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2016 ANNEE CHARNIERE

La relation cheval cavalier

1. Sacrée France (Etat, ses représentants et français) !

2. Bonne année 2016

3. Courses : « S’associer sans être piégé »

4. E-QUINTE + E-TIRELIRE : « retour à la vertu de l’expertise vs la diminution du hasard »

5. Vaccination contre la rhinopneumonie

6. American Pharoah sportif de l’année pour le public !

7. Cohérence pour l’incohérence !

8. 137.000 € pour le mobilier de Longchamp

9. Le Trot toujours plus vite

10. Initiative « Au-delà des pistes »

11. BLOG - Articles

12. Aides pédagogiques

13. Recommandés « La relation cheval cavalier »

 

 

1. Sacrée France (Etat, ses représentants et français) ! 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Le temps s’accélère si vite qu’il semble inexorable l’ajustement du modèle économique français, et ainsi celui de la filière équine. Quoique l’on puisse aussi en douter en décryptant certaines idées politiques dont celle de la Fédération Française d’Equitation à promouvoir la compétition dans les centres équestres* (Table ronde 3 – Déplacer le curseur au temps 1:37). Approche opposée à "l'Animation" soutenue pendant une quinzaine d’années (le fichtre "baby poney" qui a mené progressivement à cette décroissance prospère chez les plus jeunes). Associée à de nouvelles ultimes contraintes économiques vis à vis des propriétaires, il sera bientôt annihiler l’essor de l’équitation qu’avait su créer l’initiative du Poney-Club de France !

*Alors que toutes les études disent les générations X, Y, Z à la recherche d’une vie équilibrée.

 

 

 

Au contraire du nouvel élan que montre les Courses (si l’Etat entend le discours de Jean Arthuis), cette démagogie fédérale à surfer sur la vague de la facilité économique passe au stade ultime de déprécier la filière par sa base (renforçant par-là même son bilan économique aux yeux de l'Etat). Ajoutons les dernières ventes aux enchères NASH transformées en partie de Monopoly (folle enchère sur un top price !), la débâcle de la valorisation du cheval de Sport français, les excellents résultats du haut niveau sont plus que jamais l’arbre qui cache la forêt ! Deux années auparavant, j'avais raison de le craindre, pas des performances, mais de l'arbre qui cache la forêt !!!


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Je n’argumente plus et préfère pour cette Nouvelle Année 2016 promouvoir les événements qui engendrent la passion et les disciplines qui enseignent les valeurs du cheval grâce au site agendaducheval.com. D’une certaine manière, je vais participer à balader les gens heureux…

agendaducheval.com est aujourd’hui associé à un blog. Blog qui a pour but de présenter, prévenir, simplifier… en espérant sur quelques points, une harmonisation constructive rapide pour les passionnés et le public plus généralement.

 

Le site larelationchevalcavalier.com sera réorganisé au cours du premier trimestre.

 

 

2. Bonne année 2016

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Je vous souhaite une Bonne Année 2016. Que l’autocritique, l’enthousiasme et les bonnes dispositions nous animent tous…

  

 

Quelques rencontres 2016  :

Cliquez sur les liens suivants pour accéder au détail de sa fiche Evénement :
- Portes Ouvertes du Haras de Cercy 
- Salon Cheval Passion
- Comprendre la locomotion du Cheval
- Stage Delgado-Pignon dans l’Oise 
- Polo Masters à Megève
- Journée d’Info de l’Elevage
- Route des étalons
- Coupe du Monde de Bordeaux
- Reims en selle
- Michel Robert à Saumur
- Journée Recherche équine
- Salon Wallonie Event
- Paris Regio
- Grand National Dressage de Jardy
- Show Hunter à Lamotte Beuvron
- Grand National CCE de Pompadour
- CSIO La Baule
- Show western
- Journée Ethologique à Saumur 
- Congrès ISES à Saumur
- American Tours Festival
- Equestria à Tarbes
- Ecole Royale Andalouse à Paris Bercy
etc.

 

Actuellement, une quinzaine d'événements rejoignent l'agenda, vous pouvez les sélectionner par date, proximité, type d'événement et accès libre ou payant.

 

Proposer vos événements
Proposer aussi vos événements, c'est multiplier le nombre et la diversité des rendez-vous, c’est jouer la carte de la proximité, du choix, du cheval… c’est enraciner une passion qui motive aux déplacements, à l’investissement…

 

Recevoir l’agenda du cheval
S’abonner à l’Agenda du Jour, c’est recevoir les rendez-vous des jours suivants à 19h

 

 

3. Courses : « S’associer sans être piégé »

par Cabinet Bigeon Assurances via JDG (Tout public)

 

« Le contrat d'association entre propriétaires de chevaux de course présente la particularité d’être régi à la fois par le Code des courses et par le Code civil. Si les règles prévues par le Code des courses sont bien connues, en revanche l’association indivision conventionnelle (c’est-à-dire née de la volonté des parties) soumise comme telle au Droit civil entraîne des conséquences parfois ignorées par les associés. En effet les propriétaires pensent souvent qu'en cas de litiges, seul le Code des courses sera applicable et permettra de résoudre leur différend, ce qui n’est pas le cas.

S'il est exact que le contrat d'association, pour être valable aux yeux de France Galop, devra respecter le Code des courses, que le formulaire sur de nombreux points exprimera la volonté des parties qui devront la respecter, le régime légal de l'indivision prévu par les articles 815 à 815-18 du Code civil s'applique de plein droit à toute indivision. Donc même pour ceux qui ont pris la précaution de rédiger une convention, le régime légal pourra néanmoins donner des solutions pour les questions que la convention n’aura pas réglées.

Quels sont les droits de chaque associé ? Peut-on vendre ses parts ? Comment peut-on mettre fin à l’indivision ? Quelles sont les précautions à prendre pour éviter les conflits ? Autant de questions que nous examinons à travers la formation, le fonctionnement et la fin de l’association.

 

Le formulaire d’association France Galop désormais accessible en ligne

Au galop, seuls des propriétaires ayant déjà un agrément en tant qu’associés pourront figurer dans le contrat d’association. Les associés se contentent de remplir le formulaire édité par France Galop, lequel prévoit un certain nombre de clauses indispensables au fonctionnement de l’association et notamment les éléments suivants : nom du cheval, nombre d'associés, clauses financières, participation du cheval aux courses à obstacles et/ou aux courses à réclamer, taux de réclamation, durée du contrat déterminée ou indéterminée, nom de l’associé dirigeant, nom de l’entraîneur (contractuel ou non), répartition financière. Précisons que les nouveaux formulaires édités par France Galop ont supprimé la rubrique «Autres conditions financières et conditions particulières » rubrique qui permettait aux associés d’ajouter des clauses telles que répartition de certains frais, priorité de rachat entre associés, possibilité pour les associés de convenir, en cas de résiliation du contrat par l’un des associés, d’inscrire le cheval aux ventes publiques mais dont l’exécution ne pouvait donner lieu à une gestion automatisée.

Cette rubrique a également été supprimée pour aligner le formulaire papier sur le formulaire en ligne qui existe depuis septembre 2014. En effet les associés, via l'associé dirigeant, disposent désormais de la faculté de remplir le contrat d'association directement en ligne. Cette nouvelle modalité facilite et accélère grandement la conclusion du contrat, notamment lorsque les associés sont nombreux (20 maximum). Plus besoin de formulaire papier adressé par courrier aux différents associés, en autant d’exemplaires que d’associés, lesquels devaient être signés par tous avant que le contrat ne puisse être enregistré par France Galop. Désormais, l’associé dirigeant, à travers son compte personnelFrance Galop, complète en ligne le contrat et les associés reçoivent une invitation, par email, à confirmer les clauses du contrat également via leur compte France Galop. (1) La résiliation de l’association peut elle aussi être réalisée par internet. Dans l’application en ligne, aucune clause particulière ne peut être insérée. Désormais si les associés veulent insérer des clauses particulières, ils doivent le faire dans un document à part. L'association peut fonctionner dès que le formulaire de France Galop est rempli et enregistré par l’organisme.

 

Fonctionnement de l'association

Des conflits entre associés peuvent survenir concernant la carrière du cheval. Les occasions de ne pas être d’accord sont nombreuses : choix de l’entraîneur tout d’abord, (si les associés ne se sont pas engagés sur un nom), choix des engagements, lieu d'entraînement, options vétérinaires, opportunité d’une castration, diminution du taux de réclamation, etc. S’il n’y a pas de convention d’indivision donnant des pouvoirs de gestion à l’un des associés ou à l’entraîneur, que se passe-t-il en cas de désaccord persistant ? Quels sont les pouvoirs de chacun ?

Deuxième fausse idée à éliminer : en droit, l’associé dirigeant n’a pas plus de pouvoirs que les autres associés, sauf si des pouvoirs lui ont été donnés par convention ! L’associé dirigeant représente les autres associés vis-à-vis de France Galop qui souhaite n’avoir qu’un seul interlocuteur, mais il n’est pas le gérant de l’association. Aux yeux de France Galop, il est réputé agir au nom de tous, mais en cas de litige, il devra prouver qu’il avait l’accord des autres associés pour prendre les décisions.

Le principe dans une indivision conventionnelle c’est que chaque indivisaire a les mêmes pouvoirs sur le bien : l’indivision fonctionne donc sur le principe de l’unanimité. L’unanimité est notamment obligatoire pour les actes les plus graves (dit acte de disposition) concernant le cheval, tels que la vente, mais aussi la castration du cheval. Autant dire qu’en cas de conflits, cette règle ne facilite pas la prise de décision. Il y a quelques exceptions, notamment depuis une loi du 23 juin 2006. 

Un copropriétaire peut prendre seul une décision si elle a pour objet de parer à un péril qui menace la conservation du bien, la mesure devant être nécessaire et raisonnable (Article 815-13 du Code civil). De même les décisions qui concernent l’exploitation normale des biens indivis peuvent être prises à la majorité des deux tiers des associés : (article 815-3 alinéa 3 du Code civil). Ces associés réunissant les deux tiers des parts devront informer les autres indivisaires des décisions prises sous peine de voir ces derniers considérer les décisions comme non applicables à leur endroit. Mais que veut dire l’exploitation normale d’un cheval ? On pense évidemment à son exploitation en tant que cheval de courses : le confier à un entraîneur qui l’engagera dans des courses. Toutefois dans les deux cas précités, les associés qui prendront ces décisions en présence d’une opposition des minoritaires s’exposent aux critiques de ces derniers. Si ces exceptions à la règle de l’unanimité ont le mérite d’exister et peuvent permettre provisoirement le déblocage d’une situation préjudiciable à tous, les associés, même majoritaires, doivent être prudents dans leur utilisation. C’est pourquoi ils peuvent préférer l’option judiciaire : en cas de mésentente, il est possible de saisir le Président du Tribunal en procédure urgente pour se faire autoriser à passer outre le consentement d’un coindivisaire dont l’opposition à un acte mettrait en péril l’intérêt commun.

On le voit, ces textes ne sont pas forcément simples d’utilisation lorsque l’on raisonne sur un cheval où les décisions doivent être prises rapidement dans l’intérêt de la carrière du cheval qui peut facilement être réduite à néant, en cas de conflit. L’entraîneur, de son côté, doit pouvoir exploiter le cheval de manière sereine sans craindre une opposition de certains propriétaires.

 

Vendre ses parts, est-ce possible ?

Peut-on sortir de l’association et dans quelles conditions ?

Le copropriétaire n’est pas autorisé à céder ses parts sans en informer les autres associés : s’il souhaite vendre ses parts à une personne qui ne fait pas partie de l’association, il doit notifier en principe par acte d’huissier (article 815-14 code civil) à ses autres coindivisaires le projet avec le prix et les conditions de la cession. Si le cheval est sous contrat d’association France Galop, le cheval ne pourrait ensuite courir que si le nouvel associé est lui aussi agréé par France Galop, avec une résiliation du précédent contrat d’association. Le risque de voir l’associé vendre ses parts en douce de ses associés est donc faible. L’associé peut aussi décider de vendre ses parts à un autre associé et même de prévoir par convention qu’une priorité sera accordée à un des associés. Evidemment, la mise en vente totale du cheval n’est possible qu’avec le consentement de tous. Si l’associé veut vendre ses parts et qu’il ne trouve aucun acheteur ni à l’extérieur ni au sein des associés, sa seule sortie sera de provoquer le partage et donc la fin de l’indivision (cf. ci-dessous).

 

Comment mettre fin à l’association ?

Le principe est que « nul n’est tenu de rester dans l’indivision ».

En théorie, chaque associé peut à tout moment mettre fin à l’association. Toutefois on peut s’engager par convention à rester associé pendant une durée de 5 ans maximum (cf. Art. 1873-3 du code civil qui prévoit une possibilité de sortie anticipée pour justes motifs). Le formulaire France Galop offre la possibilité de prévoir une durée limitée ou illimitée à l’association. Dans le premier cas, les coindivisaires devront attendre l’échéance pour sortir du contrat et s’opposer à la reconduction automatique si elle est prévue. Si l’association est à durée indéterminée, chacun des associés peut informer les associés et France Galop (par LR/AR) qu’il souhaite résilier l’association, laquelle sera effective dans le délai d’un mois. Toutefois les associés restent copropriétaires sur le plan du droit civil : ce qui signifie que le cheval ne peut plus valablement courir (le formulaire étant résilié), mais les associés le sont toujours. La carte d’immatriculation, notamment, le confirme. À ce stade, deux solutions sont envisageables : soit un ou plusieurs associés rachètent la part des autres, avec un prix convenu entre les parties, soit à défaut d’accord sur le prix, le meilleur moyen de sortir de l’indivision reste l’inscription du cheval aux ventes aux enchères publiques afin de permettre un prix de vente du cheval qui ne pourra pas être contesté. Il est à ce stade urgent, en toute hypothèse, de ne pas rester associé dès que le contrat a été résilié auprès de France Galop.

Enfin il faudra être vigilant dans le choix de ses associés, puisque la validité de l’agrément de chacun est nécessaire. Imaginons qu’un associé ne règle pas les pensions à l’entraîneur ? Sachant que les associés ne sont pas solidaires entre eux et donc pas tenus de se substituer à l’associé défaillant, ce dernier peut se retrouver en opposition. La perte ou la suspension de son agrément peuvent empêcher l’association de fonctionner.

Pour conclure, le formulaire proposé par France Galop complété par la notice, permet de détailler précisément les modalités du fonctionnement de l’association. Toutefois il n’a pas pour but d’anticiper sur d’éventuelles difficultés qui surviendraient entre les associés. C’est pourquoi la précaution de rédiger en amont une convention qui permettra une solution aux divergences de points de vue sur la carrière du cheval, devrait permettre une sortie de crise en respectant au mieux les droits de chacun et en préservant ce qui importe le plus, c’est-à-dire la carrière du cheval.»

 

 

4. E-QUINTE + E-TIRELIRE : « retour à la vertu de l’expertise vs la diminution du hasard »

par Adeline Cancre & JDG (Tout public)

 

11/12/15 : Et si cette e-tirelire en ligne, à 3 chiffres, était l’aubaine de dynamiser les paris en insufflant la culture du cheval ? Personnellement, j’en ferai un cheval de bataille publicitaire : qualité du jeu = recette optimisée (car l’effet « loterie » a été écarté des paris en ligne). Dans ces conditions, ce serait un bien que cette e-tirelire tombe régulièrement (voire chaque jour comme cela semble s’annoncer) si elle permet de développer la passion au cheval… A suivre.

 


 

JDG 12/12/15 :
« LA TIRELIRE DU E-QUINTÉ+ TOMBE ENCORE À SON DEUXIÈME JOUR

Comme jeudi, le premier jour de son existence, le e-Quinté+ a vu sa e-Tirelire tomber vendredi. Lors d’un nouvel événement organisé à Vincennes, deux mises gagnantes (dans l’ordre) ont été associées au e-numéro plus tiré au sort (le 067). Ces deux mises se répartissent les 80.000 euros de la e-Tirelire et reçoivent 40.000 euros chacune. Ces deux mises touchent 41.140 euros contre 1.140 euros pour les 56,5 autres mises gagnantes (dans l’ordre) au e-Quinté+.

Parallèlement, dans le offline (réseau des points de vente, service téléphone AlloPari, hippodromes) le Quinté+ a enregistré 746,15 mises gagnantes dans l’ordre, mais aucune avec le numéro plus du jour (1.631). Si l’on file la comparaison, il faut noter que les rapports du Quinté+ sont inférieurs (comme le jour 1 de la séparation des masses) à son homologue du net – répétant en cela le constat de jeudi. Dans l’ordre, le Quinté+ rapportait 820,00 euros (pour 2 euros) et 16,40 euros dans le désordre. Simultanément, le e-Quinté+ affichait 1.140 euros (pour 2 euros) dans l’ordre et 22,80 euros dans le désordre. Le choix de limiter le nombre de bonus (un au e-Quinté+ contre trois au Quinté+) joue visiblement à plein son rôle pour valoriser le rapport désordre.

 

La bataille de l’expertise contre le hasard

Quant à la fréquence à laquelle la e-Tirelire tombe (100 % au jour 2 de l’offre e-Quinté+), il n’y a là rien d’étonnant dès lors que le rapport entre les deux systèmes proposés va de 1 à 30. Du côté du online, un joueur a une chance sur cent de toucher le bon e-numéro plus gagnant (tiré au sort de 001 à 100). Du côté du offline, le même joueur a une chance sur 3.000 de voir apparaître le numéro plus gagnant sur son récépissé (tiré au sort de 0001 à 3.000). La baisse de l’audience du hasard est évidente dans le online. C’est finalement le retour à la vertu de l’expertise versus la diminution de l’impact du hasard. En dépit des masses très inférieures du online par rapport au offline (242 133 euros ont été engagés vendredi au e-Quinté+ contre 3.957.659 euros au Quinté+), mieux vaut pour l’heure jouer sur le net. »

 

 

 

5. Vaccination contre la rhinopneumonie 

par JDG  (Eleveurs, professionnels… Tout public)

 

« Les herpèsvirus équins 1 et 4 sont des agents pathogènes respiratoires représentant une menace réelle du point de vue de la santé et du bien-être du cheval. Les conséquences économiques sont importantes. La vaccination et des mesures d’hygiène adaptées sont les outils essentiels pour prévenir ou limiter la propagation de cette maladie infectieuse virale. Nous vous proposons un tour d’horizon de la maladie avec deux chercheurs de la fondation Hippolia, Stéphane Pronost (LABÉO Frank Duncombe) et Romain Paillot (Animal Health Trust – Chaire d’excellence en immunologie équine Université de Caen & LABÉO Frank Duncombe).

 

Description de la maladie

La rhinopneumonie est une maladie respiratoire induite par les herpèsvirus équins 1 et 4 (HVE-1 et HVE-4). Chez le jeune cheval, elle se caractérise le plus souvent par une hyperthermie (élévation de la température), une toux, un écoulement nasal et parfois oculaire. La persistance des signes cliniques au-delà d’une semaine peut indiquer le développement d’une infection respiratoire secondaire de type bactérien. La dissémination du virus HVE-1 dans l’organisme est parfois associée à des complications telles que l’avortement chez la jument pleine, la mort du nouveau-né après une infection au cours de la gestation, ou des atteintes neurologiques de gravité variable. Des avortements ont été décrits dans de très rares cas avec le HVE-4.

Il est important de noter que l’infection par les virus HVE aboutit également à l’établissement du virus de façon latente, c’est-à-dire que le virus n’est que peu ou pas détectable et qu’aucun symptôme ne témoigne de sa présence dans le corps de l’animal. En cas de stress de l’animal – ou d’autres facteurs encore mal identifiés - le virus HVE latent peut être réactivé, ce qui conduit à son excrétion par la voie respiratoire, à sa transmission à des congénères, entraînant la propagation de la maladie, ou à l’apparition de signes cliniques, qui incluent les formes secondaires, comme la perte du foetus chez la jument pleine. La rhinopneumonie est une affection hautement contagieuse sous sa présentation respiratoire. Le cheval infecté peut transmettre la maladie à distance par l’excrétion d’aérosols infectieux (contenant le virus). Le virus est détectable dans les sécrétions nasopharyngées pendant plusieurs semaines après la survenue des signes cliniques. Le foetus et/ou le placenta peuvent également être à l’origine de contaminations dans le cas des avortements liés aux virus HVE. La décontamination des personnels et du matériel en contact avec les animaux infectés, ou à proximité, est primordiale pour limiter le risque de transmission du virus.


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La vaccination : un outil de prévention essentiel

La vaccination contre la rhinopneumonie est actuellement un outil essentiel pour combattre l’infection respiratoire induite par le HVE. L’immunité obtenue a pour objectifs de réduire significativement :
- le risque d’infection ;
- la sévérité des signes cliniques ;
- l’excrétion virale en cas d’infection.

 

Différents vaccins contre la rhinopneumonie

Les vaccins contre la rhinopneumonie disponibles sur le marché européen sont majoritairement à base de virus entier inactivé. Ils sont administrés par voie intramusculaire et stimulent principalement des anticorps circulants. Un vaccin contre la rhinopneumonie contenant du virus HVE-1 vivant atténué est commercialisé en Allemagne. Lors de l’Assemblée Générale des AQPS, le Docteur Paul-Marie Gadot (France Galop) est revenu sur la pénurie de vaccins contre la rhinopenumonie qui touchait actuellement la France [voir article publié dans l’édition du 30 novembre 2015 de Jour de Galop, NDLR]. Les juments n’ayant pu avoir leur injection de rappel seront tout de même autorisées à être saillies, mais devront être vaccinées quand les laboratoires auront réapprovisionné les vétérinaires, ce qui est prévu en mars ou en avril.

 

Conditions de vaccination

Seuls les animaux en bonne santé doivent être vaccinés afin d’optimiser la réponse immunitaire induite par la vaccination, et ainsi, le niveau de protection. Les traitements immunosuppresseurs (par exemple, les corticostéroïdes) sont à éviter dans les deux semaines qui précèdent ou qui suivent l’immunisation. Il convient de prévenir les écarts de température trop importants (par exemple, les conditions de conservation du vaccin).

Les composantes vaccinales sont généralement thermosensibles et certains vaccins contiennent des organismes vivants, bien qu’atténués. La dose vaccinale est bien homogénéisée avant utilisation et administrée dans son intégralité. L’injection d’une dose incomplète peut avoir des conséquences négatives, quantitatives et/ou qualitatives, sur la réponse immunitaire induite et entraîner une protection vaccinale incomplète. Les conseils d’administration propresà chaque vaccin (injection intramusculaire) doivent être respectés, ce qui revient à éviter une injection intraveineuse ou sous-cutanée dans la majorité des cas.

 

Planning de vaccination

• Poulain et cheval adulte

Il est généralement recommandé de vacciner les poulains âgés de 5 à 6mois (V1), avec une seconde immunisation dans les quatre à six semaines suivantes (V2). Le système immunitaire doit être restimulé par une immunisation simple deux à six mois plus tard (V3). Des immunisations de rappel sont effectuées par la suite tous les six mois à un an, en fonction des recommandations du vaccin utilisé et des risques. Si le poulain est vacciné entre 4 et 6 mois d’âge, il est recommandé de vérifier l’absence d’anticorps maternels avant l’immunisation. L’immunisation des animaux avant l’âge de 4mois est déconseillée.

• Jument gravide

Afin de limiter l’incidence des avortements infectieux induits par le HVE, il convient de vacciner les juments pleines aux cinquièmes, septièmes et neuvièmes mois de gestation. Une immunisation plus précoce (au troisième mois de gestation) est parfois pratiquée.

• En cas d’épidémie

Aucune règle n’est actuellement établie concernant l’utilisation de la vaccination contre la rhinopneumonie en cas d’épidémie. Réaliser une injection de rappel chez des équidés récemment exposés à l’agent pathogène est généralement déconseillé. Toutefois, il est parfois préconisé d’immuniser les animaux non exposés, les nouveaux arrivants, afin d’induire une réponse dans les sept à dix jours (pour les chevaux qui ont été précédemment immunisés). Certains vaccins peuvent être employés chez les poulains de 3 à 4mois d’âge, s’il existe un risque d’exposition à HVE-1 et -4.

 

Effets secondaires

L’acte de vaccination correspond à l’introduction d’une substance étrangère immunogène dans l’organisme afin d’induire une immunité protectrice. La stimulation du système immunitaire, essentielle pour atteindre cet objectif, requiert l’activation de nombreux processus physiologiques, comme une hyperthermie transitoire et/ou une inflammation au sited’immunisation qui peut entraîner un oedème local et/ou une raideur musculaire. Dans ce contexte, l’apparition de signes secondaires dans les heures ou les jours qui suivent la vaccination n’est pas anormale. Quand elles sont observées, ces réactions, qui surviennent dans un second temps, ne doivent pas, en principe, durer plus de quelques jours. Très rarement, des cas d’hypersensibilité ou un abcès au site d’injection sont décrits. Il convient de signaler tout effet indésirable associé à l’utilisation d’un vaccin. Bien que l’immunogénicité et l’efficacité des vaccins aient été rigoureusement testées, certains chevaux n’y répondent pas ou de manière suboptimale. La proportion d’équidés non répondeurs à la vaccination contre la rhinopneumonie n’a pas encore été déterminée, mais est probablement faible. Les raisons d’une réponse suboptimale à la procédure vaccinale n’ont pas encore été identifiées.

 

Conclusion

La plupart des vaccins HVE commercialisés en Europe sont des vaccins à base de virus inactivés. La protection qu’ils confèrent est fondée principalement sur la stimulation de taux élevés d’anticorps protecteurs après immunisation. Les vaccins HVE sont principalement efficaces contre la forme respiratoire de la maladie, et se traduisent par une réduction de la sévérité de la maladie et de la transmission du virus HVE. Bien que peu ou pas d’effets directs aient été démontrés pour prévenir la forme neurologique de l’affection (ou myélo-encéphalopathie à HVE-1), les vaccins contre la rhinopneumonie disponibles actuellement pourraient toutefois jouer un rôle en diminuant la fréquence de l’infection respiratoire par les virus HVE, étape incontournable pour le développement des complications secondaires de la maladie. La vaccination contre la rhinopneumonie reste, de nos jours, un outil essentiel de prévention. La mise en oeuvre des programmes vaccinaux a également prévenu ou limité les vagues d’avortements multiples (abortion storms) induites par le virus HVE. »

 

 

6. American Pharoah sportif de l’année pour le public !

par JDG (Tout public)

 

« Dimanche, Sports Illustrated a révélé les résultats du vote du public pour la personnalité sportive de l’année. American Pharoah (Pioneerof the Nile) arrivait nettement en tête, avec 47 % des voix. Mais ce sont les journalistes de la rédaction qui tranchent et ces derniers n’ont absolument pas tenu compte des votes du public, choisissant de décerner le titre à la tenniswoman Serena Williams, qui arrivait en onzième position (sur douze) du côté du public. Ahmed  Zayat, propriétaire d’American Pharoah, a réagi sur Twitter, s’exclamant : « Volé. Volé. Volé. »

Serena Williams a remporté 53 de ses 56 matchs cette saison et trois des quatre tournois du Grand chelem. American Pharoah a, lui, remporté le Grand chelem des courses américaines, puisqu’il a enlevé la Triple couronne, puis le Breeders’ Cup Classic (Gr1). Un des journalistes de Sports Illustrated a commenté ce choix : « Elle [Serena Williams, ndlr] a aussi fait la différence dans d’autres domaines, se levant contre les standards de beauté à la fois avec des mots et des actions, comme en posant dans le calendrier Pirelli shooté par Annie Leibovitz avec seulement un bas de bikini. (…) Comme sportive, comme personnalité publique, comme symbole, personne n’a eu une influence et n’a embrassé le meilleur (et le pire) du monde du sport comme Serena Williams, championne et sportive de l’année 2015.»

 

 

7. Cohérence pour l’incohérence !

par JDG (Tout public)

 

« L’AMENDEMENT LOISIER REJETÉ À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

L’amendement Loisier, du nom de la sénatrice de Côte d’Or, présidente de la section Cheval au Sénat et récente membre du Comité du Trot, a été rejeté par l’Assemblée nationale, vendredi soir, lors du vote du projet de loi de finances. Cet amendement avait fait naître un vrai espoir pour la filière hippique. Son but était d’aménager la fiscalité des jeux en dur (paris hippiques et paris sportifs) pour garantir la viabilité de la filière française des courses hippiques, dont les ressources pâtissent de la concurrence de la Française des Jeux sur les paris sportifs. En effet, les paris sportifs en points de vente sont exploités en exclusivité par la Française des Jeux. Les taux de prélèvement proposés étaient les suivants : 9,8 % (contre 5,7 % actuellement) pour les paris sportifs off line, et 4,1 % (contre 5,3 % actuellement) pour les paris hippiques off line. Selon le texte de l’amendement, ces nouveaux taux étaient sensés, pour la filière hippique, « compenser la perte estimée de ressources, avec comme point de référence l’année 2012, à partir de laquelle la Française des Jeux a développé considérablement son activité de paris sportifs dans son réseau de points de vente. Les ressources supplémentaires ainsi dégagées au profit des sociétés de courses seront affectées à leur mission de service public, au développement de la filière hippique, qui est une filière agricole et économique à part entière, exportatrice et qui représente près de 180.000 emplois non délocalisables (dont plus de 57.000 à titre principal), souvent dans des zones rurales ». Le texte avait été adopté au sénat contre l’avis du secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, et c’est donc sans grande surprise qu’il a été retoqué par l’Assemblée nationale. »

 

 

 

8. 137.000 € pour le mobilier de Longchamp

par JDG (Tout public)

 

« La vente du mobilier de Longchamp a connu un très grand succès : l’étude Beaussant-Lefèvre en attendait 50.000 euros ; 137.000 euros sont tombés sous le marteau ! Le lot le plus cher, sans surprise, a été le (premier) poteau d’arrivée de la ligne droite, adjugé 21.000 euros à un collectionneur privé dont l’identité n’a pas été dévoilée. Les deux autres poteaux se sont bien défendus : 3.800 euros pour celui des 1.000m ligne droite, et 2.200 euros pour le "deuxième" poteau, dont un plaisantin disait qu’il faudrait l’offrir à l’Association des jockeys en hommage à tous les infortunés pilotes qui se sont un jour trompés de poteau ! Les meubles ont, en grande majorité, été remportés par des spécialistes du design des années 1960 : on devrait les revoir à la pièce dans des magasins spécialisés ou dans d’autres places de ventes.

Parmi les deux cents personnes qui remplissaient bien la serre de Longchamp, les professionnels étaient nombreux et ils ont pu laisser cours à leur enthousiasme, surtout pendant la vente d’éléments signalétiques : les mythiques insignes des toilettes (un homme en redingote portant haut de forme, et une femme chapeautée en robe longue), les pancartes "Tribune du Jockey Club" ou "Accès balances", un plan des écuries, etc… »

 

 

9. Le Trot toujours plus vite 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Je ne parle pas de la race, mais de sa maison-mère Le Trot et de ses missions associatives. Avec son nouveau site totalement orienté vers le public (et fonctionnel pour les professionnels), il vire en tête et distance France Galop. Dans son programme, Edouard de Rothschild, fraîchement élu nouveau président de France Galop en fait d’ailleurs le constat donc, la course semble ouverte pour que l’outsider se confronte au favori…

 

Le Trot met en lumière ses cracks 2016

 

Quant à La FFE, si le site parle aujourd’hui au public sportif, la scission entre les licences Club et les licences AM/PRO fait plus que jamais l’actualité (mais liée aux objectifs économiques de Lamotte Beuvron). Ce qui est moins un problème que la confirmation du manque de fluidité entre la condition Club et Amateur, la seconde cause de l’appauvrissement de la politique fédérale. Condition, pour l’avenir, d’autant plus problématique qu’un centre équestre augmente (compense) son chiffre d’affaires par les pensions et la vente de chevaux :
 

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Le premier déficit reste la formation des enseignants. Depuis septembre 2015, je lis sur tous les médias équestres que le ministère en porterait la responsabilité. Donc, c’est le ministère qui aurait créé la méthodologie de l’animation, de la démagogie et du déséquilibre, des trois tours minimum autour de chaque étrier, la recherche de l’équilibre en 7 Galops, le stage qui donne le galop… ??? !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Pourquoi faire simple pour la filière quand on peut faire compliqué et de l’argent pour certains ! Ce post me semble assez réaliste : « Enfin je ne peux imaginer que compte tenu des différents échelons qui doivent être ensemble mobilisés, il n'y a pas d'autres enjeux que » l'intérêt général.

La FFE et son comité n’a eu qu’une volonté vendre de l’abonnement annuel (qui est une excellente idée lorsque l’enseignant excelle à l’initiation donc, au perfectionnement et propose une opportunité à découvrir la compétition). Je n’affirme rien sans en tenir la preuve depuis au moins octobre 2012 ! Les années passent et sans ajustement adapté, les sports équestres sombrent en silence sous les étincelles de quelques couples…

 

L’avenir donne toujours raison aux personnes attentionnées à leur public. Félicitons Le Trot qui cherche toujours la solution dans l’ouverture.

Très intéressant : Ecouter son président nouvellement réélu, répondre à 10 questions de Paris-Turf (déplacer le curseur jusqu'au point 2).
 

Le galop annonce aussi des nouvelles inespérées en septembre dernier, quelle belle année en perspective, de bonnes nouvelles aussi pour les centres équestres qualifés :

 

 

10. Initiative « Au-delà des pistes »

par JDG (Tout public)

 

2016, une année charnière : CLIQUER ICI

Descendre le curseur pour accéder au texte sous les tableaux.

 

 

 

11. BLOG - Articles

par http://agendaducheval.blogspot.fr/  (Tout public)

 

Cliquez sur les liens ci-dessous pour voir apparaître le sujet. Le blog permet de critiquer…

DECEMBRE 2015

- Editorial
- Que représente la filière équine ?
- INSTITUTIONS : Elections
- FORMATION : L’équitation c’est facile mais…
- EQUITATION : Comment choisir un centre équestre
- EQUITATION : « Etes-vous doué(e) ? »
- FORMATION : Le Trot assis, un enseignement à revoir en urgence
etc.

 

 

 

 

12. Aides pédagogiques (-/+) 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Développper l’association fût  l’occasion de rédiger de nombreux écrits :

 

L’origine de l’association, la modélisation de l’équitation en 18 apprentissages : « Pour le cavalier en recherche de perfectionnement dans l’intention de situer l’origine des problématiques ».

 

Une AIDE PEDAGOGIQUE gratuite

 

Le contrôle des fondamentaux « classiques » chez le débutant :

- 2 à 3 cours particuliers (1/2 h)

- 6 cours collectifs (1 h) – Téléchargement gratuit

 

 

13. Recommandés par « La relation cheval cavalier » (++)

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Stages recommandés « avec cheval et exceptionnellement sans »

EQUESTRIAN COLLEGE, choisissez un référent de qualité et rencontrez-le régulièrement.

 

Stages recommandés « sans cheval »

Voici notre sélection de CENTRES EQUESTRES.

 

Rappelez-vous toujours que de tenir à cheval est (très… trop) facile, mais que la pratique de l’équitation est une démarche d’écoute, d’ajustements de position et de répétitions JUSTES (comme dans toute démarche d’apprentissage) à organiser auprès de personnes compétentes. Ce sont les raisons pour lesquelles il est important de choisir un centre équestre ou/et ses enseignants, en considérant une somme de critères, qui vous feront progresser grâce aux préliminaires de contrôle d’une position neutre (la condition obligatoire pour découvrir la véritable indépendance des aides). Leurs explications et les exercices seront simples (ce qui permet de comprendre le cheminement), structurants et adaptés à votre niveau. Mais les répétitions pour l’ajustement de LA position sont déterminantes comme valeur pédagogique de progression et de satisfaction. Cela pourrait sembler une perte de temps, mais elle est INCONTOURNABLE…

 

 

Chevaux et poneys à vendre

C’est l’Homme qui fait le Cheval donc, si vous cherchez un cheval ou un poney à acheter, il semble profitable de contacter directement les valorisateurs de chevaux et poneys. Ces hommes et femmes sont sympas, pas forcement de véritables commerçants, mais des travailleurs qui savent de quoi ils parlent, c’est l’essentiel lorsque l’on souhaite investir.

 

 


Cette newsletter est une Tribune ouverte à tous, et sur tous les sujets, pour l’intérêt du Cheval et de ses passionnés. Pour transmettre vos idées, cliquez ICI

 

 



La relation cheval cavalier