logo : La relation cheval cavalier

PRESERVONS NOS ELEVEURS AMATEURS

La relation cheval cavalier

Notre filière a besoin de plus nombreux Cirrus des Aigles (F), Solow (F), Silvana, Trèves (F), Bold Eagle (F), Timoko (F).. C'est la réflexion portée aux points 2 et 3 de cette newsletter, car ils créent une émulation, des spectacles extraordinaires, objets merveilleux de communication :

 

 

"Décrocher la Triple Couronne n'est pas facile" :  Les coulisses et la course

 

 

1. Pourquoi l’herbe du printemps augmente t-elle le risque de fourbure ?

2. ELEVAGE : Amélioration des races « sportives » par le pur-sang ?

3. ELEVAGE : Hier - Aujourd’hui - Demain

3b. ELEVAGE : Sélection de chevaux à vendre

4. Audimat filière & Médias nationaux

5. Agendaducheval.com

6. BLOG - articles

7. Aides pédagogiques

8. Recommandés « La relation cheval cavalier »

 


 

1. Pourquoi l’herbe du printemps augmente t-elle le risque de fourbure ?

par Samy Julliand via JDG (Tout public)

 

« Nous vous proposons aujourd’hui un nouveau volet de notre rubrique axée sur l’alimentation, en partenariat avec la société de recherche et de conseil en nutrition équine Lab to Field. Samy Julliand, nutritionniste équin et directeur de Lab to Field, explique le lien entre fourbure et herbe de printemps.

Faire vivre les chevaux au pâturage plutôt qu’en box est généralement associé à une moins grande prévalence de maladies d’origine alimentaire. Cependant, concernant les fourbures, il est observé une augmentation des cas chez les chevaux à l’herbe au printemps. Dans cet article, nous verrons quelle est l’origine de ces fourbures et des recommandations simples pour limiter les risques.

 

Les fructanes dans les pâtures

Une fois retirés les 80 % d’eau que contiennent les plantes vertes des pâtures, les principaux éléments restants sont des glucides : parois végétales et glucides de réserve principalement. Par le phénomène de la photosynthèse, en présence de lumière, les plantes vertes produisent des sucres simples à partir de l’eau absorbée par les racines et du dioxyde de carbone de l’air. Les sucres produits sont utilisés par la plante pour son développement et, assemblés en longues chaînes, ils servent à la construction des parois végétales. Cependant, lorsque la production de sucres simples est supérieure aux besoins de la plante, ceux-ci sont stockés.

Chez les graminées, famille majoritaire dans les pâtures, les glucides de réserve principaux sont les fructanes, constitués de chaînes de fructoses assemblés. Au printemps, avec la forte activité photosynthétique, la concentration de fructanes des graminées est très élevée. Sous les latitudes françaises, un second pic de croissance, moins marqué, est observé après la sécheresse estivale.


 

Fructanes, acidose et fourbure

Les enzymes sécrétées dans l’intestin grêle du cheval n’ont pas la capacité à digérer les fructanes consommés. Ceux-ci atteignent donc le gros intestin où ils sont fermentés par des bactéries. Cette fermentation produit du lactate (acide lactique), dont les concentrations intestinales augmentent avec la quantité de fructanes ingérés. Le lactate est une molécule au fort pouvoir acidifiant. Lorsque de grandes quantités de lactate sont produites dans le gros intestin, le pH intestinal diminue et une "acidose intestinale" est observée. En cas d’acidose sévère, la majorité des familles de bactéries hébergées dans le gros intestin ne peuvent plus survivre et sont détruites. Lors de la destruction, les toxines contenues dans ces bactéries sont libérées dans le milieu intestinal. Avec la baisse du pH, les parois intestinales sont endommagées et les toxines passent dans la circulation sanguine. Chez le cheval, cette endotoxémie d’origine alimentaire se traduit généralement par un épisode de fourbure. Contrairement à ce qui a longtemps été avancé, les fourbures d’origine alimentaire ne sont donc pas dues aux protéines ingérées mais aux "glucides facilement fermentescibles" comme les fructanes.

 

Recommandations nutritionnelles

Afin de limiter les risques de fourbures chez les chevaux conduits au pâturage au printemps, il est conseillé de restreindre les quantités d’herbe consommées pendant les périodes "à risque". Ceci nécessite avant tout de connaître ses pâturages et leurs périodes de fortes productions. L’éleveur peut agir à la fois sur la pâture et sur le temps passé à pâturer. Les concentrations en fructanes de l’herbe sont plus élevées dans les plantes qui subissent un stress hydrique ou des carences en azote et phosphore. Par ailleurs, les parcelles ombragées présentent des concentrations de fructanes moins importantes. Enfin, différentes solutions sont possibles pour contrôler l’ingestion, comme la diminution de l’espace à pâturer ou la gestion des rotations. »

 

 

 

2. ELEVAGE : Amélioration des races « sportives » par le pur-sang ?

par Adeline Cancre (Tout public)

Les mots soulignés dans le texte ci-dessous sont des liens Internet.
Si vous cliquez dessus, ils vous mèneront aux informations complémentaires.

 

En dernière minute, le mois dernier, je communiquais un échange produit à l’occasion d’un dîner sur le mâle par Network, sacré champion des 2 et des 3 ans (2015) par le stud-book « SF ». Le temps est venu d’approfondir le sujet. 

 

­Si l’idée semble crédible, elle paraît terriblement dangereuse, car cet étalon approuvé depuis 2014 va reproduire avant d’avoir foulé la moindre piste et encore moins présenté la moindre première modeste performance d’un cheval de 6 ans. Risque maximum si dans un premier temps, la tradition du Sport, la sélection par la Performance est niée. J’entends par là que la meilleure des lignes peut être sacrifiée en une génération, et des exemples font date ! Ce risque est bien connu des meilleurs éleveurs, et seuls les plus convaincus le prennent d’ailleurs. Ils se comptent sur les doigts d’une main et font école (cf. point suivant). Excellente opération bien sûr pour renouveler les lignes des races métissées sous l’emprise d’une surproduction IAC impactant d’autant plus vite les lignes « sans »…

La performance niée en compétition, c’est rien de le dire, voici l’actualité :
« Saint-Lô 2016 - Modifications du règlement SHF » :
Modifications dont va profiter ce « champion ».
L’Eperon : « les approuvés SF dès 2015 sont qualifiés d'office pour Fontainebleau bénéficiant dés cette année d'un programme allégé avec la possibilité de se qualifier en six tours dont deux à réaliser impérativement lors de l'inter régional, une qualification dérogatoire acquise sans obligation de résultat à 4 ans n'est pas encore détaillée et mentionnée sur le site de la Société Hippique Française. "A la fin de son mandat Yves Chauvin, ancien Président du stud-book SF, avait déjà porté le projet d'alléger la saison de 4 ans" indique Pascal Cadiou. "On part du constat qu'une saison de 3 ans qui passe par une qualificative étalons (printemps), une finale nationale (automne), le prélèvement dans l'hiver puis la préparation sportive pour les 4 ans n'est pas compatible avec la construction d'un étalon d'avenir. C'est un programme trop lourd. Cet enchaînement émousse considérablement des sujets très sollicités et encore trop fragiles physiquement et psychologiquement. On oublie la saison de 4 ans. Ce n'est pas une saison importante. Les mâles doivent être préservés. L'idée est de dire aux propriétaires qu'ils ont le choix et qu'ils peuvent s'ils le souhaitent aller au delà de six tours. La réflexion mûrissait donc depuis quelques temps. L'idée d'aménager la saison de 4 ans à été présentée et débattue en commissions du stud-book en 2015 puis a été démocratiquement votée par le conseil d'administration qui l'a adoptée à l'unanimité. En temps que prestataire pour le Selle Français, la SHF, société mère, met en place cette décision du stud-book".

Le stud-book et la SHF continuent d’agir à une voix. Je reviendrai plus loin sur l’échec de cette politique dont les conséquences portent aujourd’hui sur la discrétion des souches 100 % françaises  (très prisée du Benelux) !

Décryptage de ce vote unanime 
- Nos deux institutions reconnaissent les efforts inadaptés, demandés aux chevaux de Sport dès 2 ans (thème de la prochaine newsletter) :


La maturation de l'ossification du cheval se termine vers 8 ans par le garrot et la ligne de dos

 


- Qui peut croire à une réparation des séquelles occasionnées « yearling » en laissant ces mâles au travail, normalement puissants et énergiques, en limitant seulement leurs nombres de parcours ? Est-ce la compétition ou « la préparation » d’un jeune qui fragilisent ses qualités physiques et mentales ? En limitant le nombre de tours, les approuvés ne sauront-ils pas d’autant plus préparés pour faire le show afin d’augmenter leur nombre de saillies ?
 

Si des chevaux devaient être préservés à 4 ans, ce serait plutôt tous les autres 4 ans qui devraient recevoir cette qualification « sans obligation de résultats » ! Les approuvés devant commencer à montrer leurs qualités et faiblesses pour aider l’optimisation des croisements !

 

Avec ces nouvelles conditions, les approuvés SF pourront avoir jusqu’à trois générations de poulains en ayant sauter 8 parcours à 1m (je ne remets surtout pas en cause les parcours à 1m si longtemps attendu). Nos « étalonniers business » savent compter, ce qui est pris n’est plus à prendre ! Qui se fera encore prendre à ce jeu des 4 ans sautant en haut des chandeliers, « futurs performeurs et chefs de race » (dont nous attendons toujours la consécration du premier au bout de 50 ans) ?
On vient de me parler des derniers « champions », Vigo Cécé et Viking du Bary, incapables de sauter des épreuves de 5ans et 6ans B avec des années de productions de 150 à 200 poulains, depuis mort ou rétif…

Par ailleurs, n’est-ce pas l’ultime discrimination pour accélérer le départ des éleveurs « homme de chevaux » à rejoindre les autres stud-books ? Par ces conditions de testage et aujourd’hui de discrimination, les bons mâles de 4 ans pourraient bien ne plus jamais être vus à Fontainebleau ! Mais à terme, qui va perdre ? Pas leurs éleveurs, car ces bons chevaux en seront toujours quelque soit leur stud-book ! C’est l’accompagnement et la simplicité  proposés aux éleveurs qui fera la notoriété d’un stud-book…
Eric Fournier de L’Eperon dit : « Le championnat Z des 3 et 4 ans qui suivait est davantage destiné aux amateurs ». Je pense que cela se vérifiera de moins en moins, car le SF  multiplie les perches pour se faire battre avec ses discriminations et directives !
 
En 2016, les « petits » éleveurs doivent être informés, car on connaît l’engouement humain à croire à l’effet d’aubaine des jeunes étalons (cf. point suivant). En ce sens, L’Eperon devra réviser sa position s’il souhaite éperonner nos élus et participer à préserver les éleveurs amateurs « cheval de Sport »…
 
Revenons à notre courant PS améliorateur, la réalité est rarement écrite mais la voici : si un éleveur a été incapable de produire un champion*** avec des étalons confirmés, il lui faudra poser beaucoup de cierges dans la nouvelle chapelle pour le faire avec un PS ou un facteur de PS.

Pourquoi ? Car à la base, cet éleveur s’est déjà égaré dans le ratio 80 % de méthode et 20 % d’incertitude (cf. point suivant) ET l’égarement est bien moindre dans la race qu’entre métissage de races. 

Le stud-book SF sort à peine d’une croisade dévastatrice où il a reçu les assauts de médiocres sangs étrangers alors saisir une nouvelle perche à risque maximum me semble audacieux pour remédier à la surproduction inadaptée et à la dévalorisation de 80 % de notre cheptel Sport…

 

L’effet de mode est connu de tous (nous y reviendrons aussi très largement dans le point suivant), la question est donc : Est-ce que la situation des « petits » éleveurs, 95 % en France, peut encore souffrir d’un nouveau retour de flammes ? Bien sûr, c’est plus difficile à affirmer aujourd’hui que demain, mais quand il sera trop tard, il sera une nouvelle fois trop tard !

Rappelons que la France met au mieux 20 années pour réagir ou mieux encore oublier ses erreurs… 


Pour ces raisons et les suivantes, en 2016, la situation du stud-book SF est catastrophique, la même que celle des années 80 – 90 ; ce qui ne veut pas dire qu’une quinzaine de performeurs ne puissent pas encore le maintenir en haut de l’affiche. Rappelons que dans les années 90, les Haras Nationaux ont surfé et survécu grâce à l’aubaine de l’arrivée des « nouveaux » éleveurs (dentistes, médecins…). L’aubaine est une stratégie de court terme, car maintenant on connaît la suite ! Aujourd’hui, sur quelle aubaine peut compter le stud-book SF ? Les éleveurs de bons chevaux quittent le navire SF comme les français quittent la France… Les élus s’exclament toujours : on est les meilleurs, mais où sont passés nos meilleurs HN ?  FIVAL ? lFCE ? TDSO ?… Ce n’est pas tant de juges que le stud-book SF a besoin de former, c’est nommer quelques retraités, éleveurs de champions, réconfortés/payés pour honorer leur présence aux 4 coins de la France ?  Nommer un Conseil de l’Ordre (comme un ami me l’a suggéré) ? Faire comme Z, recourir à deux juges nationaux et un étranger ? Un  jury composé maximum de trois Pros et dont les responsabilités sont exposées. La formation des éleveurs est un chemin à poursuivre, mais elle aurait dû naître en 1990… Encore 25 ans de retard !

 

Revenons à notre « champion ». Depuis le 2 janvier, j’ai échangé avec Xavier Leredde. Il m’a dit : « Je ne connais pas le cheval, mais j’avais trouvé l’idée « rafraîchissante ». Par expérience, les Network n’ont pas de montée de garrot et de force dans le dos (comme le cheval de Sport l’entend). Au contraire du courant sang confirmé pour faire des chevaux de steeple, des chevaux « vites ». ». Cf. point suivant.

En plus des vidéos, la ligne « Network » pour le Sport ne semble pas une évidence !

 
Autre changement à prévoir au stud-book :
Tout cheval « préparé » devrait être sorti des concours de présentation. C’est aussi facile à faire que de tenir les noms des éleveurs anonymes. L’habitude sera extrêmement vite abandonnée. A la presse de poser les questions et de considérer ce qu’exprime la majorité des éleveurs (en pensant à créer des valeurs handicaps)… J’ai certes bien pensé à le faire mais j’en ai ras le bol de tirer une charrue à 25 socles par terrain lourd ! Si les chevaux « préparés » sont écartés des classements, la modification SHF devient ridicule (développement dans la prochaine newsletter).

 

Pourquoi ce mâle est « champion » en 2015 et 2016 ?
Approuver du sang neuf ? Dans quel but ? Gagner du temps ? Mais avant d’aller vite, un cheval doit démontrer sa capacité à porter son cavalier, avoir un tempérament de compétiteur, couvrir  des combinaisons les plus modestes soient-elles, enchaîner des performances (au contraire des démonstrations).
En l’occurrence, apporter du sang neuf pour améliorer une race oblige surtout puissance ou/et style ! Il faut pour le moins montrer de réelles performances et pour se faire un jugement… Où mène la politique du stud-book SF à vouloir toujours copier les allemands sans en avoir le tempérament, la concertation et la discipline ? D’ailleurs, je ne vois pas bien comment les allemands arriveraient à discriminer des mâles de 4 ans pour établir une sélection ! Le stud-book SF ouvre et ferme les portes à l’inverse de tous les stud-books !

 

Autre point crucial, un étalon améliorateur a toujours trois ou quatre qualités extraordinaires, EPROUVEES EN COMPETITION, et un défaut d’égale valeur (d’autant plus marqué pour un chef de race). Défaut qui sera écarté de sa jumenterie (même si l’exception confirmera toujours la règle).

Retour en arrière, Haras des Rouges 2002 (idée pour les courses) :  nous devions lancer la carrière du mâle « Ultimo van der Moude » à la Grande semaine de l’Elevage de Fontainebleau. Il avait 5 ans et le Haras des Rouges avait un panel d’étalons complémentaires. La concurrence faisait rage, le Grand Parquet présentait pléthore de stands d’étalonniers. J’ai alors proposé aux Leredde de faire un jeu éducatif et constructif : « On fait gagner une saillie de chaque étalon (10) sur le principe de tirer au sort les mères (au contraire des éleveurs) ». Nous devions remplir une fiche par mère en concertation avec l’éleveur identifiant ses besoins physiques et mentaux… cette jument était attribuée au tirage au sort du mâle qui lui convenait le mieux. La saillie offerte était propre à une jument. Fernand et Xavier ont acceptés. Je me souviens encore de cette ambiance, on ne savait plus où s’asseoir. On se marchait sur les pieds, vêtements, sacoches, on courrait après les stylos... Les meilleurs éleveurs se prêtaient au jeu, qu’est-ce qu’on a pu rire. Les petits et les grands partageaient… nous avions seulement organisé à grande échelle, ce que tout réel éleveur fait pour lancer et soutenir un jeune étalon auquel il croit…

Pour revenir à l’idée ci-dessus, on écartait toutes les juments de l’étalon qui possédait son défaut, quoiqu’en pense l’éleveur, mais en le convaincant bien sûr ! On avait le courage de dire que les étalons « Rouge » avaient tous un défaut monstrueux et qu’il ne fallait pas créer une surexposition génétique. La première génération d’Ultimo a été à la hauteur de celle de Jalisco.

Revenons à notre « champion », à sa vidéo à 2ans, à sa vidéo à 3ans sautant en liberté et à sa vidéo sous la selle, j’ai du mal à percevoir des qualités de force, de trajectoire, de dos tendu, de style, que possèdent les étalons de sang qui ont amélioré la race. De toute façon, ce serait aux meilleurs éleveurs de tester ce « champion », s’y risqueront-ils ? Encourageons les petits éleveurs à utiliser les pères confirmés (cf. point suivant). La presse devrait faire une petite étude sur le profil des éleveurs qui ont confié leurs juments à Vigo Cécé…
 

Ce qui va arriver au stud-book SF est facile à imaginer, il suffit de prendre comme exemple la situation de la race Anglo-Arabe en 2016 où ce mois-ci L’Eperon mène l’Enquête : « Cette situation trouve son origine dans la dégradation et l’éparpillement du noyau dur capable de fournir des performeurs et des reproducteurs [je préfère ce sens]. Au-delà du nombre des naissances, les véritables problèmes des AA réside dans l’érosion de la population qui est génétiquement apte à prendre par à la sélection… » p.30. 

Par contre, j’aurais écarté de cet article excellement argumenté et structuré d’Adrien Cugnasse, la phrase suivante : « Pourtant, les autres races dont le SF ont réussi à briser ce même cercle vicieux. ». Car c'est justement faux : quelques éleveurs (sur une quantité largement plus grande que les AA) ont réussi à briser ce cercle vicieux. Upsilon lui non plus ne tombe pas de la lune. A son sujet, en 2012, Patrick Sisqueille me le faisait annoncer dans cette newsletter lorsque je lui posais la question : Quels sont les courants de sang améliorateurs dans le SO ? Ainsi, je l’ai répété en 2013 lorsque je l’ai vu sauter à Toulouse en ajoutant que je renforcerai force et trajectoire…
 

La politique SF a toujours suivi la politique des HN depuis évincés. En effet, « Toute une cohorte d’étalons d’une moindre valeur est venu morceler le harem des bons reproducteurs… » !
Je place quelques scans de cet article, mais j’encourage chaque éleveur à acheter L’Eperon de mars 2016, le travail réalisé est remarquable. Dans ces conditions, la presse mérite un large soutien. L'Eperon a le mien (hors soutien à l’utilisation de jeunes étalons par des éleveurs amateurs sans amitié avec des Pros) :

 

Ce qui va arriver au stud-book SF est facile à imaginer, il suffit de prendre comme exemple la situation de la race Anglo-Arabe où ce mois-ci L’Eperon mène l’Enquête : « Cette situation trouve son origine dans la dégradation et l’éparpillement du noyau dur capable de fournir des performeurs et des reproducteurs [je préfère ce sens]. Au-delà du nombre des naissances, les véritables problèmes des AA réside dans l’érosion de la population qui est génétiquement apte à prendre par à la sélection… » p.30. 
Par contre, j’aurais écarté la phrase suivante de cet article excellemment argumenté et structuré d’Adrien Cugnasse : « Pourtant, les autres races dont le SF ont réussi à briser ce même cercle vicieux. ». Ce qui est faux : quelques éleveurs (sur une quantité largement plus grande) ont réussi à briser ce cercle vicieux. Upsilon lui non plus ne tombe pas de la lune. En 2012, Patrick Sisqueille me le faisait annoncer dans cette newsletter. Je l’ai répété en 2013 lorsque je l’ai vu sauter à Toulouse et ajouter qu’il ne fallait pas perdre la force et la trajectoire…
 

La politique SF a toujours suivi la politique des HN depuis évincés. En effet, « Toute une cohorte d’étalons d’une moindre valeur est venu morceler le harem des bons reproducteurs… » !
J’encourage chaque éleveur à achèter L’Eperon de mars 2016, le travail réalisé est remarquable. Dans ces conditions, la presse mérite un large soutien. Elle a le mien (hors soutien à l’utilisation des jeunes étalons sans proximité à l’éleveur) :


Scans supprimés


Puisque le sujet est abordé dans la page ci-dessus, ne pouvons-nous pas être aussi intrigué de l’acceptation du stud-book « Cheval de Sport Anglo Normand » par l’Administration, l’année où a été créé la branche « SF Originel » alors que son nom avait été déposé en 1998  ? « Théâtre de luttes sans fin »… Encore 18 ans d’erreurs chez le SF qu’ont du supporter les petits éleveurs et les grands d’ailleurs ! Le premier PS est né au Haras des Rouges en 2004 « Papillon Rouge » bis… Tout se tient, la suite vous la connaissez aussi (quoique Xavier reste plus motivé que jamais grâce au stud-book CSAN).

 

xxx

Comme chez le Trotteur, le métissage par le PS est indispensable, mais « à manier avec des pincettes » et par quelques professionnels avertis. Simplement car les « petits » ne possèdent pas la culture et les souches pour jouer, perdre et gagner. Souvenons-nous de l’expérience du stud-book SF qui a ouvert sans limite le sang étranger en 2002 (?) pour suivre la SHF (qui elle se devait d’ouvrir les épreuves aux jeunes chevaux métissés des  éleveurs confirmés…). Maintenant, ils ferment le stud-book, ils ferment les épreuves. « Joli » aller retour ! L’égalité pour tous, on voit où ça mène. Ajoutons une touche de favoritisme pour minimiser les performances en totale incohérence à l’amélioration d’une race de Sport.


Dans ces conditions, c’est sûr que l’élevage est une science inexacte, mais d’ailleurs existe t-il un domaine où la réussite marche pour tous ?
Malgré la pression des « petits » éleveurs trottistes, croyez-vous possible Le Trot risquer ses passionnés et son élevage à l’ouverture vers le pur-sang puis, abaisser de son temps de qualification ?!

 

Je suis désolée, je passe du coq à l’âne mais il faut bien comprendre que la situation des éleveurs du cheval de Sport aujourd’hui est de la responsabilité des élus du stud-book SF et de ses politiques qui se succèdent. Et l’actualité en plus en rajoute ! L’échelle temps est indissociable si on souhaite enfin tirer des leçons des derniers échecs… Que les journalistes courageux poursuivent sans ambages :

 

L’échange avec Xavier Leredde s’est poursuivi :

Comment avez-vous sélectionné Turner ?

« Au concours de Marseille, Pierre Boucan nous a dit qu’il connaissait un pur sang qui n’avançait pas car il sautait trop haut dans la démesure. Dans le rond de Fernand, il faisait festival sur des verticaux de 1m60, tu sais le rond des années 80. On pouvait lui reprocher un petit défaut dans le dos, mais la montée de garrot, la force et la trajectoire étaient remarquables. D’ailleurs, dès sa première année de production, Ile Rouge est seconde du championnat des 6 ans comme le 3ème sur une production d’une dizaine de poulains. Krach Boom est de la lignée Turner. »
 

Comment avez-vous sélectionné Erudit ?

« Toujours par opportunité, car je n’avais pas comme aujourd’hui l’expérience des lignes de pur sang. On cherchait aussi dans nos budgets (comme le rappelle l’interview de Guillaume Macaire que nous « décortiqueront » dans le point suivant), Fernand m’a dit que nous perdrions certainement une génération pour la force, mais côté tissu, rusticité, technique, trajectoire, tempérament… c’était très bien. Il offrait un parfait compromis qui se vérifie actuellement en père de mère. Nous avons fini par l’échanger contre Manillon Rouge, car deux étalons non approuvés au stud-book « SF » étaient une trop lourde charge (dans un contexte déjà dégradé des années 2000). Ce cumul de voies sans issues nous ont tourné progressivement vers le professionnalisme des courses d’obstacle. Mais on ne se refait pas, je vais présenter un PS au Salon des Etalons de Sport de St Lô. Grâce au stud-book CSAN, les recettes TF x PS vont pouvoir recréer de nouvelles lignes. Le respect des traditions de l’élevage, des lignes, du sang, c’est essentiel.».

 

Depuis cette époque, les aiguilles de la montre ont tourné, les meilleurs jeunes mâles sont approuvés par « Z » sans testage et favoritisme. C’est fini le temps où les élus ordonnaient !

 

 

3. ELEVAGE : Hier - Aujourd’hui - Demain 

par Adeline Cancre  (Institutions, éleveurs… Tout public)

Les mots soulignés dans le texte ci-dessous sont des liens Internet.
Si vous cliquez dessus, ils vous mèneront aux informations complémentaires.

 

Cette approche se veut constructive et transversale à la filière équine. En effet, il y a des stud-books français qui arrivent à valoriser leurs élevages donc, c’est essentiel de les prendre en exemple. Par ailleurs, je sens le Stud-book « SF » sur la « lame du rasoir ». Il me semble important d’essayer de jouer un rôle afin de lui éviter de rejoindre le destin des Haras Nationaux, IFCE... Les remises en question se font par mauvais temps. La tempête frappe aux portes, c’est le moment… Par ailleurs, le problème de l’amateurisme est sous-jacent à l’élevage équin français.

 

Ma réflexion va reposer sur ce que je pense être d’excellents articles, dans lesquels je vais extraire des idées communes pour conclure sur le sujet du Cheval de Sport :

 

Edito p.3 Hors-série Elevage de L’Eperon 2016

J’ai apprécié cet édito car il résume parfaitement le challenge à relever des éleveurs amateurs dans le Sport ! Voici les idées ou passages retenus :

- Sélectionner les mères et donner une importance relative aux pères ;
- « Croiser, marier, choisir le bon étalon pour sa jument, associer les modèles, les origines, les courants de sang qui conviendront les uns aux autres, trouver le bon assemblage : c’est la base, le cœur de métier de l’éleveur. »
- Pas d’autre issue que l’accroissement des connaissances, un minimum de culture
- Le chef de race 
- Le lien entre marketing, mode et abondance (surproduction et dévalorisation)

 

« Comment sont-ils nés ? » p.12 Hors-série Elevage de L’Eperon 2016

- Offre d’étalons pléthoriques
- « Tous issus d’étalons performeurs ». Sur 25 partants à la finale d’Aix la Chapelle, 20 % étaient deux étalons à forte notoriété, 80 % étaient de pères différents.

CASALL : « Réfléchi de A à Z »
- « Je recherche avant tout la performance »
- « Etude des pedigrees à la recherche de la performance »
- Une souche montante présente une ligne
- Le défaut extravagant qui fait fuir la majorité des éleveurs (et sur lequel les manipulateurs du marketing jouent et rejouent pour vendre leurs espoirs, infirmes, à réformer…)
- « Expression », « Puissance », « Energie »
- L’esprit bienveillant du professionnalisme qui accompagne l’amateurisme
- A confirmer sa puissance au fil des années
- L’assurance se gagne au fil des caps franchis. Le showman n’est pas de tous les exercices (notamment celui de l’enchaînement 6 à 8 années plus tard)

ARGENTO : « Le fruit de l’amitié » 
- « Amitié »… avec John & Robert Whitaker, Pros
- Sélection de la mère sur des qualités démontrées et certifiées par un Pro
- Connaissance du père
- « Beau, puissant et styliste »
- Un Pro est vigilant à la longévité de ses chevaux

NB : Au sujet d’amitié, il y a une belle histoire de complicité et de réflexion derrière la naissance d’Ultimo van der Moude ? Connaissez-vous beaucoup de fils de Capitol de naissance hors stud-book allemand ?

ADMARA : « Souche d’Hickstead en primeur » 
- Chance et encadrement Pro
- « Expressif » : Un Pro soutient ses étalons
- Pro : Convaincu avant l’heure du profil du chef de race et de sa ligne
- Risque mesuré : jeune étalon, ligne et tempérament compatible
- Pas un cheval de show

HELLO SANCTUS : « Le pari de jeunes étalons » 
- Petit éleveur deviendra grand. Vécu de la fille : « utiliser de jeunes étalons », « une préférence pour les étalons français »
- orienté par une sommité belge : Pro
- Amitié

CONRAD DE HUS : « Né dans la pourpre » 
- élever par un Pro, une famille de Pros archi Pro
- Convaincu de l’amélioration de la race par le PS : réussite
- La culture est à l’origine du bon sens
- Un élevage à 3 souches
- Tempérament, puissance, noble, noire
- Du sang à revendre
- Lignée exempt du sang excédentaire
- Complémentarité du croisement entre sang et puissance
- Conformité solide et puissante
- Pas un showman approuvable mais offres  conséquentes
 
QUICKLY DE KREISKER : « Apparu rapidement comme une évidence » 
- Stage chez Pro
- « Tout naturellement » : fidélité à la conviction du départ faire confiance à un Pro
- Croisement force et générosité
- L’élevage n’est pas une science exacte : % de conviction et d’incertitude

 

Si l’élevage est une science inexacte, la culture, « les connaissances », le respect des traditions sont toujours à l’origine des cracks :

 

- Il y a des priorités auxquelles les meilleurs éleveurs ne dérogent jamais. Si ces priorités sont au nombre de 10, deux peuvent être écartées pour chaque croisement. La complexité à observer de l’extérieur, c’est qu’elles peuvent différer en fonction des croisements.

La règle des 80/20 se vérifie le plus souvent : 80 % de méthode ; 20 % d’incertitude. C’est ce changement « aléatoire » qui créé cette complexité, « l’adaptation » à la souche montante.

A l’occasion de l’émission d’Equidia Turf club du 15 janvier, l’éleveur, courtier et copropriétaire de Bold Eagle, Thomas Bernereau fait aussi référence à ce ratio (son grand-père était l’éleveur d’Une de Mai).
 

- Ces 5 chevaux ont été conçus par des Pros ou à l’ombre d’un Pro

- Si les éleveurs de cracks hors de nos frontières restent philosophes devant les champions des ronds d’Avrincourt, exceptionnellement performeurs et encore moins chefs de race, le stud-book français devrait saisir l’opportunité de reprendre la main et faire différemment (cf. point précédent : éliminer les chevaux préparés).

 

Je vais déplacer le sujet et prendre un autre exemple : Le hunter avait convaincu deux cavalières en France, Adeline Wirth et Michèle Cancre. Ainsi pour élever la valorisation du jeune cheval, le circuit hunter "jeune cheval" avait été lancé : Adeline jugeait les épreuves jeunes chevaux « hunter » , façon USA et Michèle jugeait, façon cheval de Sport c’est à dire en limitant toujours le pendant défavorable à l’expression de puissance et du sang que démontrent les très bons 4 et 5 ans. Le jugement de MC déviait du jugement hunter USA…

Aujourd’hui, les concours d’élevage de Sport, toutes nations confondues, jugent des chevaux de show, des chevaux préparés jusqu’aux oreilles, alors que l’élevage, c’est de la sélection d’après des performances dans le sport en question.
Français, avec nos 95 % d’amateurs, devraient reprendre la main et arrêter de se faire balader comme c’est le cas depuis les années BLUP (1980), le marketing des étalonniers du Benelux (1990) repris par celui des étalonniers « business » français :
- Eliminer les chevaux préparés,
- Encadrer de 30 cartes les mâles approuvés « avant 5 ans » afin de réguler les facilités IAC et laisser les jeunes étalons être lancés par son éleveur, son étalonnier et ses fidèles.
Comme cela se passait avant l’insémination artificielle. Bien sûr que ce n’est pas l’intention des élus, des hommes qui vivent sur la quantité, mais il va bien falloir y venir car de toute façon, ses éleveurs amateurs disparaîtront. En effet, cette fois-ci, les « nouveaux » ne compenseront pas les abandons.
Pas grave diront peut être certains, on va produire plus. Pour vendre à qui ? Par concurrence des passions possibles et abandons, il va bien falloir un jour s’inscrire dans la tête qu’une filière est une filière, soit elle tourne sur toutes ses soupapes, soit elle ne fera que perdre en carburation… « La règle d’une bonne gestion est de compter sur ses forces et de ne pas attendre sa survie des autres. » dit Philippe Jeanneret dans JDG.

- Le véritable Pro éleveur fait école… comme chez les chevaux, les « fils », fils adoptif, prennent la relève. Ligne machin, ligne truc… Les lignes de chefs de race sont rares chez les chevaux comme chez les humains, il faut dire que quelques humains font tout pour que cela perdure !
 
Je voudrais revenir sur ce point qui fait l’actualité aussi chez les PS :
- « 25 partants à la finale d’Aix, deux étalons de notoriété et 23 autres performeurs***** »
D’après l’analyse réalisée par le journaliste Franco Raimondi au sujet des étalons de PS paru dans le JDG du 19/02/16 :
 «  Désormais, un étalon peut saillir plus de deux cents poulinières, et si son book n’arrive pas à cent mères, on parle déjà de déception… Cessoixante-huit étalons ont sailli 9.812 poulinières en 2015. Il est intéressant de noter que 18 d’entre eux en étaient à leur première saison de monte, et 7 ont pour la première fois franchi la barre des cent fiancées.

Le club des "plus de cent"

L’étude des chiffres au niveau européen permet d’obtenir un résultat un peu déroutant. En 2015, 12.000 des 20.000 poulinières du vieux continent sont allées à la saillie d’un étalon du club des "plus de cent". Dans un contexte de concurrence féroce, les acteurs poussent sans cesse leurs étalons sur le devant de la scène. Il faut toujours avoir une nouveauté à proposer, mais aussi les moyens pour se positionner sur le marché. 
Gerhard Kruger, un grand du trot, disait : « C’est le propriétaire du taureau qui fait la loi. » Mais si le propriétaire du taureau devient un dictateur, alors toute l’industrie s’écroule…
L’élevage moderne est beaucoup plus amusant et compétitif, mais il ne faudrait pas oublier la règle numéro un du métier : l’objectif est de faire naître des chevaux de classe, capables de gagner les grandes courses.»

 

- Gagner du temps à quel prix et pour qui ?
Côté Sport, Emmanuel Jeangirard – Edito Hors-série de L’Elevage : « Les étalonniers ou sociétés de commercialisation de semence jouent leur propre jeu. Normal. Les choix que la plupart d’entre eux opèrent pour leur catalogue ont leur part de marketing et se tournent assez souvent vers le même type d’étalon susceptible de rafler la mise (actuellement : étranger, ancien performer, origines commerciales et rassurantes…). Se préoccupent-ils tous autant de critères zootechniques, par exemple de savoir si ces étalons sont véritablement utiles du strict point de vue génétique et s’ils correspondent à la jumenterie française ? Face à cela, les stud-booksont, pour diverses raisons, perdu ou abandonné une bonne partie de leur pouvoir de régulation et de leur influence sur l’orientation des choix dictés aux éleveurs. « Abondance de biens ne nuit pas », dit-on. Certes, mais l’abondance n’est toutefois pas toujours très éloignée du superflu. »

 

En effet, à la suite du salon des étalons de Sport à St Lô : " Nous sommes satisfaits, nous avons signé 130 contrats répartis sur plus d'étalons en particulier les jeunes, ce qui est notre but " commente Arnaud Evain ! Le GFE et les ventes Fences ont-ils l’habitude de soutenir leurs jeunes étalons en achetant ou en présentant leurs produits ? Ne serait-ce pas une étude à mener sur la dernière dizaine d’années passées ?

Petite phrase notée à l’occasion d’un autre dîner : un père éleveur, homme du sérail non étalonnier, rejoint sa famille après trois jours passés au dernier salon des étalons de Sport à St Lô : « Je n’ai jamais entendu autant de mensonges au m2. » !

 

Tout est dit, mais poursuivons ce parallèle Courses & Sport et ce besoin de PS, améliorateur des races :

 

Points communs entre le Galop et le Sport 

DISCOURS et idées retenues :

- Un élevage de notoriété implique une culture de la performance (en piste) ;
-  « 
Au-delà des facteurs habituels auxquels les éleveurs prêtent attention tels que la conformation, l’aptitude aux distances, le tempérament, les fragilités physiques… nous avons une politique explicite de maintenir une diversité génétique au sein de notre jumenterie » ;
- Le prix d’une saillie ne détermine pas la qualité du croisement ;
- L’obligation d’équilibre de l’entreprise ;
- « 
Le pedigree en premier et le marché en dernier » ;
- Assurer l’avenir de la race : « 
Comment pouvons-nous assurer le futur de la race si chaque année des centaines de juments sont croisées avec des étalons de première production qui ne sont absolument pas prouvés et ont statistiquement de grandes chances d’échouer ? »
- « 
Dans les siècles à venir, le pur-sang se porterait peut-être mieux si les éleveurs se concentraient sur le cheval, plutôt que sur sa vente, et sur l’étalon en tant que reproducteur viable, plutôt que comme une source de profit. » ;
-
« 90 % du temps et des efforts consacrés à créer un cheval de course sont ancrés dans une économie rurale et bon nombre d’entre nous passent bien plus de temps dans des bottes que sous un grand chapeau. »
- « ce "métier du weekend" est important, car il représente 250 ans de tradition familiale et conserve les liens avec notre histoire »
- « Cette industrie préserve une espèce, ainsi qu’une population entière qui en prend soin »
 

Le Galop confirme le Sport ! Et c'est à ces conditions que la filière équine est empreinte de valeurs sociales et territoriales.

 

­­Liens et différences entre Obstacle (course) et Sport (saut)

INTERVIEWS et idées retenues  :

Guillaume MACAIRE :
- « Les courants de sang propices à l’obstacle se sont raréfiés ou sont devenus inaccessibles. » ;  
-  « Conserver les courants de sang de l’obstacle » ;
- Trois races : les inaccessibles, les infirmes et les rares chevaux qui ont gardé la locomotion…
- La culture et l’adaptation de l’éleveur ;
- « 
Pot d’Or (Buisson d’Or), Cousin Pons ou Le Pontet. Mais ces chevaux ont souvent autant sailli des juments pour les sports équestres que pour la course. Ils garantissaient pour le concours hippique un apport de sang, tout en ayant validé une certaine aptitude au saut. L’obstacle est très lié à la notion de locomotion et à la capacité à sauter sans trop se fatiguer. ».
- Un contexte enclin à la spéculation ;

- Ceux qui rit et ceux qui pleurent sont souvent les mêmes personnes ;
- « Concentrer les gènes propices à produire des sauteurs »
- La précocité est l’ennemi d’un élevage qui cherche à perdurer

La maturation de l'ossification du cheval se termine vers 8 ans par le garrot et la ligne de dos :



- « 
la classe, cette capacité à accélérer, lorsque le jockey le demande, sur toute distance et en toute situation »…

Nicolas de LAGENESTE :

- « On recherche avant tout un modèle et une aptitude qui ne sont ceux des chevaux de vitesse.» ;
- L’obstacle est une discipline à part qui fait appel à une génétique particulière. Il est nécessaire de bien identifier les courants de sang porteurs de gènes sauteurs très affirmés. » ;
- Conviction et Compétence :  « Pendant une période, la mode tendait vers une recherche de la vitesse pour améliorer les chevaux d’obstacle. J’ai toujours refusé cela. Guillaume Macaire m’a conforté dans ce sens. » ;
- « 
Beaucoup de nos vieilles souches françaises ont été dénaturées par un apport de sang américain ou d'étalons "speedés" qui proposait une conformation contraire à ce que l'on recherche pour sauter… » ;
- « Trouver des chevaux de plat froids et pouvant convenir pour produire en obstacle, soit avec un modèle équilibré et de grands rayons, de l'os et du pied, une belle épaule inclinée, une belle ligne de dessus et du "capot" devant, une arrière-main qui tombe bien. Le "Jockey Club" sur 2.400 mètres et le Grand Prix de Paris sur 3.000 ont régulièrement donné des pères de chevaux d’obstacle. Ils nous proposaient une sélection qui a fait la force de l'élevage français.
 
» ;
- «
 Quand on regarde le parc étalon français, on a vite fait le tour des étalons confirmés. » ;
- « L'essentiel reste aujourd'hui de veiller à utiliser le vrai modèle dont nous avons besoin pour notre discipline, et tant mieux si l'on peut retrouver quelques gènes propres au cheval d'obstacle... » ;
-
« 
…gardé entier. Il faut avoir un poulain qui sort de l’ordinaire à tout point de vue pour faire cela… garder un poulain entier pour en faire un cheval d'obstacle présente un vrai risque car ils peuvent être plus fragiles et plus lourds. »

Quelle belle conclusion donnée ici par Nicolas de Lageneste.
Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus, voici encore un peu plus de précisions sur ce que veut dire Valorisation et Anticipation : A LIRE !

 

Rappelons les caractéristiques de l’élevage français :
- La passion mène (à) l’élevage : 95 % des éleveurs sont amateurs ;
- L’euphorie de la passion engendre des réactions pas assez réfléchies et/ou influencées par des pros « business » ;
- L’amateurisme engendre des coûts et difficultés à la valorisation ;
- Le manque de considération d’une stratégie de long terme sur l’élevage ;
- Les entreprises qui prêchent par quantité, précocité et statistiques (institutions, étalonniers…)
- Les entreprises qui prêchent par sélectivité, longévité et valorisation par la performance (professionnels, véritables éleveurs notamment s’ils affichent des résultats…)
- L’action délétère de la mode ;
- La réussite des éleveurs qui se plient aux traditions ;
- Des élus « juge et partie » qui manquent d’objectivité ou/et de clairvoyance

S’arrête là mon rapprochement avec les courses car :

- Le Trot est géré par des Pros. Si la démocratie opère, l’intérêt collectif est préservé. Exercice difficile, mais réalisé. Je l’ai vécu en live au grand dam d’avoir considéré un échange démocratique pour des orientations futures !
- Le Galop est un marché international où les opérateurs sont intégrés en verticalité de l’élevage, de la Performance via les organismes de ventes aux enchères. Vous êtes bons ou rapidement déclassés, rappelons-nous la fin de l’Agence Française avant la reprise et la création d’Arqana.

Cette concurrence internationale des continents oblige et régénère le couple bon sens et professionnalisme. Grâce aux médias, les grands du Galop rappellent les priorités, les « petits » peuvent aussi s’exprimer, la presse se colle à l’exercice autant de fois que le contexte le permet sans ménager les institutions. Pour Le Trot, on ne change pas une équipe qui gagne, on la consolide et là, j’ai eu de la chance ! Il semblerait aussi qu’un soutien pédagogique ne nuirait pas non plus aux éleveurs en déficit affectif et financier  ?

 

Le mal de l’élevage du Cheval de Sport :
L’inertie du politiquement correct face au lobbying­­. Après une vingtaine d’années, ce dernier sait aussi ce qu’il peut perdre ! Ces élus ne lâcheront JAMAIS l’os sans l’action de la Presse. La notion d’intérêt collectif en France est rare et lorsqu’elle opère, elle est dénigrée ou on lui porte indifférence. En cela, la Presse chez le cheval de Sport doit véritablement cesser le politiquement correct et mettre les bouchées double. Vous perdrez peut être momentanément des budgets institutionnels ? Mais les voyez-vous arrêter de dire qu’ils sont les meilleurs ? Par ailleurs, les budgets des compétents se développeront ainsi que le nombre de vos lecteurs…


Au fil des années, Emmanuel Jeangirard présente dans son édito une vision globale et une méthode « Comment sont-ils nés ? ». C’est un bon début, mais surtout poursuivez : il vous reste à attaquer le vif du sujet comme le fait le Galop...

 

Pour conclure, petit tableau récapitulatif d’une science inexacte  aux repères récurrents !
Sa présence ici donne plus une idée de base pour établir un questionnaire, une méthodologie qu’à vérifier l’oubli de croix en relation des textes, car sans moindre doute tous ces pros pensent la même chose et c’est pour ça qu’ils sont d’ailleurs des Pros…
 

 

Conclusion de la conclusion de la conclusion !

Celle qui devient évidente à la suite de cette réflexion :

Si vous êtes mécontent de vos résultats (en élevage), deux questions me paraissent essentielles à vous poser :
- Qui est mon ami ?
- Dans quel pourcentage influence t-il les croisements de mon élevage ?
2/3 poulinières ou 1/1 ou 3/4 ou 1/4 poulinières…
- Selon le ratio, changer d’ami ou écouter le mieux !

 

 

La préoccupation d'aujourd’hui n’est plus la FFE, depuis 2012, elle a redressé la barre. En effet, le haut niveau se porte mieux que jamais et la forme de l'information communiquée aux centres équestres commence à répondre aux attentes. Je n’ai pas lu ce nouvel ouvrage, mais une petite voix me souffle qu’il est certainement bien fait même s'il a été trop longtemps attendu. Ce sera fait pour le mois prochain, mais elle aussi a déjà perdu 4 ans face au golf (à suivre le mois prochain) :
 

Le problème du Sport reste la préservation de ses éleveurs amateurs. Les dictateurs de la démocratie quittent leurs lignes si on leur indique le chemin à suivre…

 

 

3b. ELEVAGE : Sélection de chevaux à vendre

par Adeline Cancre  (Tout public)

Les mots soulignés dans le texte ci-dessous sont des liens Internet.
Si vous cliquez dessus, ils vous mèneront aux informations complémentaires.

 

On m’a convaincu de reprendre du service, BENEVOLE, sur les bords de piste. Je serai à St Lô les 15, 16 et 17 mars.

Cette partie du site « La relation cheval cavalier » va donc revivre d'après l’expérience 2012 et 2013 (couplée cette fois-ci à l’expérience des réseaux sociaux) :
Chevaux & Poneys sélectionnés en vente

 

4. Audimat filière & Médias nationaux

par Adeline Cancre  (Tout public)

 
Les mots soulignés dans le texte ci-dessous sont des liens Internet.
Si vous cliquez dessus, ils vous mèneront aux informations complémentaires. 

 

Je lis souvent sur les réseaux sociaux la discrimination que ferait les médias (nationaux) envers le cheval, les succès de nos cavaliers et jockeys… j’ai une autre analyse à proposer.

Je pense plus simplement que les sports mis en avant sont ceux qui enthousiasment la masse, car la masse fait monter l’audimat et le prix de la publicité...

 

Si l’audimat du 20ème siècle faisait souvent référence au nombre de licenciés des fédérations, ou laissaient-ils le croire, aujourd’hui, d'après ce que j’observe, il s'est déplacé sur les buzz des réseaux sociaux, l’enthousiasme, la dynamique des passionnés.

 

Que peut-on observer du monde du Cheval sur les réseaux sociaux ?

- Les courses agissent plutôt sur Twitter comme les journalistes, et les sports équestres sur Facebook.
- Les sujets de mécontentement envahissent Facebook. On s'engage beaucoup plus sur Twitter.
- Les professionnels, parieurs, propriétaires…  journalistes communiquent, partagent et font vivre les événements (même si ça me semble dans une large moindre mesure que les anglo-saxons). Les courses sont solidaires.
- Les sports équestres, observés de mes pages et 5000 amis, partagent les événements de société (qui font le buzz et apparaissent ainsi par évidence sur nos « pages »), les sujets de la filière qui doivent évoluer (et qui évoluent d’ailleurs car eux aussi font le buzz), mais portent peu de soutien aux événements à venir. Des « J’aime » sont risqués, à croire que si un partage est effectué l’ordinateur explose ! Je ne parle pas du désintérêt des posts qui cherchent à faire perdurer des événements passés, voire dépassés !

 

La force actuelle des sports équestres et hippiques est l’événementiel, ce que les réseaux sociaux se prêtent particulièrement bien à promouvoir et ainsi à faire le buzz (grâce aux partages)… Si en plus de promouvoir les événements de société qui nous révoltent, on pensait à promouvoir notre passion, à long terme, le Cheval remontrait sur l’échelle des sports. C’est une autre compétition qu'il me semble extrêmement important à mener, c’est d'ailleurs une des raisons pour laquelle j’ai créé agendaducheval.com. Faciliter l’exposition des petits comme des grands événements équins aux passionnés du cheval, à l’intérieur et hors de nos frontières, et aux médias notamment nationaux.

 

Je sais, l’ambiance est terne, mais quitte à s’engager, investir les réseaux sociaux, il me semble essentiel de PARTAGER le positif, vous sensibiliser à être solidaire entre Professionnels et passionnés. Ainsi restreindre son amertume et penser : « Si je partage, je vais lui faire gagner de l’argent ». L’argent ne se gagne pas si facilement, mais surtout vous pouvez aussi proposer un événement pertinent ? Soit le cycle devient dynamique, vertueux, généreux, soit la carburation sera moindre…

C’est aussi le seul moyen des médias nationaux d’anticiper, de se préparer, de s’intéresser aux résultats, de changer leur vision sur notre monde…

Créer le buzz +++ permet de mettre en avant notre enthousiasme au Cheval, dire que nous en voulons et en redemandons ! On revient à l’important c’est de participer (pour gagner), une opportunité d’ouverture que notre sport à l’opportunité de saisir ?

 

Comment faire ?

C’est largement simplifié avec agendaducheval.com. Lorsque vous aurez 5 minutes, rendez-vous sur les pages Facebook Agenda du Cheval ou Twitter  Agenda du Cheval et partagez un ou deux événements que vous appréciez.  Rappelons-nous simplement que ce sont les partages qui créent le buzz. La propagation Internet est collaborative. En ce sens, une entreprise se donne une image dynamique à partager un bon contenu, mais cultive le négatif à communiquer sur son actualité passée. A ce sujet, l’envoi automatique d’images et/ou de messages dépassés est délétère. La présence sur les réseaux sociaux nécessitent de s’y investir, c’est un terrain comme un autre…

 

A une entreprise leader du Cheval, peu communicante sur les réseaux sociaux notamment face aux anglo-saxons, un journaliste a partagé cette communication qui me semble le changement de comportement à envisager. Voyez aussi comment les journalistes des courses fonctionnent, il sont capables de "balancer" pour accélérer le changement : "qui aime bien châtie bien" !

xxx

 

C’est un sujet que la presse devrait aussi penser à s’approprier : « Les bienfaits des réseaux sociaux, explications & mode d’emploi », ce qui se cache derrière un post, parfois un site Internet…

 

Au sujet de journalisme : Entrevue très intéressante d'une journaliste pleine de lucidité quand à la profonde dégénérescence.de sa profession.

 

 

5. Agendaducheval.com

par Adeline Cancre (Tout public)

Les mots soulignés dans le texte ci-dessous sont des liens Internet.
Si vous cliquez dessus, ils vous mèneront aux informations complémentaires.

 

Comme vous allez pouvoir le constater, agendaducheval.com se développe tranquillement avec cette idée de communauté, diversité des savoirs et dynamique professionnelle. Le principe étant que si les meilleurs événements, petits et grands, sont plus intensément partagés « sous un même toit », les retombées finiront pas être identifiées à une filière. L’avenir, c’est bénéficier de cette force proactive sans aucun coût à supporter pour personne

 

Ses retombées participeront à ce que la filière équine prenne place dans l’échiquier du Spectacle, du Sport, des Sorties, de l’Education, car l’IFCE sent le sapin… Ce site aura prochainement besoin de l’appui des médias…
 

Les étrangers y sont déjà sensibles :

 

Développer votre public
Proposer votre événement. Chaque événement est validé. En ce sens, votre événement doit être daté, ciblé si besoin est, et son descriptif doit présenter le(s) intérêt(s) à s’y rendre. S’il est payant, son coût doit être signalé. En son absence, les personnes pensent toujours au pire : Proposez votre événement.

 

Recevez l’Agenda du Cheval à 19h

C’est connaître les rendez-vous des prochains 72h, prendre connaissance des événements répertoriés au cours de la journée, recevoir des communications privilégiées : Recevez l’agenda du cheval à 19h.

 

 

 

6. BLOG - articles

Revue de presse & Adeline Cancre (Tout public)

 

Accéder au BLOG : cliquez ICI

 

 

 

7. Aides pédagogiques (-/+) 

par Adeline Cancre (Tout public)

Les mots soulignés dans le texte ci-dessous sont des liens Internet.
Si vous cliquez dessus, ils vous mèneront aux informations complémentaires.

 

Développper l’association fût  l’occasion de rédiger de nombreux écrits :

 

L’origine de l’association, la modélisation de l’équitation en 18 apprentissages : « Pour le cavalier en recherche de perfectionnement dans l’intention de situer l’origine des problématiques ».

 

Une AIDE PEDAGOGIQUE gratuite

 

Le contrôle des fondamentaux « classiques » chez le débutant :

- 2 à 3 cours particuliers (1/2 h)

- 6 cours collectifs (1 h) – Téléchargement gratuit

 

 

8. Recommandés par « La relation cheval cavalier » (++)

par Adeline Cancre (Tout public)

Les mots soulignés dans le texte ci-dessous sont des liens Internet.
Si vous cliquez dessus, ils vous mèneront aux informations complémentaires.

 

Stages recommandés « avec cheval et exceptionnellement sans »

EQUESTRIAN COLLEGE, choisissez un référent de qualité et rencontrez-le régulièrement.

 

Stages recommandés « sans cheval »

Voici notre sélection de CENTRES EQUESTRES.

 

Rappelez-vous toujours que de tenir à cheval est (très… trop) facile, mais que la pratique de l’équitation est une démarche d’écoute, d’ajustements de position et de répétitions JUSTES (comme dans toute démarche d’apprentissage) à organiser auprès de personnes compétentes. Ce sont les raisons pour lesquelles il est important de choisir un centre équestre ou/et ses enseignants, en considérant une somme de critères, qui vous feront progresser grâce aux préliminaires de contrôle d’une position neutre (la condition obligatoire pour découvrir la véritable indépendance des aides). Leurs explications et les exercices seront simples (ce qui permet de comprendre le cheminement), structurants et adaptés à votre niveau. Mais les répétitions pour l’ajustement de LA position sont déterminantes comme valeur pédagogique de progression et de satisfaction. Cela pourrait sembler une perte de temps, mais elle est INCONTOURNABLE…

 

 

Chevaux et poneys à vendre

C’est l’Homme qui fait le Cheval donc, si vous cherchez un cheval ou un poney à acheter, il semble profitable de contacter directement les valorisateurs de chevaux et poneys. Ces hommes et femmes sont sympas, pas forcement de véritables commerçants, mais des travailleurs qui savent de quoi ils parlent, c’est l’essentiel lorsque l’on souhaite investir.

 

 


Cette newsletter est une Tribune ouverte à tous, et sur tous les sujets, pour l’intérêt du Cheval et de ses passionnés. Pour transmettre vos idées, cliquez ICI

 

 



La relation cheval cavalier