus : 300
Chevaux présentés : 100
Pourcentage de chevaux vendus : 15 %
Après tous ces échecs à répétition, il serait temps que la S.H.F. cesse de faire du commerce.

 

 

 

10. Aide pédagogique (++)

par Adeline Cancre  (Tout public)

 

Si les notions de contact et de couloir de rênes sont importantes pour réussir à tendre son partenaire, celle de « mise en avant au contact des jambes » est concomitante. Voici un lien qui devrait faire le tour de France par la simplicité de l’apprentissage à pouvoir se contrôler dès le Galop 1 : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Accueil/Aide_pedagogique

Puis, cliquez sur le point 3. Contact : Tenue et manipulation de la cravache

 

 

11. Le savez-vous ? (++)

par le S.E.C. (professionnels)
www.syndicat-sec.org

 

 17/10/13

AC : Les institutions COMMENCENT à comprendre que la problématique du commerce n’est pas la présentation d’équidés, mais le manque de valorisateurs humains et équins (hormis Serge Lecomte). Les cavaliers gardent la mentalité des premiers instants. Un dicton dit qu’on ne fait pas devenir un âne un cheval de course, malheureusement, c’est vrai. Les passionnés méritent d’être éduqués à la base « façon cheval de course » c’est à dire professionnellement. Bien sûr, ils courront dans leur catégorie ou la discipline convoitée. Qui bénéficie du plus de connaissances peut choisir, c’est comme ça !

 

LA FNC JETTE L'EPONGE...

La SHF et la FNC, les nouveaux anciens maîtres du commerce de chevaux en France jettent l'éponge. C'est une bonne nouvelle pour les professionnels de la filière.

Voici le communiqué de presse de la FNC du 26 septembre 2013

"Ventes Cavalescence : un pari réussi !

Le Conseil d'Administration de la Fédération Nationale du Cheval a fait le bilan de 4 ans d'expérimentation des Ventes Cavalescence. En effet, après 8 événements à Paris et en région, près de 300 chevaux et poneys caractérisés et plus d'une centaine de transactions, l'expérimentation co-financée par le fonds Eperon touche à sa fin.

Les administrateurs ont largement approuvé et souligné le caractère particulièrement innovant et professionnel de ces Ventes destinées aux cavaliers amateurs et mises en place en vue d'aider les éleveurs à mieux vendre leurs produits, qu'ils soient de sport ou de loisir.

Totalement centrées sur les attentes des cavaliers amateurs, ces Ventes ont notamment montré l'importance de faire l'effort d'éduquer les chevaux d'élevage afin qu'ils soient facilement utilisables par ces cavaliers. Elles ont également montré que le terme de "cheval de loisir" n'était ni tabou ni honteux et qu'il pouvait être associé à des événements de qualité. Dans le même esprit, ces Ventes ont levé les barrières psychologiques interdisant de promouvoir dans une même démarche un poney Shetland, un cheval Mérens aux côtés d'un Selle Français de sport et d'un Percheron. Enfin, elles ont prouvé que le monde du cheval était capable de commercialiser ses produits en affichant leurs caractéristiques et leurs prix de manière transparente. L'évaluation comportementale systématique des équidés par une équipe d'éthologue et de cavaliers professionnels selon une grille d'analyse rigoureusement appliquée puis vulgarisée sous forme d'attribution d'étoiles demeure le point le plus créatif et pertinent des Ventes Cavalescence.

Dans l'immédiat et faute de financement ad hoc, ces Ventes ne seront pas reconduites au Salon du Cheval de Paris 2013. En revanche, les administrateurs de la FNC considèrent que les diverses organisations d'élevage nationales et locales, doivent s'inspirer de ces Ventes mises en oeuvre avec compétence et professionnalisme, au profit à la fois des éleveurs qui y trouvent une promotion "clé en main", des cavaliers qui réalisent leur achat facilement et en confiance et de la filière toute entière qui bénéficie ainsi d'une référence de qualité sur ce marché du cheval d'amateur. Les administrateurs n'excluent pas, à moyen terme, de pérenniser les points forts de cette expérimentation au travers notamment d'un futur accord interprofessionnel.

Pour Marianne Dutoit, Présidente de la FNC, "Cette expérimentation a d'abord surpris les éleveurs car elle bousculait les habitudes. Les cavaliers s'y sont très vite retrouvés, ce qui est normal puisque le concept était d'abord pensé pour eux. Et aujourd'hui, nous voyons beaucoup des caractéristiques de ces Ventes reprises par les uns et les autres, ce dont nous nous réjouissons. Nous sommes très fiers d'avoir mené cette expérimentation jusqu'au bout, j'espère que la voie ainsi tracée trouvera continuité avec d'autres partenaires de la filière. Je remercie toute l'équipe Cavalescence pour son implication, nos partenaires financiers pour leur précieux soutien ainsi que les éleveurs et les cavaliers acheteurs pour nous avoir accordé leur confiance."


La FNC change de cap ! Depuis 4 ans, la FNC a tenté de favoriser le commerce des chevaux en organisant aux quatre coins de la France des ventes "Cavalescence". Le nombre de chevaux vendus fut dérisoire pour un coût d'organisation considérable aux frais du contribuable évidemment.

Les aides du Fonds Eperon doivent être réorientées vers les professionnels directement sans passer par des organismes budgétivores et généralement incompétents.

 

18/10/13

Question n° 07294 adressée à M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt
Publiée le : 11/07/2013
M. Francis Delattre attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur l'inquiétude des éleveurs français de chevaux de sport. Le contexte économique est morose pour ceux-ci qui n'arrivent plus à vendre leur production. S'ajoutent les importations de chevaux de stud-books concurrents belges, allemands et hollandais. La hausse de 17,5 % de TVA en 2013, pour la vente d'un cheval à un cavalier amateur, a été fatale. Un projet de re-création d'un ancien stud-book régional, dit « anglo-normand », est rejeté par l'ensemble des associations régionales d'éleveurs de chevaux de sport français. En effet, la scission du stud-book selle français (SF) pour constituer à nouveau un stud-book demi-sang anglo-normand affaiblirait le travail de sélection du SF et ruinerait toute chance de figurer au palmarès des meilleurs stud-books du monde. Pour pallier la baisse des aides de l'État, notamment la suppression de la prime aux naisseurs (PAN) depuis 2008, le stud-book SF a demandé aux éleveurs une participation financière supplémentaire lors de l'inscription de leur poulain au livret généalogique SF. C'est pourquoi il lui demande quelles sont les mesures qu'il envisage de prendre pour soutenir activement et financièrement la filière d'élevage française des chevaux de sport.
 

 

Réponse de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt
À publier le : 26/09/2013, page 2791
En France, l'élevage de chevaux de sport concerne plusieurs stud-books. Parmi ces stud-books, le selle français est le plus important en termes d'effectifs et s'avère bien classé au niveau international. À l'instar d'autres catégories d'équidés (chevaux de courses, de trait...), la production française de chevaux de sport, dont le selle français, est orientée à la baisse. Parallèlement, les importations de chevaux de sport restent dynamiques. En ce qui concerne la demande de reconnaissance du cheval anglo-normand en tant que race d'équidés à part entière, le ministère de l'Agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt se prononcera en fonction des textes réglementaires en vigueur en tenant compte à la fois de critères génétiques, de l'existence d'une population d'équidés suffisante et des effets engendrés par l'éventuelle reconnaissance d'une nouvelle race sur celles déjà reconnues. La réflexion engagée sur la reconnaissance du cheval anglo-normand n'est pas achevée. Par ailleurs, la Commission européenne a contesté l'application par la France des taux réduits de la taxe de la valeur ajoutée (TVA), lorsque les équidés ne sont pas normalement destinés à être utilisés dans la préparation des denrées alimentaires ou dans la production agricole. Par un arrêt du 8 mars 2012, la Cour de justice de l'Union européenne a condamné la France s'agissant de l'application de ces taux réduits. En conséquence et depuis le 1er janvier 2013, les ventes de chevaux autres que ceux destinés à l'alimentation, au travail agricole ou à la reproduction ainsi que toutes les prestations afférentes doivent être soumises au taux normal de TVA. Dans ce contexte, il convient d'optimiser la valorisation des jeunes chevaux de sport ainsi que les divers soutiens dont cet élevage peut bénéficier sachant que ceux-ci ont pour objectif d'accompagner la structuration de la filière « sport » et d'améliorer sa compétitivité sur un marché très concurrentiel. Ainsi, l'accent doit être mis sur la caractérisation des jeunes chevaux de sport, en mesurant leurs caractéristiques (modèle, allures, aptitude sportive, comportement...) et donc en évaluant leur potentiel en vue de leur orientation vers une commercialisation ou un circuit de valorisation. La seconde phase d'élevage doit porter sur la formation de ces jeunes chevaux, leur valorisation et l'évaluation de leurs acquis dans la perspective d'une mise sur le marché. À cet égard, la société hippique française (SHF), en tant que société mère du cheval et du poney de sport, joue un rôle essentiel pour la valorisation des jeunes chevaux par la qualité de l'organisation de ses concours. Les circuits sont raisonnés pour former les jeunes chevaux dans le respect de leur développement progressif. Les aides financières de l'État à la filière « sport » ciblent la valorisation des jeunes chevaux, en particulier dans le cadre des actions conduites par la SHF, et l'amélioration génétique en apportant une aide à l'organisation des concours d'élevage ainsi qu'aux associations nationales de race et leurs fédérations. Depuis 2013, des conventions sont établies entre notamment ces associations et l'institut français du cheval et de l'équitation (IFCE), afin de définir les engagements réciproques pour l'exécution d'un programme d'assistance technique aux éleveurs. En novembre 2012, le ministre de l'Agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt a reçu les représentants de la filière équine pour lancer une réflexion prospective sur l'IFCE en tant que principal instrument d'appui public à la filière équine. Depuis, les représentants de la filière ont été associés à des groupes de travail sur le rôle de l'IFCE face aux enjeux de sauvegarde et de développement de cette filière. L'un de ces groupes avait pour thème les aides à la filière « sport ». Dans le cadre de cette concertation, le ministre en charge de l'agriculture réunira le 30 septembre 2013, les représentants de la filière équine afin de restituer les conclusions des groupes de travail. Ces conclusions pourraient conduire à une révision de certains instruments d'intervention nationaux. En outre, elles ont fait ressortir la nécessité que les aides octroyées à la filière « sport » soient de véritables leviers économiques.

Réflexions suite à la réponse du Ministre à Monsieur Delattre
Pour réorganiser la filière du cheval et du poney de sport, Monsieur Le Foll, au lieu de prendre le taureau  par les cornes, le prend par la queue. Le SEC a fait prendre conscience de la misère de la filière. Tout le monde s’agite, c’est déjà ça. Les décisions ministérielles seront- elles à la hauteur des attentes ? On peut en douter.

Dans la réponse du Ministre Monsieur Le Foll à Monsieur le Sénateur Delattre - qui s’inquiète à juste titre de l’avenir de la filière française - on constate son intention de créer des commissions. La méthode est connue dans la sphère politique. On organise des tables rondes pour constater ce qu’on savait déjà !
Pour se dédouaner et faire illusion, il crée des commissions de réflexion entre son ministère et ceux-là mêmes qui mènent la filière dans le mur depuis des années.
Que dit le ministre en réponse à Mr Delattre, en dehors des vœux pieux traditionnels remplis de bonnes intentions pour faire plaisir à tout le monde, mais où ne figure aucune piste sérieuse de réorganisation.

 

1      Il convient d’optimiser la valorisation des chevaux de sport !!!

2      Il convient d’accompagner la restructuration de la filière !!!

3      Il convient d’améliorer la compétitivité !!!

4      La SHF joue un rôle essentiel pour la valorisation des jeunes chevaux par la qualité de son organisation !!!

5      Amélioration génétique en apportant l’aide de l’Etat aux associations nationales de race et leur fédération !!!

6      Maintenir le programme d’assistance technique aux éleveurs !!!

7      Lancer une réflexion prospective sur l’IFCE en tant que principal instrument  d’appui public à la filière équine !!!

8       Que les aides octroyées à la filière sport soient de véritables leviers économiques !!!

 
Le SEC a proposé des réponses concrètes. Pourquoi ne pas les mettre à l’étude directement, on gagnerait du temps. Il faut arrêter gabegie et discrimination Il faut tout simplifier pour réduire les charges qui grèvent la filière.
Il faut baisser nos prix de revient, rétablir la prime au naisseur et augmenter les dotations à l’élevage et en concours. Cela passera par une simplification des procédures de sélection et de formation, l’augmentation des dotations diverses en réorientant les aides de l’état et du fond éperon vers les professionnels et le rétablissement de la prime au naisseur passera par l’obtention d’une directive européenne.
Tous les organismes impliqués dans la filière doivent être financés directement par les éleveurs, les cavaliers et les propriétaires, comme dans le reste de l’Europe. Ce n’est pas à l’état de soutenir ces organismes. Financés par les professionnels, ils réduiront leur train de vie et se professionnaliseront.
Les aides de l’Etat et du Fonds Eperon doivent être affectées directement vers les professionnels, sans passer par ces organismes budgétivores, coupés du monde réel et défendant leur petit commerce associatif au lieu de défendre les professionnels de la filière.

 

 

12. Sélection sur la performance (++)

par JDG (SHF, stud-books, cavaliers, propriétaires…)

 

AC : L’intérêt de la notion de black type et de Groupes dans le monde du Pur-sang pour sélectionner sur la performance est bien différent que la mayonnaise du BLUP et autres indices. Quand l’actualité du début du mois rejoint celle de la fin du mois !
 

 

JDG 08/10/13

 

47E cOnféREncE intERnAtiOnALE...

Le contrôle qualité des courses de Groupe

Différents sujets d’importance ont été abordés au cours de cette conférence, sur lesquels nous reviendrons au fil de la semaine, en commençant aujourd’hui par le contrôle qualité des courses de Groupes ou donnant droit au black type, un exposé de Brian Kavanagh. Le vice-président de l’IFHA a rappelé l’un des objectifs majeurs de la Fédération : « l’organisation de compétitions pour sélectionner les meilleurs chevaux, dans le but ventes. Ce livre divise les courses en quatre catégories, déterminant la qualité du black type qu’elles octroient. La partie 1 correspond aux courses donnant le droit au black type majuscule pour le lauréat, et minuscule pour le deuxième et le troisième. La partie 2 regroupe les courses donnant le droit au black type, mais sans la désignation de Groupe associée.

La partie 3 correspond aux courses de Groupe uniquement reconnues dans le pays considéré et n’ouvrant donc pas le droit au black type. Enfin, la partie 4 concerne les courses d’obstacle ouvrant droit à un black type en italique sur les pages de catalogue. Étant donné la portée des courses de Groupe, leur contrôle qualité est fondamental. Chaque pays dépend d’un comité

qui étudie en premier lieu la valeur des chevaux ayant participé aux précédentes éditions pour juger du maintien ou non du statut de Groupe.

 

Pourquoi pas des super Groupes 1 ?

L’une des questions qui revient le plus fréquemment sur ce sujet porte sur le nombre de courses black type dans le monde, et si l’on n’attribue pas trop facilement ce black type. Pour Brian Kavanagh, la réponse est non, sachant que 1,25 % seulement des courses s’étant disputées dans le monde sont labellisées Groupe et appartiennent à la partie 1du blue book. 3,25 % ont le statut black type. L’autre problème est l’homogénéisation des statuts en fonction des pays. Autrement dit, est-ce qu’une course de Groupe 1 dans tel pays aura le même statut dans un autre ? Brian Kavanagh convient qu’il existe des anomalies. Des décisions de rétrogradation, comme pour le Derby italien, sont difficiles à prendre, mais indispensables pour préserver l’intégrité du système. Enfin, Brian Kavanagh a évoqué la possibilité de créer des Super Groupes 1 pour les meilleures courses du monde, comme les Champion Stakes, le Breeders’ Cup Mile et, bien sûr, le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, tant le rating moyen de ces courses dépasse celui des autres Groupes 1.d’améliorer la race ». C’est pour cette raison que la réglementation sur les courses de Groupes et les Listeds est si importante, sans oublier l’aspect commercial que le black type attribué à un cheval lui confère sur une place de vente. Le concept des courses de Groupe a été créé en 1971 en Europe, et en 1973 aux États-Unis et au Canada. Le blue book, publié chaque année par l’IRPAC, récapitule toutes les courses de Stakes disputées dans le monde et qui donnent le droit au statut black type sur les catalogues de ventes.

 

 

13. Des émotions plein les yeux (++) 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Un week-end de l’Arc extraordinaire, l’élevage et les entraîneurs français ont montré des performances exceptionnelles.

 

Côté Elevage 

France : 5

IRL : 3

GB : 3

Allemagne : 2

Japon : 1

USA : 1

 

Côté Entraînement

France : 13

IRL : 1

Allemagne : 1

 

La retransmission d’Equidia et le compte rendu de France Galop remarquables :

http://www.francegaloptv.com/webtvArc/qatar-prix-dollar-2013.html

Vivement l’année prochaine !

 

MARC-ANTOINE DRAGON : « PARDUBICE ? C’EST IMPRESSIONNANT ! »: http://youtu.be/JNfmmaTZlWU

JDG : «Rares sont les professionnels français qui osent s’aventurer en terres tchèques pour s’élancer au départ du Grand National de Pardubice, le Velka Pardubicka (L), 8e étape du

Crystal Cup. Pourtant, dimanche dernier, deux de nos jockeys français s’y sont essayés. Alain de Chitray, qui montait shalimar fromentro (Martaline) et qui est malheureusement tombé, sans mal, en fin de parcours, et Marc-Antoine Dragon, qui était en selle sur tropic de brion

(Network), un ancien représentant de l’entraînement de Patrice Quinton. Il a fini à la sixième place de l’épreuve. Ce dernier nous a livré ses impressions sur cette épreuve devenue quelque peu légendaire en raison de son fameux obstacle à franchir, le "taxi".

 

Vous êtes arrivé sur place samedi matin. comment vous a semblé le parcours lorsque vous avez fait le tout à pied ?

Impressionnant, énorme et très compliqué. C’est simple, il y a des pièges à chaque obstacle. Des trous derrière les obstacles, des obstacles de terre plus que conséquents, ou alors la disposition des obstacles, qui est faite de façon à ce qu’aucun obstacle ne soit perpendiculaire

à la piste. Ils sont tous de biais ce qui rend les abords très délicats. De plus, la piste est assez lourde et difficile à certains endroits, ce qui nous oblige à toujours soutenir nos chevaux. Et puis le parcours tourne beaucoup, des fois même à angle droit. Nous n’avons pas de parcours similaires en France. Cela me fait plutôt penser à un parcours de concours complet.

Très technique.

 

Et à monter ? Était-ce aussi impressionnant ?

Une fois lancés, nous n’y pensons plus. Le "taxi" est le quatrième obstacle du parcours. Même si les anciens jockeys disent qu’il était plus gros auparavant, il reste tout de même très impressionnant. Il ne se franchit pas à une allure modéré et c’est pourquoi la course est partie très vite pour pouvoir l’aborder. Ensuite cela a repris et nous sommes retombés dans un train de course standard. Pour ma part, cela s’est très bien passé. J’ai eu un bon parcours mais mon cheval a montré quelques signes de fatigue en abordant le dernier tournant. Sincèrement, c’est la course la plus dure que j'aie jamais montée. Elle est aussi éprouvante physiquement pour les chevaux que pour les jockeys. Chaque obstacle s’aborde d’une façon particulière par rapport à sa

disposition sur la piste et à son profil. Obstacle de terre ou obstacle de volée. Ensuite, l’état de la piste n’est pas identique partout, selon là où nous passons. C’est vraiment une course où nous ne pouvons jamais nous relâcher. Mais malgré la difficulté du parcours, c’est agréable à monter et surtout, très intéressant.

 

Comment vous êtes-vous retrouvé à monter tropic de brion, que vous aviez connu lorsque vous travailliez chez Patrice quinton ?

Initialement, c’était Kevin Guignon qui devait le monter. Mais Kevin s’est accidenté et son entraîneur, Vitek Pavel, a proposé à Patrice Quinton, à qui Tropic de Brion appartient toujours, de me mettre dessus. Patrice a dit oui, tout simplement.

 

En visionnant la course, il nous a semblé qu’il y avait beaucoup d’ambiance sur l’hippodrome…

Oh oui ! Le Grand National de Pardubice se court le jour de la Fête Nationale en République Tchèque. Donc même ceux qui ne sont pas adeptes des courses hippiques se retrouvent en famille sur l’hippodrome pour fêter cette journée. Plus de quarante mille personnes s’étaient

déplacées dimanche. De plus, Joseph Vànà, le célèbre jockey tchèque âgé de 61 ans, qui a remporté huit fois l’épreuve, avait annoncé qu’il prenait sa retraite après cette course.Malheureusement, il est tombé à la dernière haie. Mais lorsqu’il est revenu de la piste à pied, le public l’a applaudi en faisant une "ola" lors de son passage. C’était impressionnant ! Ils l’applaudissaient plus lui que le cheval vainqueur. Et puis il y a eu une très bonne ambiance entre

les jockeys. Plusieurs jockeys tchèques parlaient français et ils nous ont expliqué toutes les difficultés et les spécificités du parcours. Cela m’a été d’une grande aide. Même si j’avais

bien reconnu le parcours au préalable, sans eux, je pense que je n’aurais pas fini le tour. Cela a été une bonne expérience que je serais ravi de renouveler.

 

 

Préparatoires pour le Week-end de l’obstacle à Auteuil

 

- Ceasar’s Palace, 2ème course après une longue absence, Auteuil ou Cheltenham : http://youtu.be/OgBVozQMR6U

 

- Encore l’entraînement JP Galorini, Hippomène : http://youtu.be/zL3QWESioac

 

 

ASCOT

Le retour de l’accrocheur Cirrus des Aigles : http://youtu.be/_nKB4Tnm5pk

 

 

TROT

Timoko encore et toujours : http://youtu.be/zL3QWESioac

 

 

 

14. Stages & Formateurs BPJEPS (++)

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Stages (avec cheval et exceptionnellement sans)

Choisissez un référent de qualité et rencontrez-le régulièrement :

http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Intervenants/intervenants

 

 

Stages (sans cheval)

AC : Voici une sélection de centres équestres où j’ai passé un minimum de 3 jours :

http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Centres_Equestres

 

Rappelez-vous toujours que de tenir, s’accrocher à cheval est (très… trop) facile, mais que la pratique de l’équitation est une démarche d’écoute, d’ajustements de position et de répétitions JUSTES (comme dans toute démarche d’apprentissage) à organiser auprès de personnes compétentes. Ce sont les raisons pour lesquelles il est important de choisir un centre équestre ou/et ses enseignants, en considérant une somme de critères, qui vous feront progresser grâce aux préliminaires de contrôle d’une position neutre (la condition obligatoire pour découvrir la véritable indépendance des aides). Leurs explications et les exercices seront simples (ce qui permet de comprendre le cheminement), structurants et adaptés à votre niveau. Mais les répétitions pour l’ajustement de LA position sont déterminantes comme valeur pédagogique de progression et de satisfaction. Cela pourrait sembler une perte de temps, mais elle est INCONTOURNABLE…

 

 

Formations et formateurs BPJEPS recommandées

http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Accueil/formationBPJEP_recommandee

 

 

 

14. Résultats du PMU (-/+)

par JDG 09/10/2013 (Tout public)

 

LE PMU MAINTIENT LA CROISSANCE DU PBJ MALGRÉ LA BAISSE DES ENJEUX

En dépit d’un contexte de fort ralentissement de la consommation, le PMU maintient une légère croissance de son produit brut des jeux de + 0,2 %, à 1,879 milliard d’euros au 30 septembre 2013, malgré un repli de – 0,6 % des enjeux. Le PMU maintient son objectif de résultat net 2013 et devrait enregistrer une hausse de 0,2 % de son Produit brut des Jeux annuel, malgré la baisse des enjeux.

 

Paris hippiques : décroissance en France, fort développement international

Les enjeux hippiques baissent de 1,4 % au 30 septembre 2013, à 7,179 milliards d’euros. Le produit brut des paris est stable (– 0,1%) et atteint 1,837 milliard d’euros. L’activité du réseau de points de vente enregistre au 30 septembre une baisse de 5 % à 5,962 milliards d’euros. À l’image de beaucoup de consommateurs, les clients du PMU continuent d’adapter leur consommation, dans un contexte de fort chômage et de diminution des dépenses de loisirs.

Au plan international, la forte croissance se poursuit et permet de compenser en partie la décroissance de la France. Au 30 septembre, les paris pris à l’international, en masse

commune sur les courses françaises, sont en hausse de 102 %, à 449,5 millions d’euros.

 

PMU.fr en croissance

L’activité Internet (hippique, sportif, poker) est en croissance de 4,3 % pour un total d’enjeux de 1,267 milliard d’euros. PMU.fr est le premier site de pari en france, avec une part de marché globale de 44 %, confirmant sa place de numéro un sur le pari hippique (83,6 % de part de marché en produit brut des jeux), de numéro deux en paris sportifs (25,6 % de PDM en PBJ) et de numéro trois dans le poker (7,8 % de PDM en PBJ).

Sur Internet :

• Les paris hippiques sont en très légère décroissance, à 713 millions d’euros d’enjeux (– 0,7%).

• Les paris sportifs progressent de 15,8 %, pour un montant d’enjeux de 138,9 millions d’euros, portés par une très forte dynamique de la Ligue 1 de football, sur laquelle les enjeux sont en croissance de 38 % sur le début de la saison 2013-2014.

• Dans un marché en forte décroissance, les mises poker du PMU s’élèvent à 415,2 millions d’euros, en hausse de 10,1 %. Le produit brut des jeux total des activités Internet s’élève

à 207 millions d’euros au 30 septembre, soit une croissance de 2,6 %.

 

De nombreuses innovations numériques

Tout en travaillant à la réduction de ses charges courantes, le PMU poursuit ses efforts de développement et d’innovation, dans le cadre du plan stratégique PMU 2020. Au cours du dernier trimestre, de nombreuses innovations numériques seront proposées aux clients du PMU. Elles ont pour objectif de faciliter et de simplifier l’accès aux paris et à l’information, en particulier dans les points de vente PMU (écrans tactiles, sites web dédiés, applications mobiles). Vous en trouverez une synthèse à la fin de ce numéro de JDG.

Et, si vous souhaitez en savoir encore plus, cliquez ici :

http://www.pmu.fr/entreprise/dossiers/dp_PMUinnovations2013. html

AU COEUR DE L’ACTU

 

ActiVitÉ cUMULÉE AU 30 SEPtEMbRE, EnJEUX Et PbJ (En MiLLiOnS D'EUROS)

Enjeux Produit brut des Jeux

 

Paris hippiques 7.179,4 – 1,40 % 1.36,6 – 0,10 %

- dont France 6.729,9 – 4,70 % 1.728,6 – 3,10 %

- dont International 449,5 + 102 % 108 + 105,10 %

Paris sportifs 138,9 + 15,80 % 26,2 + 14,30 %

Poker 415,2 + 10,10 % 15,7 + 22,10 %

total activité 7.733,5 – 0,60 % 1.878,6 + 0,20 %

 

VERBATIM

À l’issue de sa conférence de presse, le président du PMU, Philippe Germond, a répondu aux questions des journalistes. Voici ses réponses les plus marquantes : « Si le marché s’ouvre à d’autres types de jeux que les courses, le sport et le poker, le PMU sera présent ! »

« À l’avenir, la croissance ne reposera plus sur l’augmentation de l’offre, mais sur une nouvelle clientèle plus jeune. D’où nos innovations. »

« Nous avons présenté aux sociétés mères un nouveau pari il y a dix mois. Pour l’instant, nous n’avons pas encore réussi à les convaincre de l’utilité de ce pari. Pourtant, je suis personnellement convaincu que nous avons besoin de paris plus ludiques pour attirer une clientèle plus jeune. »

« Nous sommes désormais à l’équilibre sur les paris sportifs et sur le poker. Non seulement ces activités ne nous coûtent plus d’argent, mais elles apportent de nouveaux clients à l’hippique : 34 % des clients ayant ouvert un compte pour parier sur le sport tentent un pari hippique dans les trois mois qui suivent. »

« L’ARJEL a récemment communiqué sur la baisse des jeux qui affecte le poker. De son côté, le PMU fait toujours de la croissance sur le poker. Nous sommes donc peut-être le seul acteur à faire encore de la croissance. »

« Nos développements numériques, nous les menons aussi bien pour Internet que pour le réseau physique. Il ne faut pas confondre Internet et numérique. »

« Les règles imposées par Tracfin nous ont causé un problème de recyclage. Mais nous sommes très vigilants et nous travaillons à un assouplissement du cadre. »

 

 

15. Courses & Sports équestres : 3

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Premier rendez-vous : http://www.larelationchevalcavalier.com/File/1_Le_Cheval.pdf
Deuxième rendez-vous : http://www.larelationchevalcavalier.com/File/2_Cheval.pdf

Troisième rendez-vous : http://www.larelationchevalcavalier.com/File/3_Cheval.pdf

 

 

16. Zoom sur Thierry Jarnet & Trêves (++)

par JDG – 09/10/2013 (Tout public)

 

Les Hommes qui agissent, pensent, certains plus vites que d’autres :

 

THIERRY JARNET

Lundi soir, juste après l’enregistrement de l’émission Equidia Turf Club, Thierry Jarnet nous a fait

l’amitié de revenir avec nous sur l’"Arc" 2013, en décomposant en détail son parcours si particulier avec Trêve.

 

UN INCROYABLE PARCOURS DANS LE QATAR PRIX DE L’ARC DE TRIOMPHE

Thierry Jarnet : « Si j’étais venu à la corde, je n’aurais jamais eu le passage. Et tout le monde aurait dit : “Il a massacré Trêve !” » (rires)

 

La tactique de course

Nous n’avions pas de plan préétabli. Mais il est vrai que j’ai délibérément choisi de ne pas venir à

la corde, alors que cela avait été le cas pour moi dans le "Diane" ou pour Frankie Dettori dans le

"Vermeille". Pourquoi ce choix, alors que l’"Arc" a la réputation de se gagner à la corde ? Parce que cette année, j’avais remarqué qu’il n’y avait pas de leader. Donc, venir à la corde dans ce contexte, c’était un piège. D’ailleurs, on le voit quand on revisionne les images de la ligne droite : les chevaux de tête sont restés à la corde et ceux qui ont disputé l’arrivée sont passés par les extérieurs. En fait, on peut gagner l’"Arc" à la corde, mais seulement s’il y a du rythme, ce qui

avait très peu de chances d’être le cas cette année. Finalement, si j’avais choisi de tout reprendre après la sortie des boîtes et de me glisser à la corde, nous étions morts. Si j’étais venu à la corde, je n’aurais jamais eu le passage. Et tout le monde aurait dit : « Jarnet ? Il a massacré Trêve !" » (rires)

 

Derrière les stalles

Trêve était mouillée derrière les stalles, d’autant qu’il faisait assez chaud et qu’elle avait déjà sorti un peu de poil. Mais c’est un peu comme pour nous, les jockeys : cela montre  qu’elle se conditionne pour sa course. L’arrivée sur la piste avec le défilé l’a un peu inquiétée.

D’autant plus qu’elle était derrière Haya Landa, qui faisait quelques petites facéties.

Cela l’a un peu chauffée et stressée. Et comme dans le Prix de Diane, Trêve avait

des bouchons dans les oreilles.

 

Le départ

Au départ, je n’ai pas autant de "gaz" qu’Olivier avec intello par exemple. Je laisse donc avancer le peloton et moi je glisse gentiment à l’arrière. Je ne veux pas mettre Trêve dans le rouge. Finalement, comme dans le Prix de Diane, Trêve est partie un peu mollement, de manière très relax. Elle était sereine, "cool", très professionnelle.

 

La montée

Je ne me suis pas emballé. Je ne pouvais pas rentrer derrière Orfèvre, car Al Kazeem voulait

cette place et a changé de ligne pour nous bloque le passage. Si je force pour rentrer, ma partenaire peut prendre des coups et se tendre. Je suis donc resté à cette place qu’on peut qualifier de « place du mort », comme on le dit pour les voitures. J’avais Orfèvre en ligne de mire. Juste avant le tournant, il y a eu un petit coup de frein, et cela nous a fait avancer. À partir de là, je me décale de ma ligne avec Orfèvre. Je ne m’occupe plus de lui ; je cherche simplement à ne pas subir d’à-coup.

 

La fausse ligne droite

On sait qu’il faut éviter de faire un effort trop important dans la fausse ligne droite, car c’est là qu’on peut perdre une course à Longchamp. Mais ce ne fut pas le cas pour Trêve. En fait, elle a avancé naturellement, car les chevaux de tête avaient repris à ce moment-là. Elle est donc venue se porter en tête très naturellement, sans faire d’effort.

 

La ligne droite

À l’entrée de la ligne droite, j’étais bourré de "gaz". Elle est venue sans que je lui demande quoi que ce soit. Moi, je l’ai juste laissée glisser. Elle avait pu souffler dans le coude de la descente et j’avais vu que les chevaux de tête étaient déjà cuits. Quand j’ai passé le poteau, trêve n’était pas au bout de son effort. Elle avait encore de la réserve !

 

L’APPRENTISSAGE

Thierry Jarnet : « L’apprentissage était dur à l’époque. Beaucoup plus qu’aujourd’hui.

On forgeait des caractères, des gens qui aimaient leur travail. Ceux qui restaient, c’étaient les plus durs. »

 

Poney puis équitation classique

J’ai toujours monté depuis que je suis tout gamin. J’ai commencé le poney vers six ou

sept ans, puis j’ai fait de l’équitation classique jusqu’à douze ou treize ans. Un jour, j’ai voulu tenter autre chose. J’avais les mensurations qui correspondaient et j’ai dit à mes parents que je voulais être jockey.

 

Une enfance très familiale à côté de Versailles

Je suis originaire de la région parisienne, je suis né à Versailles et mon père était un turfiste qui jouait au Tiercé le dimanche. Quand j’ai eu douze ans, mes parents ont déménagé dans le Sud de la France. Il a fallu les suivre et cela a été un vrai déchirement pour moi. En région parisienne, j’allais à l’école avec mes cousins. Toute ma famille, mes oncles et tantes, mes grands-parents, vivait à côté de chez nous. Avec mes cousins, nous passions beaucoup de temps chez mes grands-parents.

 

Entrée à l’école des jockeys et retour aux sources

J’habitais près de Poissy. Alors, j’ai choisi de rentrer à l’Afasec de Maisons-Laffitte. Je voulais revenir près de ma famille, c’est pour cela que j’ai choisi Maisons-Laffitte. Pour mes parents, cela a été un déchirement quand je suis parti. Mais, pour moi, c’était aussi une manière de revenir dans l’ancien cocon familial.

 

« L’Afasec forgeait les caractères… »

Je ne nierai pas que j’ai eu quelques moments difficiles à l’Afasec, comme tout le monde. L’apprentissage était dur à l’époque. Plus difficile qu’aujourd’hui. Mais c’était peut-être

mieux. On forgeait des caractères, des gens qui aimaient leur travail. Je n’ai aucun regret en ce qui concerne cette formation. Ceux qui restaient, c’étaient les plus durs.

 

Les larmes d’un gamin, christophe Pieux !

J’étais dans la même promo que Christophe Pieux. Gamin,à cheval, il tombait tout le temps. Son patron lui hurlait dessus, lui disait qu’il n’était qu’un bon à rien. Christophe tombaitet il pleurait. Il a arrêté quelque temps, puis il est revenu… avant de devenir le dieu vivant de l’obstacle.

Finalement, dans cette formation, on était en permanence attaqué dans son amour-propre. Cela glissait sur moi et m’a renforcé.

 

D’abord l’obstacle, une bonne école

Je n’ai pas choisi mon premier entraîneur. C’est l’Afasec qui m’a placé chez Jacques Beaumé, après un an d’école technique. Il est décédé quelques mois plus tard et je suis arrivé

chez Patrick Rago. J’ai été formé sur les obstacles et j’ai même monté plusieurs fois en course en obstacle. C’est une bonne école et je pense qu’elle devrait être obligatoire pour tous les jockeys,

y compris ceux destinés au plat. On apprend beaucoup sur la notion de train, sur l’équilibre et on apprend à écouter le cheval respirer sur l’obstacle. Je dirais que l’on a plus de capteurs avec un cheval d’obstacle.

 

Pas de modèle, mais du perfectionnisme

J’ai toujours été pointu dans mon travail, toujours essayé de peaufiner, d’approfondir, d’obtenir des résultats. Je n’avais pas de modèle. Je ne voulais pas ressembler à tel ou tel jockey. J’ai essayé de me faire tout seul. Et après quelques bons résultats, j’ai eu le droit de monter en course. Au début, Patrick Rago me faisait monter plutôt en obstacle qu’en plat. À cette époque, il y avait Dominique Boeuf. Apprenti, tout avait été vite pour lui, il avait eu beaucoup de

réussite. À ce moment-là, moi, j’emmenais son cheval en main dans le rond ! Je me disais : « Il faut bosser, bosser, bosser. » Patrick Rago faisait monter les bons chevaux à Dominique et moi je montais les mauvais. Et quand il m’arrivait de monter les bons, je me faisais engueuler ! (rires)

 

Premier quinté et premier Groupe

À cette époque, Carlos Lerner cherchait un petit poids. Je montais à 48 kilos avec la décharge. Il m’a fait gagner mon premier quinté, avec Le canibale [le 3 novembre 1987, ndlr]. De fil en aiguille, j’ai commencé à monter un peu plus pour lui.

Ensuite, Yann Porzier, qui cherchait aussi un jockey à décharge, m’a appelé. J’ai perdu ma décharge chez lui. J’ai gagné ma première Listed et mon premier Groupe [le Prix Pénélope, ndlr] avec Madame est Sortie. Je suis resté deux ans chez lui. La grande transition, à cette époque-là, ce fut de passer de Maisons-Laffitte à Chantilly. Antonio Spanu, qui avait une grande écurie, a fait appel à moi. Nous avons connu beaucoup de réussite ensemble, pendant un an ou un an et

demi. J’ai notamment gagné le Prix Gontaut-Biron en 1990 avec Mister Riv.

 

Royer Dupré avant Fabre…

À la fin des années quatre-vingt-dix, Alain de Royer Dupré m’a appelé pour me proposer de monter les chevaux de la Marquise de Moratalla. Je suis resté six mois chez lui et c’est là qu’André Fabre a fait appel à moi.

 

AU SERVICE D’ANDRÉ FABRE

Thierry Jarnet : « Dès le jour où je suis entré au service d’André Fabre, j’avais en tête que j’en sortirais un jour, parce que c’est comme ça (…) Le jour où il m’a dit qu’il n’avait plus besoin de mes services, je lui ai répondu : “D’accord.” Et nous nous sommes quittés comme cela, en trente secondes, après neuf ans de collaboration. »

 

Sous le signe de Subotica

J’ai été déclaré sur Subotica, à Évry. C’était le 21 novembre 1990. J’ai gagné trois courses ce jour-là, dont une Listed avec Orage noir. Subotica, c’est à la fois ma première monte pour Monsieur Fabre, ma première victoire pour lui, mon premier Gr1 et mon premier "Arc". Subotica a incontestablement marqué ma carrière.

 

Eddery, Cauthen et… Jarnet

André Fabre était satisfait de moi. Il m’a demandé de rester jockey chez lui. Je crois que nous nous comprenions bien. À l’époque, il avait Pat Eddery qui montait les "Abdullah" et Steve Cauthen qui montait les "Maktoum". Je crois qu’André Fabre voulait former un jockey pour son écurie à ce moment- là. Il avait eu des apprentis, comme Yannick Fouin, mais il ne les a jamais emmenés au-delà de l’apprentissage.

J’avais des résultats, forcément, pour arriver dans une grande écurie comme cela. Mais je n’ai pas changé ma manière de vivre. Je ne me suis pas mis à flamber, car ce n’est pas dans mon

caractère. J’avais de bons résultats en passant derrière Eddery et Cauthen. Je me suis façonné progressivement. Dès le jour où je suis entré au service d’André Fabre, j’avais en tête que j’en sortirais un jour, parce que c’est comme ça. C’est ma philosophie et je m’y étais préparé. Le jour où il m’a dit qu’il n’avait plus besoin de mes services, je lui ai répondu : « D’accord. » Et nous nous sommes quittés comme cela, en trente secondes, après neuf ans de collaboration. C’était fini. Je suis parti. Mais je m’y étais préparé de très longue date. Je suis resté neuf ans chez André Fabre. C’est un record de longévité chez lui.

 

Le meilleur : Pennekamp

Mon plus grand souvenir durant ma période chez André Fabre, c’est Subotica. Mais le meilleur cheval que j’aie monté, c’est Pennekamp. Il a gagné les "Guinées" et est arrivé invaincu sur le Derby d’Epsom. Il s’est accidenté durant la course. Je pense que nous n’aurions pas été loin du

compte sans cela...

 

L’APRÈS-FABRE

Thierry Jarnet : « Je suis toujours resté aussi exigeant. »

 

Avec ma compagne pour agent…

Je suis ensuite devenu jockey free-lance. À ce moment-là, ma compagne Sandrine [Tarrou, Ndlr] est un peu devenue mon agent. Elle a été une sorte de précurseur au système que l’on connaît aujourd’hui. Elle décortiquait les courses pour moi. Elle était mes yeux pour voir ce qu’il se passait derrière moi quand j’étais en piste et me conseillait ensuite dans le choix des montes. J’ai aussi un contrat de première monte avec l’écurie Niarchos quelque temps après mon départde chez Fabre.

 

Une sélection des montes

Aujourd’hui, j’évite beaucoup de réunions en province. Par exemple, la veille du Prix de Diane, je n’ai pas voulu aller monter à Lyon, alors que Criquette me l’avait proposé. C’était en semi-nocturne et cela oblige à rester sur place le soir, car il n’y a plus de train ensuite. Je ne voulais pas revenir le lendemain et être dépendant de possibles problèmes de transport... Je voulais dormir à la maison et me concentrer sur ma course. On ne peut pas courir tous les lièvres à la fois. Alors, depuis deux ans, je sélectionne beaucoup mes montes.

 

Une hygiène de vie naturelle

J’ai toujours été exigeant. Mais c’est ma façon de vivre d’avoir une telle hygiène de vie. Pour moi, ce n’est pas une contrainte. Je ne suis pas gourmand. Je suis comme cela depuis mes débuts. J’ai pu parfois rester deux jours sans manger. J’oubliais de me nourrir. Je rentrais des courses, j’allais me coucher et le lendemain je me levais pour travailler.

Vous pouvez faire un grand repas à côté de moi, cela ne

me gêne absolument pas de ne toucher à rien.

 

FREDDY ET MOONLIGHT CLOUD

Thierry Jarnet : « Quand j’étais jeune, Freddy m’a souvent tiré l’oreille ! »

 

Le coup de pouce de Freddy

Mes bons résultats de cette année ? C’est un tout. Il y a de la

chance aussi. La chance, cela compte. Et puis Freddy m’a donné un bon coup de pouce. Dans le vestiaire, j’étais à côté de Freddy et d’Alain Lequeux. On avait le même valet. Ils m’ont façonné.

J’ai passé une quinzaine d’années à leurs côtés. Quand Freddy s’est installé entraîneur,

j’ai été l’un de ses premiers jockeys. Ensuite, Davy Bonilla a beaucoup monté pour

lui, et quand cela n’a plus été le cas, Freddy a fait de nouveau appel à moi. Quand j’étais jeune, Freddy m’a souvent tiré l’oreille. Il m’a connu quand j’étais petit comme ça [il

mime la taille d’un enfant, Ndlr].

 

Il faut savoir ne pas suivre les ordres

Quand il était jockey, Freddy montait ses chevaux près de la tête. C’est l’école Head

et c’est l’école Boutin ; on monte les chevaux de l’avant. Je pense qu’il était inquiet pendant le Prix de la Forêt, car j’étais loin avec Moonlight cloud. Mais l’école Fabre, c’est celle de la patience avec les chevaux. C’est une formation différente. Souvent, je discute tactique de course avec Freddy. On apporte chacun notre truc. Et souvent, pour finir, il me dit de monter à l’intuition. Finalement, je pense que l’on perd beaucoup de courses à vouloir à tout prix monter aux ordres, même si l’on en gagne aussi en ayant respecté les ordres.

 

Jamais inquiet dans le "la Forêt"

Dimanche, nous savions que Gordon Lord byron allait être monté devant. Nous ne voulions pas le suivre absolument, car, comme Moonlight Cloud s’élançait à son extérieur, nous risquions de nous retrouver nez au vent. J’ai fait confiance aux capacités de Moonlight Cloud. Je l’ai laissée faire. Si jamais elle ne gagnait pas face à ces chevaux-là, cela voulait dire qu’elle n’était pas dans un grand jour, c’est tout. Je ne lui ai pas demandé d’avancer avant les quatre cents derniers mètres. Les chevaux ont quatre cents mètres d’accélération, pas au-delà. Et si on peut attendre les trois cents derniers mètres, c’est très bien aussi. Dans le parcours, j’avais repéré quel cheval était à quel endroit. Je savais qu’à la vitesse où ils étaient allés devant, je pourrais les voir. Je n’étais pas inquiet.

 

PRÉSENT ET AVENIR

Thierry Jarnet : « Je ne veux pas devenir entraîneur. Éleveur, oui. Mais entraîneur, non. »

 

Pas de plans sur la comète

Je ne sais pas grand-chose sur mon avenir. Je sais juste que je ne veux pas devenir entraîneur. Je n’ai pas de plan. Pour l’instant, je veux continuer comme maintenant, rester jockey. Je n’ai pas de date d’arrêt de ma carrière, je n’y pense pas. Des accidents, j’en ai eu. J’ai su revenir. Quand

j’étais arrêté, je n’avais qu’une hâte : me remettre en selle. La logique voudrait qu’une fois ma carrière terminée, je monte les chevaux de ma compagne le matin. Mais je ne veux pas y penser. Ce n’est pas dans l’air du temps. J’ai besoin de travailler, de sentir le cheval [il mime le geste avec ses mains, Ndlr]. Il faut que je sente le cheval le matin. Les yearlings, ce sont de la matière brute. L’entraîneur, c’est comme un sculpteur. Il façonne, voit grandir, évoluer le cheval. Ce qui arrive à la famille Head, qui a élevé Trêve, c’est magique.

 

La passion de l’élevage

Avec ma compagne, nous élevons aussi. Quand un de vos élèves met le pied sur l’hippodrome, c’est déjà une victoire. Et quand il gagne, c’est magique. Pendant quinze ans nous avons élevé des pur-sang arabes. Mais nous avons vendu nos derniers sujets la semaine dernière, aux ventes de Saint-Cloud. Nous sommes passés aux pur-sang et nos premiers élèves, qui ont 2ans, sont à l’entraînement. C’est fantastique. L’élevage est passionnant et je trouve vraiment très regrettable que France Galop refuse de me reconnaître comme éleveur – simplement parce que je suis jockey. On nous interdit tout. Alors que, sincèrement, la passion d’éleveur n’a

rien d’incompatible avec celle de jockey. Qui peut croire que dans une course où j’ai une monte, je ne défende pas mes chances pour avantager un de mes élèves... Ce n’est pas sérieux.

De la même manière, certaines personnes se demandent pourquoi je ne suis pas marié avec Sandrine. La réponse est que le Code des courses nous l’interdit. Vous rendez-vous

compte ? Aujourd’hui encore, en 2013, un article du Code interdit à un jockey d’être marié avec un entraîneur… C’est fou. Si vous voulez passer outre, il faut aller au Tribunal,comme l’a fait Myriam Bollack-Badel.

 

De Maisons à chantilly

Finalement, nous avons dû quitter Maisons-Laffitte il y a sept ans pour nous installer à Chantilly, car nous manquions de place. Mais en fin de compte, moi qui n’avais jamais voulu déménager

à Chantilly, je ne regrette pas du tout. Je me dis même que nous aurions dû le faire avant.

 

Dur dur, d’être dans les tribunes !

J’aurai du mal à passer de l’autre côté de la barrière. Quand ma compagne était enceinte, j’ai eu l’occasion de jouer le rôle d’assistant. Je ne montais pas ses pensionnaires et je donnais les ordres, regardant les courses dans les tribunes. C’était horrible. On ne peut pas agir ni réagir. Comme un acteur inactif. C’était très difficile pour moi.


17. Influence du père de mère & Placenta (++)

par JDG  www.jourdegalop.com


L'INFLUENCE DU PÈRE DE MÈRE ENFIN EXPLIQUÉE PAR LA GÉNÉTIQUE !

Darshaan est un père de mères exceptionnel, et le mot est faible. Deux cents gagnants de

Stakes dont 40 vainqueurs de Gr1 (Indonésienne comprise) sont à mettre à l'actif de la

production de ses filles ! Darshaan avait pour père de mère Abdos, un étalon qui laissa peu

de traces dans le registre des pères de gagnants mais dont les filles engendrèrent dix gagnants

de Gr1...

Une récente découverte de la génétique nous apporte un éclairage nouveau sur la question :

la qualité du placenta serait majoritairement influencée par l'étalon, et une partie des gènes

paternels qu'il contient se transmettrait à l'embryon par imprégnation. Ce n'est donc pas la

poulinière qui, comme on le pensait, détermine la qualité de son placenta dans son propre

corps ! Quatre-vingt treize gènes "placentaires" ont été identifiés chez le cheval, dont soixante-dix-huit propres à cette espèce. Certains d'entre eux influencent la régulation de la croissance et certaines fonctions métaboliques, d'où un effet direct sur le niveau de performance. Ces gènes

ne s'expriment pas sur le foal à naître, mais entrent dans le capital génétique que ce foal, devenu

poulinière, sera amené à transmettre à ses produits. De fait, on comprend mieux pourquoi

certains traits peuvent sauter une génération, mais aussi pourquoi certains étalons présentent des taux d'avortement ou de naissances prématurées supérieurs à la moyenne parmi les juments qu'ils ont honorées...

L'héritage du père de la mère est donc loin d'être neutre. Une bonne raison pour, dorénavant,

le faire figurer en lettres capitales grasses dans les pedigrees de vente !

Pour plus d'information, se reporter à la dernière news mise en ligne sur notre site

www.dna-pedigree.com.

 

 

 

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 le secrétaire générale de l’Association.


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La relation cheval cavalier