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Lettre à mon Cheval par Adeline Cancre

La relation cheval cavalier

Les mots soulignés dans le texte ci-dessous sont des liens Internet. Si vous cliquez dessus, ils vous mèneront à des informations complémentaires.

 

Je suis pour le moins plus que jamais partagée au sujet de la France et de notre filière. D’un côté, je suis des professionnels souriants rejoignant Rio et de merveilleux gagnants en ce début de Meeting de Deauville. De l’autre, j’empile des informations qui font qu'au fil de dizaines d'années, la France et notre filière s’écroulent un peu plus chaque jour.

Malheureusement, les courses hippiques ne semblent rien avoir à envier aux sports équestres. Pour ces derniers, j'ai déjà reçu au moins quatre PDF de ce genre au cours de l'année écoulée : CLIQUEZ ICI  Pour les personnes averties, c'est un secret de polichinelle, et malgré de multiples dossiers à charge : la vie continue. Si, les liens, les noeuds  qui créent la situation sont de plus en plus serrés !

Côté courses, il semblerait aussi s'y passer des choses surprenantes, des professionnels, Jean-Paul Gallorini en tête, commencent à s’y intéresser. Ils sont sous le choc : CLIQUEZ ICI

 

Personnellement, tout cela ne m’intéresse plus véritablement mais mon implication associative reste et restera de transmettre l’information. En effet, le samedi 7 janvier prochain, je contemplerai les étoiles du Portugal… Si je quitte la France, je poursuivrai mon action auprès de la filière équine grâce au site Internet : www.agendaducheval.com.
En juillet, ce dernier a atteint une moyenne de 840 visiteurs/jour et de 14500 clics/jour.

 

Par ailleurs, depuis l'arrêt de mes visites de centres équestres (mai 2015) et la création de ce site Internet (décembre 2016), je parcours l’Europe. J’ai rejoint Barcelone, Lisbonne et dernièrement les Pays-Bas pour y retrouver des amies. Si je confirme la vie largement moins chère au Sud, vous serez peut être aussi étonnés que moi en ce qui concerne la Hollande. La vie aux Pays-Bas est également 50% moins chère !! Pourtant, le régime social des Pays-Bas ressemble assez au nôtre : « On en a marre de payer pour tous ceux qui ne travaillent pas » ! Cependant, leur économie est repartie...

Dans ces conditions, bien-sûr que les français et les étrangers de passage en France ne consomment plus, et d’autant plus pour les premiers qu’à chaque fois qu’une motivation émerge, l’interdiction et la frustration suivent ! La France vit en dehors de la réalité européenne. Pour exemples, une même glace, même présentations et parfums, deux boules mieux servies en Hollande : 2,50 euros mais 4,50 à Deauville. De délicieuses et copieuses salades au saumon à 9,50 euros.

 Un sublime Gin Hendricks Concombre à 9,50 euros pour un minimum de 20/25 euros à Deauville. Un charmant bracelet en liège qui se coordonne assez bien avec un bracelet Hermès : 6 euros à Lisbonne et 44 euros sur le marché de Cabourg. Le prix d'un bon mojito est de 3,50 à 5 euros chez les latins et était à 12 euros à Deauville en 2015. Déjà des chiffres de - 30 % sont annoncés en Normandie, mais les explications me semblent totalement fausses car avant qu'on puisse agir sur la météo et le calendrier...

Dernièrement, une amie nous a bien fait rire avec son devis de 500 euros, passé à 900 pour changer des chiottes (sans refaire la peinture) ! Cependant, précédemment, j'avais moins ri lorsqu'on me présentait une facture de 1000 euros pour changer 15 tôles en shingle à 2m du sol (matériel fourni) ! Les consommateurs en France sont tout simplement pris pour des imbéciles !

 

Je reprends mon argumentation car un abonné de ces newsletters (envoyées les 2 à 19h) m'a retourné par mail à 20h34 : - "Il n'y a pas que Deauville en France. La comparaison est raccourcie avec la France ..." 

Certes mais je rappelle les chiffres de 2014 (présentés dans une newsletter antérieure) :

 

Deauville n'est pas la France mais est un bon exemple de région pour montrer comment on traîte une population et les touristes en France...

Par ailleurs, vers 18h hier, mon coiffeur me disait : - "Amsterdam est un ville chère (il est vrai que je parlais de la région d'Eindhoven)... Il y a beaucoup moins de monde à Deauville cette année... tous nos clients sont partis en Espagne et au Portugal".
-"Ah bon !"
-"Tout à fait par proximité et un juste rapport qualité prix des services..."

 

Il n'y a pas besoin d'être économiste pour constater que les bons petits gentils français se tirent en nombre. Que de simples vacances à faire ces valises, six moix peuvent faire l'affaire. Que ces chiffres de 2014 vont exploser si on ose nous les montrer.
Je peux également ajouter qu'aujourd'hui 11 millions d'euros quittent la France chaque jour. Que cet argent n'est plus depuis longtemps celui des riches, mais de bons gentils petits français qui préféraient payer leurs factures plutôt que risquer leurs réputations.

 

 

En ce sens, pour renchérir les écrits de Jour de Galop, bien-sûr que les hippodromes sans public doivent ouvrir gracieusement leurs portes (comme le font les casinos) : revoir le prix des consommations, limiter les queues, offrir des sièges… communiquer sur les paris. Aujourd'hui, c’est un leurre de vouloir accueillir un large public sans prévoir un accueil sans faille et des prix raisonnables.

 

Ces trois derniers mois, j’ai donc passé six semaines avec des personnes des générations Y et X. En premier lieu, ce sont de belles personnes, mais surtout elles ont compris très rapidement que la vie était de faire des choix pour vivre au mieux le temps présent, rien à voir avec nos tempéraments plus passionnés... Si cela ne leur convient pas, elles font le choix de changer de trottoir car c'est la vie !

 

 

Dans les mauvaises nouvelles,
observons le poids de la communication sur l'information :


L'importance du choix des mots 

Les selles mixtes sont pour beaucoup des selles inmontables pour le cheval comme pour le cavalier (quoique elles aient certainement tendance à évoluer)...

 

L'importance des partenaires !

La meilleure des selles, notamment pour les femmes, n'est  que 3ème.
D'ailleurs, elle est également 3ème des marchés de l'occasion qui se tiennent. La 1ère, oups !

 

SYNTHÈSE DE L'ETUDE DU MARCHÉ DE LA SELLE DE SPORT
ET DE LOISIR EN FRANCE
 

  CLIQUEZ ICI

 

 

De bonnes nouvelles extraites de l’excellent média Jour de Galop

1. Les activités équines de l’École vétérinaire d’Alfort transférées en Normandie

Jour de Galop : « La Région Normandie et le Département du Calvados ont obtenu le transfert à Goustranville (entre Caen et Deauville) des activités cliniques équines de l’école nationale vétérinaire d’Alfort. Ce campus équin accueillera à terme la totalité de la formation pratique équine de l’école. Des travaux d’un montant de plus de 10 millions d’euros vont être réalisés. Ils sont financés par la Région Normandie, le Département du Calvados, l’état, le Feder et le Fonds éperon. Le Cirale - EnvA, l’Anses, Labeo et l’Université de Caen-Normandie sont désormais les quatre sites de recherche équine dans la région. Hervé Morin (président de la Région Normandie), Ollivier Colin (vice-président du Département du Calvados) et Marc Gogny (directeur de l’Enva) ont déclaré : « La Normandie est la région du cheval par excellence ! (…) De par ses équipements et l‘expertise de ses équipes, Goustranville est un site unique au monde. ». Hervé Morin et Ollivier Colin ont précisé : « Les investissements que nous réalisons au Cirale vont conforter son leadership (…) Nous souhaitons développer des conditions optimales pour que les entreprises viennent s’implanter ici et créer, entre les territoires de Goustranville et de Saint-Contest, une "Silicon vallée du cheval". »

 

La création d’un campus équin.

Plus de 170 étudiants en 4e et 5e année de l’Enva viendront étudier tous les ans au Cirale. L’équipe d’enseignant-chercheurs et de vétérinaires sera renforcée. De nouveaux logements étudiants, une zone de vie et des locaux dédiés aux activités pédagogiques, cliniques et de recherche vont être construits. Les travaux sont estimés aujourd’hui à plus de trois millions d’euros. Ils seront en majeure partie financés par la Région Normandie et le Département du Calvados. Ce projet prolonge un partenariat entre les collectivités territoriales et l’Enva initié en 1998, à l’origine de la création du Cirale. Ces travaux permettront le développement des activités cliniques et diagnostiques, de recherche-enseignement autour des pathologies locomotrices et des causes de contre-performance. De nouveaux équipements, scanner et IRM, vont y être installés. La création d’une piste et d’une carrière permettra d’observer les chevaux de sport et de course en conditions réelles d’effort. Le coût du projet s’élève à 5,1 millions d’euros. Il est financé par la Région Normandie, le Département du Calvados, le Feder et le Fonds éperon. La fin de ce chantier est programmée pour le printemps 2017.

 

Création d’un centre de physiothérapie et rééducation fonctionnelle.

Grâce à ce centre équipé d’une piscine panoramique, les chercheurs de l’Enva vont pouvoir étudier les mouvements des chevaux en milieu aquatique et apporter des bases scientifiques aux pratiques professionnelles en plein essor aujourd’hui dans la prise en charge du cheval athlète. L’enseignement vétérinaire et professionnel dans ce domaine sera aussi développé.

Le coût du projet est estimé à 1,3 million d’euros et sera financé par la Région Normandie, le Département du Calvados, l’état (Fnadt) et le Fonds éperon.

 

Un laboratoire de recherche sur la lutte anti-dopage.

Toutes ces avancées majeures vont être renforcées par l’implantation, sur le site de Goustranville, de la partie expérimentale du Laboratoire de la Fédération nationale des courses hippiques qui y développera ses activités de recherche sur la lutte anti-dopage. Le début des travaux est programmé pour les prochaines semaines.

 

 

2. Un colloque pour une meilleure intégration des équidés dans la politique agricole

Les équidés sont des animaux de rente à caractère agricole. Ils sont légalement reconnus comme tels et les personnes qui travaillent dans le milieu ont un statut agricole. Et pourtant, cet état de fait est régulièrement remis en cause par la société civile et les entreprises de la filière cheval ne bénéficient que partiellement des dispositifs de la politique agricole. SAF agr’iDées, un think tank du monde agricole, a organisé le 2 juin 2016 une journée consacrée à la filière équine, intitulée « Mieux intégrer les équidés dans la politique agricole ».

 

D’animal de rente à animal de compagnie.

Patrick Ferrère, délégué général du think tank SAF-agriculteurs de France, a rappelé en ouverture du colloque : « Les équidés ont perdu une part de leur qualification d’animaux de rente pour celle d’animaux de compagnie. La consommation de la viande de cheval a par exemple énormément décliné au cours des cinquante dernières années. En 2014, 17.000 chevaux ont été abattus en france, contre 3,2 millions de gros bovins. L’union Européenne a entériné cette évolution dans certains de ses textes et décisions. Cela se retrouve dans le contenu de la politique agricole commune et dans les dispositions fiscales relatives aux équidés. Pourtant, les équidés sont profondément liés au monde agricole. Il y a l’histoire, mais il y a aussi la réalité du monde d’aujourd’hui. SAf agr'iDées, en sa qualité de laboratoire d’idées, s’est trouvé être un lieu adéquat pour rappeler la nécessité de mieux intégrer les équidés dans les dispositifs de la politique agricole. »

 

Dissocier éleveur professionnel et éleveur amateur ?

Thierry Sodoir, étalonnier, président du C.E.E.P.et du G.E.S.C.A., était le grand témoin de ce colloque. Il a expliqué : « Nous avons besoin des éleveurs qui n’ont qu’une ou deux juments. Ces gens-là font vivre notre filière. On se doit de les respecter, mais dans le même temps il est nécessaire de savoir qui sont les professionnels. Pour continuer dans la dynamique du mouvement agricole, il faut définir qui est agriculteur ou non. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut les exclure. »

Magali Bogaert, chargée de mission pour la FNCC, a précisé : « Le mot cheval est absent des règlements en faveur des agriculteurs dans le cadre de la politique agricole commune (…) On est dans le flou au niveau du premier pilier (…) Pour le deuxième pilier, c’est au cas par cas, en fonction des régions. »

Jean Lesne, polyculteuréleveur dans le nord de la France et ancien président des Haras nationaux, a précisé : « Nous avons besoin d’être représentés, les éleveurs équins ne sont pas suffisamment défendus (…) Les politiques doivent pouvoir faire la différence entre les vrais professionnels et les amateurs pour que les demandes de la filière puissent être prises en considération (…) Il faut aussi décloisonner le monde du cheval, sortir de l’entre soi (…) Nous devons être présents dans les instances, même au niveau local, en faisant par exemple partie du conseil municipal de sa commune. »

 

Introduction : cliquer ici

Table ronde 1 : « Les équidés, vie et réglementation agricole »  cliquer ici

Table ronde 2 : « La place de l’équidé dans l’activité agricole et sur le territoire », cliquer ici

Table ronde 3 : « Perspectives et ambitions pour la filière équine », cliquer ici

Intervention de Thierry Sodoir, étalonnier, Président du C.E.E.P. et du G.E.S.C.A., cliquer ici

Intervention de florence Méa : « La filière équine à l’horizon 2030 », cliquer ici

Conclusion, par Louis Romanet, cliquer ici

 

 

BLOG - articles

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Aides pédagogiques 

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Développper l’association "La relation cheval cavalier" fût l’occasion de rédiger de nombreux écrits :

 

L’origine de l’association, La modélisation de l’équitation en 18 apprentissages : « Pour le cavalier en recherche de perfectionnement dans l’intention de situer l’origine de ses problématiques ».

 

Une AIDE PEDAGOGIQUE gratuite

 

Le contrôle des fondamentaux « classiques » chez le débutant :

- 2 à 3 cours particuliers (1/2 h)

- 6 cours collectifs (1 h) – Téléchargement gratuit

 

 

Recommandés par « La relation cheval cavalier » (++)

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Stages recommandés « avec cheval et exceptionnellement sans »

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Stages recommandés « sans cheval »

Voici notre sélection de CENTRES EQUESTRES RECOMMANDES

 

Rappelez-vous toujours que de tenir à cheval est (très, trop) facile, mais que la pratique de l’équitation est une démarche d’écoute, d’ajustements de position et de répétitions JUSTES à organiser avec des personnes compétentes. Ce sont les raisons pour lesquelles il est important de choisir un centre équestre ou/et un enseignant en considérant une somme de critères, qui vous feront progresser grâce aux préliminaires de contrôle d’une position neutre (condition hautement facilitatrice pour découvrir l'indépendance des aides : vous obtenez en 10 minutes, ce dont on vous torture depuis 10 ans). Leurs explications et exercices seront simples (ce qui permet de comprendre et d'assimiler le cheminement), structurants et adaptés à votre niveau. Mais les inforations données pour l’ajustement de LA position seront déterminantes. Cela pourrait sembler une perte de temps pour certains, mais La position reste INCONTOURNABLE pour progresser…

 

 

Chevaux et poneys à vendre

C’est l’Homme qui fait le Cheval donc, si vous cherchez un cheval ou un poney à acheter, il semble profitable de contacter directement les valorisateurs de chevaux et poneys. Ces hommes et femmes sont sympas, pas forcement de véritables commerçants, mais des travailleurs qui savent de quoi ils parlent, c’est l’essentiel lorsque l’on souhaite investir.

 

 


Cette newsletter est une Tribune ouverte à tous, et sur tous les sujets, pour l’intérêt du Cheval et de ses passionnés. Pour me transmettre vos idées, cliquez ICI

 

 



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